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Enikő Szilágyi apparaît sur les scènes de Paris, Bruxelles et Budapest devant un public captivé. Hongroise de naissance, bilingue, elle a été l’héroïne de remarquables films roumains en même temps qu’elle s’est produite en hongrois dans les grandes salles de théâtre de sa Transylvanie natale avant de quitter sa patrie et de devenir citoyenne de l’Europe.
Un remontant bienvenu au sortir de l'hiver...
Pour nous faire oublier les rigueurs de l'hiver et nous offrir un petit remontant en ces beaux jours de printemps, rien de tel que de nous faire passer une soirée en compagnie de Mozart et Beethoven. Rien d'original, certes, mais voilà au moins deux valeurs sûres pour nous garantir a priori une soirée réussie. D'autant que le programme du concert, donné à l’Académie de Musique de Budapest, avait tout pour séduire: Ouverture des Noces de Figaro suivie du concerto pour piano en la majeur K488 (le 23ème) et, pour couronner le tout, la Symphonie Héroïque. Œuvres interprétées par l'Orchestre symphonique MÁV placé sous la baguette de Péter Csaba, avec Menahem Pressler en soliste dans le 23ème.
Journées „Beethoven à Buda”
S'il fréquenta assidûment en Hongrie le château de Martonvásár où résidait la famille Brunswick, Beethoven ne se rendit qu'une seule fois à Buda: le 7 mai 1800, pour y donner un concert au Théâtre du Château. Pour commémorer l'événement, la mairie du quartier (1er arrdt) organise chaque année des Journées „Beethoven à Buda”. Ce, depuis près de vingt ans. Avec cette année une série de dix concerts tenus tout le long de la première semaine de mai. Concerts et récitals associant musique instrumentale, musique de chambre, musique religieuse, symphonique et concertante qui se tiennent dans le quartier du Château. Volontairement placés dans un cadre intime et généralement joués sur instruments d'époque pour restituer l'ambiance d'origine. Avec une trouvaille inédite: une soirée d'adaptation-improvisation en jazz sur des thèmes du compositeur (plus ou moins heureuse, reconnaissons...) et, pour la première fois, un concours de composition.
Cette troupe, fondée en 1995, est exclusivement composée de danseurs en fauteuils roulant. Ils donnaient une représentation dimanche 29 avril, à 18 h, dans l'auditorium de l’Université d'Europe centrale. Plusieurs spectacles auront également lieux cette semaine.
Un jour après la réception de l’économiste-vedette à la Central European University, c’est l’institut français qui a rendu honneur au prix Nobel d’économie mercredi dernier. Grâce à la retranmission en direct dans plus de 15 pays autour du monde dont la Hongrie de sa conférence donnée depuis de l’École Normale Supérieure, les auditeurs ont pu suivre une présentation intéressante sur les inégalités qui s’inscrit dans une série de débats intellectuels, baptisée « Une certaine idée de l’Europe ». Comme son nom l’indique, le groupe d’étude géopolitique organisant l’évènement a voulu propager la vision sur l’Europe de chacun de ses intervenants dans le but de relancer la réflexion sur les idéaux européens.
Voilà une exposition à ne pas manquer tant la maîtrise de cet artiste est grande (époustouflante même), il parvient à nous dire aussi bien son émotion que son rire, la mort que la vie et même les « civilisations » et ce avec une maîtrise absolue quel que soit le support qu’il utilise, ce n’est pas une exposition, c’est à lui, tout seul, un festival qui fait se rencontrer la pierre gravée, le pastel, la peinture à l’huile et les collages.
Le rire, ses épigrammes peints posés en série et qui disent aussi la quiétude du rire : le sourire car son rire n’est pas bruyant, seulement illustration de jeux de mots ( en hongrois) illustrés avec maestria ; sa douleur se perçoit dans le « n’oubliez pas » de ce que furent nos guerres nationalistes, tant en peinture qu’en montages photographiques très dadaïstes, photos où la mort domine, quant à l’émotion, elle se fait vie par des personnages stylisés mais qui révèlent l’âge, le temps qui passe et même la dissolution de cette existence éparpillée et que l’on sent prête à renaître, se re-composer, même si la grisaille s’empare alors de l’œuvre telle un questionnement ; « se re-composer mais comment ?». Le doute, là, s’installe mais il reste dans « vivant ».
Le 10 mars dernier un concert exceptionnel a eu lieu Salle Bartók dans l’Institut de Musicologie de l’Académie des Sciences de Hongrie, au Château de Buda. Ce lieu mérite une attention particulière, puisqu’il s’agit de l’hôtel particulier de la famille Erdődy, grande famille d'aristocrates hongrois. Le bâtiment baroque, commandé par le comte György Erdődy, a été construit en 1750, sur les plans de l'architecte Máté Nöpauer, et achevé en 1796. Beethoven y séjournait souvent comme ami de la famille et il a dédié deux de ses trios à la Comtesse Erdődy. Au début du XXe siècle, le baron Hatvany-Deutsch, éminent mécène des arts a racheté l’hôtel et l'a fait reconstruire en style néo-baroque. Après la Seconde Guerre Mondiale, une école de musique a fonctionné dans ces locaux jusqu’à ce que le Conseil Municipal de Budapest décide d’y installer, en 1969, l'Institut d'Études Musicologiques de l'Académie des Sciences de Hongrie.
Alors qu’elle était invitée par la Fondation Cziffra, Hanna Kürthy, femme peintre du mouvement, se baladait en forêt de Chantilly, lorsque fut à la fois surprise et émerveillée par une cavalcade, un envol, dira-t-on, de chevaux.
Des dessins de chevaux, combien n’en a-t-on déjà vus ? D’ailleurs ne sont-ils présents dans les grottes datées de 15.000 ans avant notre ère (Lascaux), Vinci ne nous en fit-il de merveilleux croquis, Dürer des gravures sur bois étonnantes, Picasso et autres petits maîtres ou grands s’y sont – permettez l’expression – « attelés » .