Opéra de Budapest: une saison 2026-27 placée sous le signe des contes orientaux

Opera Budapest
​​​​​​​Pour sa 143ème saison, les programmateurs de l’Opéra de Budapest nous invitent à nous plonger dans le monde enchanté des contes d’Orient („Keleti éj szezon”, pris au sens large). Tout d’abord en nous annonçant douze premières ou créations. Pour commencer, son directeur Szilveszter Ókovács met l’accent sur le souvenir du compositeur Zoltán Kodály dont la pièce Háry János fut créée voici précisément cent ans sur cette même scène. Un opéra qui sera repris dans une toute nouvelle production faisant essentiellement intervenir des chanteurs issus des territoires voisins, symbolisant ainsi l’unité de la Nation. Pièce qui sera doublée d’un „Háry Jancsika” à destination des enfants (atelier Eiffel). De Kodály encore, également à l’Atelier Eiffel „Székely fonó (La fileuse sicule)”. Autre anniversaire qui sera célébré, les soixante-dix ans de la Révolution de 56, avec une nouvelle production totalement inédite „Le dernier discours de Kádár (Kádár utolsó beszéde)” agrémenté de la projection d’un film „Kádár lemeze” mettant en jeu János Kádár et Imre Nagy (atelier Eiffel). Pour le reste, pour nous en tenir au monde de l’Orient, Lacmé (évocation de l’Inde), Salomé, Pillango, Sardanapale (Liszt) donné en couple avec deux pièces totalement inédites de Debussy (cantates): „L’Enfant prodigue (A tékozló fiú)” et „La Demoiselle élue (Az üdvözült lány)” (en création mondiale). Autre création inédite. „Chrysantèmes ou la Mort de Liú (Turandot)” plaintes élégiaques inspirées de Puccini. Pour la Semaine sainte: „Passion” de Máté Bella jeune compositeur plusieurs fois primé.

Budapest Parcours : Retour 17 – Tihanyi 140

Tihanyi
Dix-sept ans plus tard, c’est avec un plaisir gigantesque que je retrouve le chemin de la Hongrie et ma plume de Budapest Parcours au JFB. Les choses prennent parfois du temps — la vie aussi. Celle de Lajos Tihanyi, commencée il y a 140 ans, a donné son nom à l’extraordinaire exposition qui s’est tenue durant trois mois à la Galerie nationale hongroise, installée depuis 1975 sur les collines du château de Buda. Arrivée à Budapest le jour de l’inauguration, je me suis gourmandée de ne pas me souvenir de ce peintre né en 1885. Et pour cause : aujourd’hui encensée, son œuvre est pourtant passée presque inaperçue de son vivant et le demeura longtemps après sa mort à Paris en 1938. Devant les 200 œuvres réunies — la plus grande exposition jamais consacrée à l’artiste — une question s’impose : pourquoi ?

Chiche ! Tentons l'audace

Chiche
C’est la première fois que je lis un livre de développement personnel. Je nage dans le bonheur, je dévore cette bande dessinée qui est captivante. L’autrice, Florence Servan Schreiber est une star du coaching et des séminaires d’entreprise ou elle a enseigné les techniques apprises à Palo Alto tels que la PNL (Programmation Neuro Linguistique) et l’EMDR (Eye Movement Desensitization).

La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

theâtre Montparnasse
C’est une pièce admirable à tous les points de vue ; l’écriture, la mise en scène inventive, le casting remarquable, les décors merveilleux, les costumes d’époque 1970, et une belle lumière. C’est une tragédie mais avec tellement de scènes drôles et comiques que l’on en oublie le dénouement malheureux, la mise à mort d’une femme de 35 ans, mère de deux petits enfants.

Idées cadeaux au pied du sapin - Pour les amateurs de musique

Helmut Deutsch
La première idée, qui est un cadeau tout à fait exceptionnel, nous conduit chez nos voisins, à Vienne. Il y a un musicien qui est né le 24 décembre, il y a exactement 80 ans, comme un cadeau de Noël. Ce grand pianiste, qui aurait pu sans aucun doute être reconnu comme concertiste, s'est délibérément orienté vers la musique de chambre et l'accompagnement au piano, et est depuis des années, voire des décennies, le partenaire reconnu des plus grands chanteurs de lieder. (En 2025, le concours de chant Helmut Deutsch a été organisé pour la 5ème fois.)

L'Avent au Wiener Konzerthaus

Wiener Konzerthaus
​​​​​​​Je ne suis probablement pas le seul à associer la musique aux préparatifs de Noël. Chez moi, elle est presque toujours présente, et je vais très souvent assister à des concerts qui s'annoncent passionnants. Et bien sûr, je suis également attentif à la programmation des salles de concert et des opéras situés à proximité : certains spectacles me poussent à prendre le train.

Le Konzerthaus de Vienne et moi

Konzerthaus
J'y suis arrivée par pur hasard. Je rêvais du Musikverein depuis des années : je voulais voir son magnifique intérieur doré, le « sanctuaire » de l'Orchestre philharmonique de Vienne, le lieu de tant de concerts que j'avais vus à la télévision. Mais cela ne s'est jamais concrétisé. J'en étais pourtant à deux reprises à portée de main, sans succès.

Premier Novembre : le Requiem de Jean Gilles (1704) en l’église Saint Michel de Budapest

Requiem
​​​​​​​En ce jour de la Toussaint, l’occasion nous est donnée d’entendre un peu partout des Requiem ou Messes des Morts. Cette année, Budapest n’était pas en reste avec la programmation de trois Requiem inédits, de Jean Gilles (église St Michel) ou encore de Michael Haydn et de Salieri (Palais des Arts), sans compter Mozart et Gabriel Fauré programmés le lendemain. Ne pouvant assister à tous, notre choix s’est porté sur la Messe des Morts que le Français Jean Gilles composa en 1704. Tout d’abord s’agissant d’un compatriote et surtout d’une œuvre, contrairement aux deux autres, jusqu’ici jamais entendue.

Un tableau de famille part aux enchères

un tableau de famille part aux enchères
Les temps sont durs ! Les échelles de valeurs changent. Les enfants ne sont plus intéressés par des objets que leurs parents et grands-parents tenaient en haute valeur. Ceux qui ont passé le demi-siècle le savent bien : nos collections de timbres, nos tapis persans, nos livres reliés, nos tableaux de famille n’ont plus la même valeur affective, ni la même valeur commerciale.