Edito

Chères lectrices, chers lecteurs,

Les vacances terminées, notre journal reprend ses activités pour vous informer des événements de la francophonie en Hongrie et au-delà de ses frontières.

Pour la rentrée de la vie culturelle, seront à la Une le cinéma et le théâtre, les arts plastiques, les actualités littéraire et musicale avec en particulier la présentation des programmes de l’Institut Français de Budapest et celle des expositions dans les grands musées et galeries de la ville.  Notons par exemple que la Galerie Nationale expose des œuvres de surréalistes français venues de la collection du Musée de Jérusalem. Nos journalistes ont vu des oeuvres de plasticiens contemporains exposées au même moment à la Galerie Budapest et en Belgique.

La rentrée à la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Hongroise

Rencontre avec Laurent Poiron, président de la CCIFH

JFB : A la rentrée la CCIFH prend un nouvel élan dans des locaux plus accueillants, plus professionnels. Quels sont les avantages de cette nouvelle localisation ?

Laurent Poiron : Suite à notre déménagement fin mai, au cœur du quartier d’affaires de Budapest, l’équipe de la CCIFH évolue désormais dans un environnement international au milieu de nombreuses entreprises françaises de renom. Grâce à ce nouvel aménagement et à l’agrandissement de ses bureaux, la Chambre peut étendre, entre autre, son service d’hébergement. En effet, quatre postes de travail sont disponibles afin d’accueillir des V.I.E et/ou des commerciaux affiliés à des entreprises françaises. Entourée d’une équipe qualifiée, bilingue et disponible, chaque entreprise bénéficiant de ce service pourra s’épanouir dans un environnement stable et professionnel.

Opération Portes ouvertes à l’Institut Français de Budapest

Entretien croisé avec Hervé Ferrage et Isabelle Farçat

  A la rentrée l’Institut Français de Budapest invite le public à  découvrir de nouveaux espaces accueillants dans le cadre de l’opération Portes ouvertes et un programme riche pour l’automne. Nous avons rencontré le directeur de l’Institut Hervé Ferrage et son adjointe Isabelle Farçat.

Ego sum captivus gallicus

Le centenaire d’André Lazar

C’est le titre d’un ouvrage d’André Lazar parlant des prisonniers de guerre français, évadés et accueillis en Hongrie. Nombreux sont les livres et les essaies de l’écrivain et historien littéraire dont le centenaire a été célébré et dans sa ville natale Biharnagybajom et au Musée littéraire Petőfi à Budapest. En France on connait ses publications signées André Lazar et en Hongrie signées par Bajomi Lázár Endre. Pour son oeuvre et pour les liens qu’il a créé entre la France et la Hongrie une décoration française, le Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres lui a été attribuée. Son livre Les Hongrois de la Résistance a été préfacé par Vercors en France, et L’espoir de Malraux est connu dans sa traduction en Hongrie.  De grands auteurs français ont été révélés grâce à ses adaptations. Des passages de Quenau traduits par Bajomi ont été récités par Judit Havas au Musée littéraire.

Après le beau discours de László Lakner du Musée Déri de Debrecen c’est le fils Iván Bajomi qui a pris la parole au Musée littéraire Petőfi, suivi de celui de László Lator et de ceux de ses amis Csaba Nagy et Claude Schkolnyk dont nous publions le témoignage émouvant.

Actualité de la méthode Kodály

« Que devons-nous faire ? Enseigner à l’école le chant et la musique de telle façon que l’enfant les considère comme une source de joie et non pas de peines, joie qui l’accompagnera durant toute sa vie, suscitant en lui la soif de musique. On ne peut pas saisir la musique par l’intellect, aussi ne doit-elle pas apparaître devant l’enfant comme une notation algébrique, comme une écriture chiffrée, un langage qui lui est indifférent. Il faut que nous préparions pour l’enfant la voie d’une perception directe et intuitive ».(1) Zoltán Kodály

La méthode de Zoltán Kodály (1882-1967) continue à être enseignée dès le plus jeune âge en Hongrie, et ce depuis plus de six décennies. Unique au monde, ce procédé explique en partie l’excellence de nombreux musiciens issus de ce pays, mais aussi la culture musicale particulière des Hongrois. Il nous a semblé utile de revenir sur les origines, la philosophie, la technique et la portée de cet enseignement qui n’a suscité que de rares ouvrages approfondis en France, et qui reste encore peu diffusé dans les pays francophones.

