Archives de novembre 2007

Michel Barnier à Budapest

En déplacement à Budapest le 5 novembre dernier, l'actuel ministre de l'agriculture et de la pêche, M. Michel Barnier, s'est notamment entretenu avec son homologue hongrois, M. József Gráf, mais aussi des viticulteurs d’Etyek. L’OCM (Organisation Commune du Marché) viticole et l'avenir de la PAC (Politique Agricole Commune) figuraient au coeur des débats. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ancien ministre des affaires étrangères (poste qu’il a occupé en 2004-2005), a gardé de cette fonction et de ses enjeux un goût prononcé pour la diplomatie et la défense d'une certaine idée de l'Europe... et de la France ! Image retirée.

Jamais contents

  Les paysans hongrois râlent. Quelle belle preuve d’intégration européenne me direz-vous tant ce phénomène est courant dans les pays de l’Union. Lors de sa récente visite, M. Barnier, le ministre français de l’agriculture, a rappelé les trois principes fondateurs de la PAC : solidarité financière, unité du marché et préférence communautaire, mais dans la pratique ces principes sont plutôt malaisés à mettre en œuvre.

MSzP : le parcours du combattant

  Le Parti Socialiste hongrois ne parvient pas à redresser une image impopulaire due aux réformes et grandement entachée par l’affaire des mensonges électoraux. Alors que les rangs des parlementaires doutent du leadership du Premier ministre, le principal parti gouvernemental doit désormais faire face à l’idée de perdre ses alliés libéraux du SzDSz. Image retirée.

Le tourisme d’affaires à Budapest

Le marché du tourisme d’affaires englobe le marché des séminaires, des conventions, des événements d’entreprises, celui des voyages incentive et des congrès. Le marché des séminaires est un des seuls segments touristiques où l’offre crée la demande. Les entreprises recherchent constamment de nouveaux lieux. Selon le WTO, le marché des séminaires est la partie la plus dynamique du marché des services. Les résultats de ce secteur en Hongrie sont très encourageants, par contre l'infrastructure reste encore à développer.

Dispute à propos de la place Hunyadi

  Un conflit est né entre un collectif civil et la mairie du VIe arrondissement de Budapest à propos de la reconstruction du marché de la place Hunyadi. La reconstruction des alentours de la halle est un sujet de discussion depuis une bonne dizaine d’années, mais compte tenu de l’état dangereusement détérioré du bâtiment, construit au XIXè siècle, il est devenu très urgent de prendre les mesures nécessaires.

Toujours plus !

A l’heure où nous mettons sous presse, quelques heures nous séparent de l’ouverture d’un nouveau centre commercial à Budapest. Le Budapest Aréna Pláza se pose immédiatement en rival dangereux. Situé sur Kerepesi út, à quelques centaines de mètres de la gare Keleti, sur le site de l’ancien hippodrome dont il a conservé une tribune entièrement restaurée. Voici une petite visite guidée de ce qui est, aujourd’hui, le plus grand centre commercial en Hongrie avec 70 000 m2 de surface commerciale.

PEST, MON PETIT PARADIS

LE BILLET D’HUMEUR Pour un étranger comme le petit gars de Leeds* que j’ai rencontré dans un bar la semaine dernière, Pest, c’est le paradis. Rendez-vous compte la bière et les cigarettes sont données comparées à chez lui et pour la même paye, il a un appart grand comme le Ritz, des filles à la pelle et il peut fumer et boire à s’en faire péter toutes les artères. Pour lui c’est sûr, il n’en revient pas et jure de n’en jamais revenir, d’ailleurs. À moins que…

Le Beaujolais nouveau est arrivé !

Que ceux à qui l’évocation du Beaujolais nouveau laisse un sourire sur les lèvres (son éternelle saveur de banane, ses soirées parfois potaches et souvent très arrosées…) prennent le temps de reconsidérer leur jugement et réservent leur soirée du 15 novembre pour célébrer ce vin, et la douceur de vivre qui va avec, au restaurant Chez Daniel. Mais rassurez-vous, le menu conçu spécialement pour cette occasion restera à la carte durant un mois environ.

De 56 à plus de 600 membres, la Magyar Gárda se décuple

  Affrontant la polémique toujours présente, la Garde Hongroise du parti d’extrême droite Jobbik a saisi l’occasion des commémorations de la révolution de 1956 pour intégrer 600 membres de plus aux 56 premiers. Image retirée. Visiblement, la Garde Hongroise attire. Après le cérémonial formel de création de cette garde attachée au parti Jobbik qui a eu lieu fin août avec l’intégration symbolique de 56 membres, c’est plus de 600 membres qui ont été intronisés le 21 octobre près de la Place des Héros.

Commémorations de 1956 : les troubles ne faiblissent pas

Comme à chaque commémoration, les militants de droite défilent et les hooligans cassent. Plus d’un an après la divulgation de l’enregistrement révélant les mensonges du Premier ministre, les troubles à l’ordre public, limités mais constants, perturbent toujours la mémoire nationale.   «S’identifier à 1956, a dit le Président Sólyom, cela signifie s’identifier avec crédibilité, solidarité et confiance». Si la crédibilité est subjective et que la confiance ne manque certainement pas aux émeutiers, on peut affirmer qu’à l’occasion de cette commémoration, une fois encore, la solidarité nationale a clairement manqué.

