Edito

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Chères lectrices,  chers lecteurs, installez-vous confortablement, enlevez votre masque, c’est le moment idéal de (re)découvrir notre journal et son nouveau site internet. Feuilletez-le, plongez dans nos archives, vous trouverez au-delà d’un portail culturel et d’actualités franco-hongrois un large éventail de sujets à découvrir.

Hongrie : le „Haydneum”

Haydneum
Né en Autriche (à deux pas des plaines hongroises) et Autrichien dans l´âme (1), Joseph Haydn passa une grande partie de sa vie au service d´une famille princière hongroise, les Esterházy. Raison suffisante pour que les Hongrois le considèrent comme faisant un peu partie des leurs. Certes, c´est à Vienne qu´il finit ses jours et c´est à Vienne que furent créés ses deux chefs d´œuvre que sont les Saisons et la Création. Mais il n´en demeura pas moins sensible à la musique populaire hongroise (et tzigane) sur laquelle il nous a laissé de fort belles partitions. Et, inversement, ayant influencé les musiciens hongrois de son temps.

L’amour à toutes les époques !

Moliere
C’est sans doute par amour pour les œuvres de Molière, que Florence FAKHIMI eu l’idée de créer cette pièce. Lundi 04 octobre à 16 heures, à l’Institut Français de Budapest, se tenait l’avant-dernière représentation de la pièce de théâtre Un amour de Molière. Cette comédie, interprétée par la Compagnie Libre à nous, a su faire salle comble, à l’intérieur de laquelle fusaient les rires et les applaudissements !

Une coutume hongroise bien curieuse : le „Grand Galop national” („Nemzeti vágta”) qui se tient chaque année à Budapest

Nemzeti vágta
Les Hongrois ont eu en leur temps la réputation d´être de redoutables cavaliers. Souvenons-nous : „De sagittis Hungarorum, libera nos, Domine !”. Cinq siècles après leur lointain cousin Attila, leurs cavaliers semèrent la terreur en Europe, jusque dans le Sud de l´Italie et au fin fond de l´Aquitaine. Une de leurs tactiques favorites : simuler la fuite pour, chevauchant leur monture à l´envers, cribler leurs poursuivants de flèches. Rien ne les arrêtait et il fallut attendre l´intervention de l´empereur Otton pour mettre fin à leurs chevauchées, leur imposant une cuisante défaite près d´Augsbourg (955).

11ème journées du film francophone : une ode à la « plus belle langue du monde »

Filmnap
Après un festival en ligne en Avril dernier, l’Institut Français de Budapest commence sa rentrée culturelle avec le festival du Film Français (Frankofon Filmnapok). Du 14 au 19 septembre dernier se sont succédé une sélection d’œuvres cinématographiques hétéroclites dans trois salles obscures de la capitale hongroise puis du 22 au 26 dans une dizaine de villes de province. Par-delà une ouverture à la francophonie en terre magyare, cet évènement est l’occasion de mettre en avant les plus grands réalisateurs et acteurs français des cinquante dernières années depuis la Nouvelle Vague. 

A l´affiche de l´Opéra, deux œuvres inédites „Le Roi Étienne” et „Les ruines d´Athènes” de Beethoven

Ruines Athenes
C´est pour célébrer l´ouverture du Théâtre allemand de Pesth en 1812 que Beethoven composa ces deux pièces. Le théâtre, un cadeau de l´empereur François 1er aux Hongrois pour tempérer leur nationalisme naissant. Œuvres que Beethoven dédia bien volontiers à ses amis Magyars qu´il affectionnait particulièrement (1). Pratiquement jamais données, mis à part l´ouverture du Roi Etienne et la célèbre Marche (2) des Ruines d´Athènes.