Edito

Edito
Images noir et blanc, imaginaire haut en couleur ​​​​​​​Cette nouvelle année apporte son lot de tristes nouvelles, qui nous permettent toutefois d’aiguiser notre regard et de rappeler le souvenir d’immenses auteurs et autrices d’images qui ont marqué l’histoire culturelle de la Hongrie, mais aussi celle des relations franco-hongroises. Ce 7 février 2026, le réalisateur Béla Tarr fut enterré à quelques pas de la tombe de Miklós Jancsó dans le « Cimetière national » (Nemzeti Sírkert) de l’avenue Fiumei : les deux grands cinéastes hongrois, habitués de Cannes et ayant tous deux longuement séjourné en France, étaient unis par une maîtrise absolue des travellings à n’en plus finir et des chorégraphies mortifères en noir-et-blanc. Tarr est également celui par qui les textes « apocalyptiques » et « visionnaires », pour citer le comité Nobel, de l’auteur du Tango de Satan, László Krasznahorkai, ont pris forme et restent gravés dans notre mémoire pour nous hanter.

Un siècle et une Légion d’honneur

Judith Elkan
Le lendemain de son 100e anniversaire, Judith Elkan, rescapée de la Shoah, veuve de Lucien Hervé, photographe français d’origine hongroise, a reçu les insignes du chevalier de la Légion d’honneur des mains d’Agnès Troublé dite agnès b., styliste, galeriste, collectionneur d’art, mécène et amie fidèle de la famille Hervé à la fondation Le Corbusier à Paris.

Budapest Parcours : La cité-jardin de Wekerletelep, XIXᵉ arrondissement

wekerle
C’est une expérience forte que de revenir dans une ville longtemps habitée, de constater qu’elle a beaucoup changé — si ce n’est soi, en vérité. Lovée dans un bienveillant sentiment de légitimité, je me lance sur mes pas d’autrefois, avec l’exubérance assumée d’une adolescente. Fi de toute nostalgie ! Sans céder au « Souviens-toi », le soleil revenu m’a donné envie de revoir la cité-jardin de Wekerletelep. Bienvenue dans le XIXᵉ arrondissement, dans la commune de Kispest. Force est de reconnaître qu’il existe des lieux précieux où Budapest est restée la même…

Harald Feller, Enlevé à Budapest, prisonnier à Moscou, jugé à Berne

Harald Feller
Presque tout le monde, comme moi, connaît, au moins de nom, Carl Lutz. Jusque à la lecture de ce livre consacré à un autre diplomate suisse, j’ai cru qu’il était le seul à être intervenu en faveur des persécutés. Puis, sur le site de mon éditeur, Alphil, je découvre qu’un de ses collègues a agi dans le même sens humanitaire.

Journées du film francophone 2026

Journées du film francophone 2026
JFB : C’est à Budapest et dans plusieurs grandes villes de la Hongrie que débutent les Journées du film francophone. Au programme il y a beaucoup de films remarqués aux festivals de films célèbres de Cannes, à la Berlinale, ou au Festival de Toronto. Les films d’une grande diversité seront présentés du 4 au 14 mars. Comment avez-vous sélectionné les films et quel est le public que vous visez ? Matthieu Berton : La sélection repose d’abord sur un critère essentiel : la nouveauté. Tous les films présentés sont récents et, pour la grande majorité, inédits en Hongrie. Nous souhaitons offrir au public hongrois une véritable découverte, en présentant des œuvres qui ont marqué les grands festivals internationaux, comme le Festival de Cannes, la Berlinale ou le Festival international du film de Toronto.

Cocorico - un club de loisirs pour enfants francophones

Cocorico
JFB : On ne pouvait trouver un nom plus « frenchy » que Cocorico. Qui a trouvé ce nom ? Florian Marx : Le nom s’est imposé assez naturellement. Nous cherchions quelque chose de simple, joyeux, immédiatement reconnaissable, et qui évoque à la fois la France et l’énergie de l’enfance. « Cocorico », c’est un mot que tous les enfants francophones connaissent, même les plus jeunes. Il évoque quelque chose de vivant, de spontané, et aussi une certaine fierté d’être francophone. C’était important pour nous que ce nom reflète l’esprit du projet : un espace où les enfants peuvent parler français naturellement, entre eux, dans un cadre vivant et stimulant.