Edito

Edito
Images noir et blanc, imaginaire haut en couleur ​​​​​​​Cette nouvelle année apporte son lot de tristes nouvelles, qui nous permettent toutefois d’aiguiser notre regard et de rappeler le souvenir d’immenses auteurs et autrices d’images qui ont marqué l’histoire culturelle de la Hongrie, mais aussi celle des relations franco-hongroises. Ce 7 février 2026, le réalisateur Béla Tarr fut enterré à quelques pas de la tombe de Miklós Jancsó dans le « Cimetière national » (Nemzeti Sírkert) de l’avenue Fiumei : les deux grands cinéastes hongrois, habitués de Cannes et ayant tous deux longuement séjourné en France, étaient unis par une maîtrise absolue des travellings à n’en plus finir et des chorégraphies mortifères en noir-et-blanc. Tarr est également celui par qui les textes « apocalyptiques » et « visionnaires », pour citer le comité Nobel, de l’auteur du Tango de Satan, László Krasznahorkai, ont pris forme et restent gravés dans notre mémoire pour nous hanter.

Cocorico - un club de loisirs pour enfants francophones

Cocorico
JFB : On ne pouvait trouver un nom plus « frenchy » que Cocorico. Qui a trouvé ce nom ? Florian Marx : Le nom s’est imposé assez naturellement. Nous cherchions quelque chose de simple, joyeux, immédiatement reconnaissable, et qui évoque à la fois la France et l’énergie de l’enfance. « Cocorico », c’est un mot que tous les enfants francophones connaissent, même les plus jeunes. Il évoque quelque chose de vivant, de spontané, et aussi une certaine fierté d’être francophone. C’était important pour nous que ce nom reflète l’esprit du projet : un espace où les enfants peuvent parler français naturellement, entre eux, dans un cadre vivant et stimulant.

Une nouvelle initiative en faveur de la culture française à Budapest !

Cercle Culture France Budapest
Michael Gomel, entrepreneur, ancien producteur de spectacles vivants au sein de Modjo Prod, et résident à Budapest depuis quelques années, a lancé il y a deux mois le Cercle Culture France Budapest, une initiative visant à proposer chaque semaine un événement culturel francophone à Budapest. 

Opéra de Budapest: une saison 2026-27 placée sous le signe des contes orientaux

Opera Budapest
​​​​​​​Pour sa 143ème saison, les programmateurs de l’Opéra de Budapest nous invitent à nous plonger dans le monde enchanté des contes d’Orient („Keleti éj szezon”, pris au sens large). Tout d’abord en nous annonçant douze premières ou créations. Pour commencer, son directeur Szilveszter Ókovács met l’accent sur le souvenir du compositeur Zoltán Kodály dont la pièce Háry János fut créée voici précisément cent ans sur cette même scène. Un opéra qui sera repris dans une toute nouvelle production faisant essentiellement intervenir des chanteurs issus des territoires voisins, symbolisant ainsi l’unité de la Nation. Pièce qui sera doublée d’un „Háry Jancsika” à destination des enfants (atelier Eiffel). De Kodály encore, également à l’Atelier Eiffel „Székely fonó (La fileuse sicule)”. Autre anniversaire qui sera célébré, les soixante-dix ans de la Révolution de 56, avec une nouvelle production totalement inédite „Le dernier discours de Kádár (Kádár utolsó beszéde)” agrémenté de la projection d’un film „Kádár lemeze” mettant en jeu János Kádár et Imre Nagy (atelier Eiffel). Pour le reste, pour nous en tenir au monde de l’Orient, Lacmé (évocation de l’Inde), Salomé, Pillango, Sardanapale (Liszt) donné en couple avec deux pièces totalement inédites de Debussy (cantates): „L’Enfant prodigue (A tékozló fiú)” et „La Demoiselle élue (Az üdvözült lány)” (en création mondiale). Autre création inédite. „Chrysantèmes ou la Mort de Liú (Turandot)” plaintes élégiaques inspirées de Puccini. Pour la Semaine sainte: „Passion” de Máté Bella jeune compositeur plusieurs fois primé.

Budapest Parcours : Retour 17 – Tihanyi 140

Tihanyi
Dix-sept ans plus tard, c’est avec un plaisir gigantesque que je retrouve le chemin de la Hongrie et ma plume de Budapest Parcours au JFB. Les choses prennent parfois du temps — la vie aussi. Celle de Lajos Tihanyi, commencée il y a 140 ans, a donné son nom à l’extraordinaire exposition qui s’est tenue durant trois mois à la Galerie nationale hongroise, installée depuis 1975 sur les collines du château de Buda. Arrivée à Budapest le jour de l’inauguration, je me suis gourmandée de ne pas me souvenir de ce peintre né en 1885. Et pour cause : aujourd’hui encensée, son œuvre est pourtant passée presque inaperçue de son vivant et le demeura longtemps après sa mort à Paris en 1938. Devant les 200 œuvres réunies — la plus grande exposition jamais consacrée à l’artiste — une question s’impose : pourquoi ?

Chiche ! Tentons l'audace

Chiche
C’est la première fois que je lis un livre de développement personnel. Je nage dans le bonheur, je dévore cette bande dessinée qui est captivante. L’autrice, Florence Servan Schreiber est une star du coaching et des séminaires d’entreprise ou elle a enseigné les techniques apprises à Palo Alto tels que la PNL (Programmation Neuro Linguistique) et l’EMDR (Eye Movement Desensitization).

La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

theâtre Montparnasse
C’est une pièce admirable à tous les points de vue ; l’écriture, la mise en scène inventive, le casting remarquable, les décors merveilleux, les costumes d’époque 1970, et une belle lumière. C’est une tragédie mais avec tellement de scènes drôles et comiques que l’on en oublie le dénouement malheureux, la mise à mort d’une femme de 35 ans, mère de deux petits enfants.