L’affaire délicate du ministre des finances

Une vague d’indignations s’est faite sentir en Hongrie quand il s’est avéré que le ministre des finances, János Veres, avait été entre 1991 et 1993 l’un des deux gérants d’une société à responsabilité limitée nommée Bogát-Ferr, aujourd’hui accusée de fraude fiscale. Le parti d’opposition Fidesz (Alliance des Jeunes Démocrates) exige la démission du ministre. Selon la justice, la firme métallurgique Bogát-Ferr avait demandé la restitution de près de 55 millions de HUF de T.V.A entre 1991 et 1995 sur la base de factures fictives.

Manifestation des étudiants contre les droits de scolarité

Le 17 octobre, des milliers d’étudiants de plusieurs universités et écoles supé-rieures hongroises ont manifesté contre l’introduction des droits de scolarité. Organisée par le HÖOK (Hallgatói Önkormányzatok Országos Konferenciája : Conférence Nationale des Collectifs d’Étudiants), la manifestation, qui a pris la forme d’une retraite aux flambeaux, est partie de l’extrémité du pont Marguerite, côté Buda, pour s’achever au siège du ministère de l’enseignement, Szalay utca. La marche des étudiants, la dernière d’une série commencée à Szeged, avait pour but de faire modifier le système des droits de scolarité en vigueur.  

«Lex MOL»

  Image retirée.   La tournure critique prise par le duel entre OMVet MOL a contraint l'Etat hongrois d'intervenir en faveur de la plus grosse entreprise nationale. Ainsi, par le biais de la lex MOL, votée à une majorité renforcée et qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2008, le gouvernement souhaite mettre un obstacle aux tentatives d'appropriation des parts actuellement détenues par des investisseurs stratégiques hongrois.

Des tanks aux bottes

Tank, Malina Hedvig et Garde Hongroise sont les mots-clés de l’histoire du conflit actuel entre la Hongrie et la Slovaquie. Tour d’horizon des relations tendues entre les deux pays frontaliers. «Gyurcsány et Fico prennent un café ensemble à Lisbonne.» La relation actuelle entre la Hongrie et la Slovaquie est bien caractérisée par le fait que la rencontre entre les deux Premiers ministres lors du sommet européen fasse la une des journaux.

L’argent de l’Europe

«Fonds structurels, perspectives financières, aides régionales, contributeurs nets, chèque britannique …» tous ces mots du jargon communautaire nous sont familiers sans que l’on comprenne très bien ce qu’ils veulent dire précisément. Ils ont tous un point commun, ils sont liés à l’argent de l’Europe, un thème pas toujours transparent pour l’opinion publique, presque tabou. Risquons-nous à dresser un petit tableau des finances européennes. D’où vient l’argent qui rentre dans les caisses de Bruxelles ? Et où va-t-il ?   D’où vient l’argent ?

Banco !

Les vrais protagonistes du néocapitalisme hongrois sont devenus les banques de commerce. Dans leur stratégie de communication, elles soulignent le plaisir qu’elles ont à accorder des crédits à toute la population et saluent les épargnes de leurs clients qui, quant à eux, apprécient la diversification des services proposés, les crédits « de moins en moins chers » mais, surtout, le fait qu'elles ne s’adressent plus uniquement à la couche moyenne de la population et sont plus tolérantes en cas de non respect des délais. Comment inciter les gens à la consommation ?

Liens rom-pus

La fin de l’Orchestre Rajkó et de l’école Talentum ?   L’orchestre Rajkó pourrait bien cesser d’exister dès l’année prochaine. Le groupe de plus de vingt musiciens d’origine rom est actuellement la seule formation en Hongrie qui existe depuis 55 ans et qui dispose d’une école pour enseigner la musique et la danse tziganes. Cependant, l’État diminue chaque année la subvention qu’il leur accorde, ce qui rend désormais impossible leur fonctionnement. Cette année ils doivent encore donner des concerts en France et en Suisse. Le JFB a rencontré le leader du groupe, István Gerendási.  

Histoire d’argent

La culture c’est comme la confiture   De dîners en vernissages vous manquez parfois d’aplomb. Ingurgitez ces quelques noms et dates et usez avec parcimonie de votre culture toute fraîche.  Ils arborent une couronne ou une moustache, ont l’air très sérieux et ont tous joué un rôle dans l’Histoire de la Hongrie. Qui sont ces hommes qui s’affichent sur nos billets de banque ?

Imre Stumpf, l’élégance au féminin

Il y a quelques semaines, la maison de couture Imre Stumpf a organisé son premier grand défilé de mode au café du New York Palace, donnant le coup d’envoi à la collection automne - hiver 2007. L’entrée était réservée à des invités triés sur le volet, médusés devant ces créations. En effet, il est à peine croyable qu’Imre Stumpf ait créé sa maison de couture il y a tout juste neuf mois avec l’aide de ses associées. Ce défilé de mode, un véritable régal, était un voyage initiatique à travers le temps, entre la modernité et la nostalgie…