JFB
1956 : 63 ans déjà…
A supposer qu´ils avaient alors à peine 20 ans, les combattants de 1956 ont aujourd’hui plus de 80 ans… Des journées qui, pour la grande majorité, relèvent donc davantage des manuels d´Histoire que du souvenir… Comment ces nouvelles générations abordent-elles cette période ? Difficile à dire...
Savez-vous qui étaient les „Kiptchaks” ? A ma honte, j´avoue personnellement l´avoir ignoré jusqu’ici… Jusqu´au jour où, assistant récemment à Bakou au Conseil turcique (Conseil des États turcophones), le Premier ministre hongrois a transmis aux membres présents le „salut de leurs frères kiptchaks de Budapest”. Était-ce de l´humour ou, plus vraisemblable, était-ce à demi sérieux ? En tous les cas, voilà qui prête à sourire et, comme l´on pourra aisément l´imaginer, fait ici l´objet de plaisanteries diverses, du moins chez les mauvais esprits.
C’est par un incontournable français concocté dans la clandestinité sous l’Occupation (« Les Enfants Du Paradis » de Marcel Carné, Jacques Prévert, Joseph Kozma et Alexandre Trauner) suivi d’une coproduction franco-magyare (« Les Héritières » de Márta Mészáros avec une somptueuse Isabelle Huppert) que le marathon des films classiques s’est ouvert le 4 septembre à Budapest. Le lendemain, nostalgiques et amateurs du septième art hexagonal ont pu découvrir la version restaurée des « Parapluies de Cherbourg », chef-d’oeuvre de Jacques Demy, plus de 50 ans après sa sortie en salles.
A peine rentrés d´une tournée chaleureusement accueillie aux Etats-Unis, en passant par Copenhague et Merano, les membres de l´Orchestre du Festival de Budapest (BFZ) n´ont gère pris le temps de souffler. Pour se lancer dans la campagne hongroise et y donner une série de concerts gratuits dans le cadre d´une semaine dite „des Communautés” (1). Rien de nouveau, à vrai dire, car c´est là une habitude prise depuis maintenant cinq années. Non pas l´Orchestre au grand complet, certes, mais presque, avec sa formation de chambre, soit soixante musiciens qui, d´Est en Ouest, du Nord au Sud, auront sillonné le pays.
Le 20 août, les Hongrois vont célébrer leur fête nationale. Le temps fort de l´année, agrémenté de nombreuses manifestations ponctuées par un feu d´artifice tiré des ponts du Danube. Pourquoi cette date ? Elle correspond à la fête de Saint Etienne, premier roi de Hongrie.
Cela avait débuté par la „Fête de la Musique” instaurée en 1982 par Jack Lang. Manifestation qui se prolonge jusque dans la nuit, sa date, 21 juin, correspondant au solstice d´été. Une initiative d´emblée couronnée de succès au point qu´elle a été depuis reprise dans 120 pays. Puis ce fut, également sur une initiative venue de France, la „Nuit des Musées”, rebaptisée depuis en „Nuit européenne des Musées”. A partir de là, toutes sortes de „Nuits” thématiques florissent un peu partout, au gré des imaginations. Bref, une mode qui semble faire un tabac.
Le Musée d’Art contemporain de Budapest accueille du 12 Juillet au 15 Septembre, la première grande rétrospective de l’œuvre de l’artiste hongrois Tamás Király (1952-2013).
Pour marquer la fête nationale française, l’Institut français de Budapest a convié les Budapestois et Budapestoises à un bal ce vendredi, à la veille du 14 juillet. Le directeur de l’Institut, Frédéric Rauser, et l’organisateur de l’événement, Florent Heridel, ont bien voulu s’adresser au JFB concernant cette tradition vieille de presque 20 ans à Budapest.