A Paris, que faut-il pour que les tomates rougissent ? La Tour Eiffel bien sûr !

 Les tomates poussent à l’ombre de la Tour Eiffel. Vous ne me croyez pas ? Si, si. Je vous le garantis. Je les ai vu et je les ai même goutées. Ainsi que les haricots verts, les fraises, les framboises, les figues, les capucines ou la mertensia maritima (une petite plante aux feuilles qui ont un délicieux goût iodé, c’est comme manger une huître végétale). Il y a aussi des pommes et des poires mais elles n’étaient pas encore mûres.

Volutes de mots

 Comme par magie, des volutes de métal, des reflets de mots, de phrases comme en ombres chinoises par un jeu de lumière d’un unique spot sur un mur. Un choc visuel, une émotion soulevée en moi par un je ne sais quoi comme seuls une œuvre ou un artiste peuvent le faire. Cela ne s’explique pas. Et là, face aux œuvres de Fred Eerdekens, quelque chose en moi a vibré. C’est intrigant, étonnant. Je tournais et retournais la tête autour des ces rubans de métal sans comprendre comment ils pouvaient projeter leur ombre lisible sur ce mur dénudé. 

La France en Hongrie

Lundi 7 juillet 2014, Mme Jeanne Dubard-Kajtár a reçu de M. Roland Galharague, Ambassadeur de France en Hongrie les insignes de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur en présence de diverses personnalités dont M. János Martonyi, Ministre hongrois des Affaires étrangères. Après que M. Galharague ait résumé la carrière de Mme Dubard-Kajtár et souligné son engagement au service des Français de l’étranger et du commerce extérieur de la France, celle-ci a prononcé, avec une grande émotion, quelques mots, très touchants, sur l’importance du bénévolat et du service envers les autres, tout en remerciant tous ceux et celles qui avaient été et sont encore à ses côtés, tant sur le plan personnel, que professionnel. Actuellement Avocate fiscaliste chez Deloitte Hongrie, Conseiller consulaire, Présidente de l’UFE Hongrie et Conseiller du commerce extérieur de la France, Mme Dubard a affirmé sa volonté de poursuivre son action au service de tous et de consacrer à chacun le plus de temps possible.

Elections consulaires 2014

Pour la première fois à partir du 14 mai 2014 par Internet  et le 25 mai en personne les Français de l’Etranger vont pouvoir élire, pour six ans, leurs Conseillers consulaires. Sur les 443 Conseillers consulaires élus, trois le seront pour la circonscription de Hongrie. Ces Conseillers,  en plus de leur fonction de relais des Français établis dans leur circonscription, seront aussi grands électeurs pour l’élection des Sénateurs des Français de l’étranger et des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Nous vous présentons ici les trois listes candidates : Conseiller consulaire, votre Relais citoyen en Hongrie (avec le soutien de l’UMP), Français du Monde en Hongrie avec le soutien de l'ADFE et de l'Assemblée Citoyenne de Budapest et l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger.

La censure et l’autocensure dans le monde

Rencontre avec les historiens François Cadilhon et Philippe Chassaigne au colloque international de Bordeaux.

L’histoire de la censure est étroitement liée à l’histoire des livres, de la presse, mais couvre l’ensemble de la production culturelle y compris le cinéma. En Hongrie, c’est au siècle des Lumières qu’un texte emblématique sur la censure fut édité en latin dont l’auteur, jacobin, Martinovics a gardé le secret jusqu’à son exécution.

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