Edito

» Représenter l’irreprésentable «

Quand la chronique du cinéma est à la une

Chères lectrices, chers lecteurs,

Cette année, la grande révélation au Festival de Cannes - c'était un film hongrois, Le Fils de Saul, le film de László Nemes qui a remporté  le Grand Prix du Festival ainsi que le prestigieux prix FIPRESCI des critiques de cinéma.

Le film représente un chapitre mal connu de l’horreur des camps de concentration – et cela par un approche unique dans la représentation de l’Holocauste au cinéma. C’est un jeune réalisateur qui a passé la moitié de sa vie en France, mais retourne en Hongrie pour raconter l’extermination des Juifs Hongrois, dans un nouveau langage cinématographique elliptique et centré sur les visages.

Elle parcourt l'Europe contre Crohn

Trois fleuves (Loire, Rhin, Danube), dix pays et soixante bornes par jour. Julie Bontemps, cadre commerciale, a décidé d’enfourcher sa bicyclette jusqu’au bout de l’EuroVelo6. Objectif : réunir un maximum de fonds et booster la recherche scientifique face à cette affection du système digestif qui touche près de 60 000 personnes en France dont son frère. Et profiter du paysage. Bien entendu !

Le livre en fête à Budapest...

non, le livre est encore bien vivant sur les rives du Danube!

Décidément, le printemps et l’été siéent tout particulèrement à Budapest: soleil assuré, terrasses bondées, défilé ininterrompu de touristes et jolies filles sur le Corso. Bref, le Nirvẫna. Au prix d’une forte chaleur, certes, mais tempérée par une légère bise bienvenue, véhiculée par le Danube. Et puis, c’est l’époque des animations diverses dont Budapest regorge: marchés d’artisans, fêtes de la palinka, goulache-parties, festivals de musique, etc.

Promouvoir les complémentarités entre les diverses composantes

Un entretien avec Philippe Gustin

Un des avantages incontestés du métier de journaliste est l’opportunité qu’il offre de pouvoir se faire expliquer certains problèmes selon une perspective innovante. Profitant du récent passage de Philippe Gustin à Budapest, j’ai donc tenu à reprendre ma plume pour vous présenter ce spécialiste reconnu de la septième circonscription des Français de l’étranger : il connaît cette région, la fréquente régulièrement, l’aime et en parle les langues. Instituteur devenu énarque à la force du stylo, Préfet, personnalité politique de premier plan, il occupe et occupa de nombreux postes-clefs dans la haute fonction publique. Dès 1980, dans la RFA de l'époque, pour une meilleure coopération pédagogique franco-allemande, il fut un des piliers de l’école française de Budapest de 1988 à 1994, et, en tant que tel, l’un des pères de ce qui est devenu aujourd’hui le Lycée français de Budapest. Attaché culturel en Autriche, il interrompit sa carrière à l’étranger pour rejoindre le ministre Luc Chatel, avant d’être nommé ambassadeur de France en Roumanie en 2012. Voici, pour ce qui nous concerne particulièrement…

Le prix de la Paille d’Or décerné à l’UFE Hongrie

L’association Oltalom, qui œuvre pour soutenir les nombreux sans-abri de Budapest, a décerné le mardi 26 mai, le prix de la Paille d’Or à l’UFE Hongrie, en récompense de son soutien sans faille au cours de ces dernières années. L’UFE Hongrie, association franco-hongroise des Français de l’étranger, affiliée à l’UFE Monde, organise chaque année un dîner gala de l’épiphanie au profit d’une association caritative. Des lots offerts par les entreprises sponsors font l’objet d’enchères muettes dont le profit est entièrement reversé à l’œuvre caritative sélectionnée. L’association Oltalom a été sélectionnée à plusieurs reprises bénéficiant ainsi de dons de plusieurs millions de forints, dons de plus en plus nécessaires du fait de la dégradation, en Hongrie comme dans le reste de l’Europe de la situation des moins favorisés.

Mémoire-Enclencheurs

L’exposition d’Anna Ádám à la Galerie TAT à Budapest

Avec une pluralité des techniques Anna Ádám revisite les images du passé et les mécanismes de la mémoire. A l’entrée de sa première exposition individuelle à Budapest c’est une jeune femme souriante qui nous a offert des madelaines. Nous sommes à la recherche de Proust, ou mieux, nous nous retrouvons dans l’univers de la Bibliothèque de Babel de Borges – comme l’a remarqué Eszter Kozma dans son discours qui inaugurait l'exposition.

Éva Vámos : Nous arrivons à la salle de l’exposition sur un tapis rouge, en réalité sur une robe-tapis qui habille une jeune femme. Ensuite une performance avec une chorégraphie surprenante accompagne tes images qui renouent la grande et la petite histoire. Quelle est la relation entre tes images et les performances ?

Les Saisons de Haydn au Palais des Arts de Budapest : Un pur délice !

Un concert récemment donné à Budapest sur instruments anciens nous a offert un moment de pur bonheur (1). Au programme Les Saisons de Haydn, interprétées par l’orchestre Orfeo et le choeur Purcell. Deux formations hongroises qui fêtent aujourd’hui leurs 25 ans.

Et pourtant... les interprétations de haut niveau de ce chef d’oeuvre ne manquent pas, qui ne nous en rendent que plus exigeants. Tels les enregistrements du jeune Karajan ou de Karl Böhm ou encore, sur instruments anciens, ceux de John Eliott Gardiner ou Nikolaus Harnoncourt, pour ne citer que ces quatre entre mille autres.

Iván Fischer ou... l’amour de l’Homme par la musique

Une belle leçon d’humanité et de tolérance

„L’amour de l’homme par la musique”: tel est le titre que j’avais un jour donné à un exposé consacré à Beethoven... Sans vouloir blesser la modestie d’Iván Fischer, voilà un titre que je reprendrais volontiers pour qualifier la démarche du chef hongrois. Ceci à propos d’un film-portrait qui lui est consacré, sorti récemment sur les écrans de Budapest (1). Un film qui donne la part belle à la musique, certes, mais qui ne devrait pas décourager les non mélomanes, car son message va bien au-delà.

Retour à l’Ithaque

Rencontre avec le réalisateur Laurent Cantet

Les journées du film francophone ont battu de nouveaux records de fréquentation au cinéma Uránia et à l’Institut Français à Budapest . Laurent Cantet, réalisateur français qui a remporté la Palme d’Or au Festival de Cannes, en 2008 est venu en Hongrie avec son nouveau film. Il a participé à la première de son film, Retour à l’Itaque . Son héros Amadeo revient après 16 ans d’exil à la Havane et lors des retrouvailles avec ses amis d’antan, des questions d’une actualité brulante se posent. Nous avons rencontré Laurent Cantet après la projection du film.

Exposition - #JeSuisCharlie#

A la suite des attentats qui au début du mois de janvier ont endeuillé la France et eu pour cible principale l’équipe du magazine satirique Charlie Hebdo, une mobilisation impressionnante a eu lieu en France et dans le monde pour manifester l’attachement de tous à des principes universels qui sont au fondement de la démocratie. Comme l’a rappelé M. Roland Galharague, Ambassadeur de France lors de la cérémonie d’hommage qui a eu lieu le 8 janvier sur le parvis de l’Institut français : „ (...) rien n’entamera notre attachement à la liberté, à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, à la liberté de conscience, à la liberté de religion. La liberté ne se divise pas, la liberté ne meurt pas, la liberté s’exerce.”

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