Edito

Edito
Images noir et blanc, imaginaire haut en couleur ​​​​​​​Cette nouvelle année apporte son lot de tristes nouvelles, qui nous permettent toutefois d’aiguiser notre regard et de rappeler le souvenir d’immenses auteurs et autrices d’images qui ont marqué l’histoire culturelle de la Hongrie, mais aussi celle des relations franco-hongroises. Ce 7 février 2026, le réalisateur Béla Tarr fut enterré à quelques pas de la tombe de Miklós Jancsó dans le « Cimetière national » (Nemzeti Sírkert) de l’avenue Fiumei : les deux grands cinéastes hongrois, habitués de Cannes et ayant tous deux longuement séjourné en France, étaient unis par une maîtrise absolue des travellings à n’en plus finir et des chorégraphies mortifères en noir-et-blanc. Tarr est également celui par qui les textes « apocalyptiques » et « visionnaires », pour citer le comité Nobel, de l’auteur du Tango de Satan, László Krasznahorkai, ont pris forme et restent gravés dans notre mémoire pour nous hanter.

Budapest Photo Festival : Women's Eyes

Women’s Eye
Depuis sa création en 2017, le Budapest Photo Festival est un rendez-vous immanquable pour les amateurs de photographie. Le festival présente un panel d’expositions en tout genre allant de la photographie hongroise à la photographie internationale. Cette année, il nous tient à cœur de mettre en avant une exposition en particulier présentée lors du festival “Women’s Eye”.

Budapest Parcours : L’inconnue du film de la grande arche

La Grande Arche
Le JFB s’est rendu à la rencontre de Laurence Cossé à la librairie Prélude. Invitée par l’Institut français, la romancière n’est pas si inconnue que cela : son livre La Grande Arche, publié il y a dix ans aux éditions Gallimard, vient d’être adapté au cinéma dans le film L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier, que le public francophone a, dans l’ensemble, salué. Auteure d’une douzaine d’ouvrages, également journaliste et productrice, elle affectionne les enquêtes approfondies qui nourrissent ses récits, souvent centrés sur l’histoire et le patrimoine. C’était aussi sa première visite en Hongrie.

Budapest Parcours : En mars quand il fait beau, prends un manteau — ou va au cinéma pour le festival francophone

Journées du film francophone
Comme chaque année en mars, la Francophonie est à l’honneur, et il y a franchement de quoi perdre son latin face aux choix cornéliens parmi la centaine d’événements organisés en Hongrie et particulièrement à l’Institut Français. Les miens seront faits de cinéma et de rencontres, dans le plaisir inouï de retrouver la langue de Molière. Pour le meilleur et pour le rire. Alors top chrono, 10 mn pour évoquer les 12 films visionnés dans mon marathon, avec une mention spéciale pour cette sélection mettant particulièrement les femmes à l’honneur.

Un siècle et une Légion d’honneur

Judith Elkan
Le lendemain de son 100e anniversaire, Judith Elkan, rescapée de la Shoah, veuve de Lucien Hervé, photographe français d’origine hongroise, a reçu les insignes du chevalier de la Légion d’honneur des mains d’Agnès Troublé dite agnès b., styliste, galeriste, collectionneur d’art, mécène et amie fidèle de la famille Hervé à la fondation Le Corbusier à Paris.