Une école primaire bilingue francophone à Nyíregyháza en septembre 2020 : une première en Hongrie
Entretien avec Hugues Denisot, attaché de coopération linguistique et éducative
JFB : Quelle place a occupé ce projet de section primaire bilingue francophone dans votre action au sein du Service de coopération et d’action culturelle ?
H. D. : Je tiens à dire que je n’ai pas focalisé mon action sur un credo unique axé sur les sections bilingues. Quand je suis arrivé, il y a quatre ans, je n’avais pas d’idée préconçue. La réflexion générale en matière de politique linguistique portait sur l’enseignement du français Langue 2, sur les sections bilingues des lycées, ainsi que sur le soutien aux écoles qui proposent le français Langue 1 à l’école primaire. Les sections bilingues étaient entrées dans une phase de labellisation qui avait été lancée par la collègue qui m’avait précédé. J’ai donc continué à œuvrer dans ce sens si bien qu’actuellement neuf sections bilingues possèdent le LabelFrancEducation. Il était important d’entretenir et de confirmer l’intérêt porté aux sections bilingues mais il était tout aussi important de soutenir l’enseignement du français LV1, LV2 voire LV3. Notre action est souvent liée à celle des enseignants eux-mêmes, le dynamisme, l’implication d’un enseignant, d’une équipe nous obligent à être présents à leur côté quel que soit le contexte d’enseignement.
JFB : Quelle place a occupé ce projet de section primaire bilingue francophone dans votre action au sein du Service de coopération et d’action culturelle ?
H. D. : Je tiens à dire que je n’ai pas focalisé mon action sur un credo unique axé sur les sections bilingues. Quand je suis arrivé, il y a quatre ans, je n’avais pas d’idée préconçue. La réflexion générale en matière de politique linguistique portait sur l’enseignement du français Langue 2, sur les sections bilingues des lycées, ainsi que sur le soutien aux écoles qui proposent le français Langue 1 à l’école primaire. Les sections bilingues étaient entrées dans une phase de labellisation qui avait été lancée par la collègue qui m’avait précédé. J’ai donc continué à œuvrer dans ce sens si bien qu’actuellement neuf sections bilingues possèdent le LabelFrancEducation. Il était important d’entretenir et de confirmer l’intérêt porté aux sections bilingues mais il était tout aussi important de soutenir l’enseignement du français LV1, LV2 voire LV3. Notre action est souvent liée à celle des enseignants eux-mêmes, le dynamisme, l’implication d’un enseignant, d’une équipe nous obligent à être présents à leur côté quel que soit le contexte d’enseignement.
Concert de la Toussaint au Palais des Arts (Müpa)
Si vous me demandiez ce qu’il y a de commun entre Franz Schubert et Gaetano Donizetti, je serais bien en peine de vous répondre, sinon qu´ils furent tous deux nés la même année (1797). Avec cette différence que le second survécut vingt ans au premier. Et pourtant, deux compositeurs associés dans un même concert en cette soirée de la Toussaint. De plus, avec deux œuvres de caractères a priori foncièrement différents : une symphonie du premier et le Requiem du second. Pour combler le tout, agréable cerise sur le gâteau, des œuvres dirigées par une jeune femme, au demeurant charmante, l´Italienne Speranza Scappucci (46 ans).
A supposer qu´ils avaient alors à peine 20 ans, les combattants de 1956 ont aujourd’hui plus de 80 ans… Des journées qui, pour la grande majorité, relèvent donc davantage des manuels d´Histoire que du souvenir… Comment ces nouvelles générations abordent-elles cette période ? Difficile à dire...
Savez-vous qui étaient les „Kiptchaks” ? A ma honte, j´avoue personnellement l´avoir ignoré jusqu’ici… Jusqu´au jour où, assistant récemment à Bakou au Conseil turcique (Conseil des États turcophones), le Premier ministre hongrois a transmis aux membres présents le „salut de leurs frères kiptchaks de Budapest”. Était-ce de l´humour ou, plus vraisemblable, était-ce à demi sérieux ? En tous les cas, voilà qui prête à sourire et, comme l´on pourra aisément l´imaginer, fait ici l´objet de plaisanteries diverses, du moins chez les mauvais esprits.
Une immersion (distrayante) dans la Hongrie profonde à laquelle nous convie Joël Le Pavous
En voilà qui pourrait en faire rougir plus d´un d´envie : arrivé depuis six ans à peine en Hongrie, ne sachant alors pratiquement pas un mot de hongrois, notre ami parle aujourd´hui couramment cette langue, pourtant réputée ardue, et ce sans accent. Mais ce n´est pas tout, également doté d´un talent de rédacteur évident. A croire que des bonnes fées se sont penchées sur son berceau là-haut, dans sa Savoie natale… Nous avons nommé Joël Le Pavous, jeune journaliste free-lance établi à Budapest.
C’est par un incontournable français concocté dans la clandestinité sous l’Occupation (« Les Enfants Du Paradis » de Marcel Carné, Jacques Prévert, Joseph Kozma et Alexandre Trauner) suivi d’une coproduction franco-magyare (« Les Héritières » de Márta Mészáros avec une somptueuse Isabelle Huppert) que le marathon des films classiques s’est ouvert le 4 septembre à Budapest. Le lendemain, nostalgiques et amateurs du septième art hexagonal ont pu découvrir la version restaurée des « Parapluies de Cherbourg », chef-d’oeuvre de Jacques Demy, plus de 50 ans après sa sortie en salles.
A peine rentrés d´une tournée chaleureusement accueillie aux Etats-Unis, en passant par Copenhague et Merano, les membres de l´Orchestre du Festival de Budapest (BFZ) n´ont gère pris le temps de souffler. Pour se lancer dans la campagne hongroise et y donner une série de concerts gratuits dans le cadre d´une semaine dite „des Communautés” (1). Rien de nouveau, à vrai dire, car c´est là une habitude prise depuis maintenant cinq années. Non pas l´Orchestre au grand complet, certes, mais presque, avec sa formation de chambre, soit soixante musiciens qui, d´Est en Ouest, du Nord au Sud, auront sillonné le pays.
A peine retombées les fusées du feu d´artifice, au demeurant splendide, donné à Budapest en cette soirée du 20 août qu´un tout autre évènement, bien triste, celui-ci, allait être commémoré : dans la nuit du 20 au 21 août 1968, 200 000 hommes des troupes du Pacte de Varsovie accompagnant 2 000 blindés (1) envahissaient la Tchécoslovaquie, mettant brutalement fin au Printemps de Prague. On connaît la suite avec la destitution de Dubček (convoqué à Moscou) et l´immolation du jeune étudiant Jan Palack (20 ans) qui frappa le monde de stupeur.
Tenue du „Pique-nique paneuropéen”
Ce lundi 19 août, Angela Merkel s´est rendue à Sopron, ville hongroise proche de la frontière autrichienne, pour célébrer avec le Premier ministre hongrois le 30ème anniversaire du „Pique-nique paneuropéen” qui avait amorcé la chute du rideau de fer. Non sans avoir exprimé à nouveau la reconnaissasnce du peuple allemand envers le peuple hongrois pour avoir ainsi ouvert la voie au passage à l´Ouest de plusieurs milliers de ressortissants (vacanciers) de la RDA réfugiés en Hongrie.