Archives de septembre 2008

L’Accord... unilatéral

La rupture de la gauche avec le SzDSz semble être consommée depuis le départ de cette dernière de la coalition gouvernementale courant mai. Son récent rejet du document intitulé L’Accord, proposé par le Premier ministre, Ferenc Gyurcsány, et sa volonté de mettre en place un gouvernement d’experts semblent entériner le divorce entre les deux frères ennemis. 

Wekerle: le quartier-paysage

Dans le XIXe arrondissement de Budapest, les habitants de “Wekerle”, un quartier résidentiel unique en Hongrie, fêtent les cents ans de ce qu’on peut appeler la concrétisation d’un rêve. Des architectes venus de tout le pays ont cherché à construire dans cette “colonie” (le quartier porte toujours le nom de “telep” en hongrois) les plus belles résidences d’Europe. Un pari réussi. 

Transports chaotiques

Cet automne, la capitale hongroise doit faire face à la plus difficile période de cette dernière décennie en matière de circulation. Les automobilistes devront affronter de nombreux embouteillages, conséquences des travaux de voiries entrepris en même temps sur différents axes de Budapest.    

La Géorgie vue de Hongrie

Rencontre avec le député SzDSz Matyás Eörsi   Mátyás Eörsi est rapporteur pour la Géorgie au Conseil de l'Europe. S’il ne fait aucun doute à ses yeux que la Russie est allée trop loin dans l’ingérence dans les affaires géorgiennes, son constat est encore plus amer sur les ambitions de l'Europe et sa capacité à faire entendre sa voix sur l'échiquier international.

Bons sentiments économiques ?

Le microcrédit et le commerce équitable sont des concepts qui font recette partout dans le monde y compris en Hongrie. Des structures favorisant l’octroi de prêts à taux faibles visant au développement de petites entreprises n’ayant pas accès au crédit bancaire ont été à l’étude en Hongrie bien avant d’être à la mode chez les bien-pensants. Il faut dire que ces idées ne sont pas vraiment nouvelles et que les Chinois inventèrent la tontine (et la baignoire) à une époque où nos ancêtres construisaient encore des dolmens.

Disque: Krétakör - Partika

Ceux qui croyaient jusque-là que Krétakör était le nom d’un groupe de musique constitué de jeunes talents protéiformes seront vite déçus après avoir pris ce disque – le premier et le dernier – en main. Car, selon la légende budapestoise (conquérant la ville, en général, comme un incendie), après une douzaine d’années d’existence, la troupe de théâtre qui porte ce nom parvient encore à surprendre certains spectateurs, étonnés que les musiciens qu’ils admirent sur scène, soient par ailleurs des acteurs brillants et dotés d’un répertoire allant de Büchner à Sorokine. Mais tout cela doit être conjugué au passé car le concepteur–metteur en scène de Krétakör, Árpád Schilling, a décidé de se laisser consumer par les flammes, et la troupe, finalement, s’est éteinte. Nous sommes après une longue série d’adieux, le public fidèle a eu sa dose de spectacles et de concerts. C’est la fin.

Patrimoine: Quartier juif

Nous avons évoqué dans ces colonnes le sort du quartier juif et les efforts menés pour sa sauvegarde par l’association hongroise ÓVÁS épaulée par l’association française Les mardis hongrois de Paris. Le 2 septembre dernier, plusieurs associations du quartier Erzsébetváros ont lancé un appel contre la démolition d’un immeuble dans la rue Nagy Diófa et le danger imminent de la destruction d'une vaste zone historique.

Expo: Keith Haring

Il était une fois un peintre qui ne voulait pas grandir. Il avait gardé à l’esprit le souvenir des caractères de la bande dessinée, des couleurs des dessins animés et de l’esprit révolutionnaire des graphitistes. Ainsi, après un passage par une école de graphisme commercial puis l'école des Arts visuels de New York, il s’éloigne du monde élitiste des galeries et devient avant tout connu dans le métro pour ses dessins rapides réalisés sur des espaces de publicité vides. Ce n’est qu’ensuite que le monde de l’art lui apportera sa reconnaissance. Keith Haring, l’enfant du Pop qui croyait pouvoir avoir 12 ans toute sa vie et qui est mort à l’âge de 32 ans en 1990, aurait fêté son 50e anniversaire cette année.

El Kazovszkij

Si vous souhaitez découvrir une oeuvre et un destin hors du commun, ces deux expositions sont faites pour vous. Elles rendent chacune hommage à El Kazowskij (1950-2008), peintre hongroise qui a laissé une oeuvre impressionnante à voir et à vivre. L’originalité de ces expositions tient à la personnalité de l’artiste. El Kazovszkij est née en Union soviétique mais est venue s’installer en Hongrie en 1965 après avoir décidé de quitter sa famille. C’est ainsi à Budapest qu’elle a achevé sa formation à l’École des Beaux-Arts.

Chronique du palais

de Natacha Guego   En ce mois de septembre, je vous propose de venir avec moi à la découverte des grands marchés de la capitale hongroise. Au fil de ces lignes, vous découvrirez mes commerçants préférés et ceux qui proposent les meilleurs produits, mais il faudra vous y rendre pour vous faire votre propre opinion. Alors prenez votre panier et allons-y !

Une décennie d’ouverture

10e anniversaire du Trafó Le Trafó doit son nom au bâtiment qui l'abrite et qui était auparavant un transformateur électrique. Et dans un sens, ce centre d’arts contemporains a maintenu vivante cette fonction de transformer, de changer continuellement son répertoire en suivant les tendances les plus innovantes et en influant sur son environnement à travers l’art. C’est ce qu’il pratique depuis 10 ans exactement, depuis septembre 1998. Le JFB a rencontré le fondateur et directeur de l’institution, György Szabó.

Ici ou ailleurs ?

Est-il toujours intéressant de s’implanter en Hongrie ? Si la plupart des grandes sociétés déjà implantées ne semblent pas regretter leur choix, tout en espérant certains changements, d’autres estiment que ce choix n’est pas meilleur que d’autres. Qu’en est-il exactement ?

VIVRE !

La psychologie du bonheur La rentrée, comme dans quelques mois la nouvelle année, est l’occasion de bonnes résolutions pour partir ou repartir du bon pied, se fixer quelques objectifs et se tenir au plus important d’entre eux : la “recherche du bonheur”, rien de moins.

Action-Réaction

Le Billet d'Humeur scolaire Chaque année c’est un peu la même chose et c’est trop injuste. Il semble que les grandes vacances ont à peine commencé que… revoilà la rentrée. Subrepticement, les jours raccourcissent et un sournois petit vent du nord rafraîchit les idées. «Déjà !», disent les enfants qui se croyaient libres éternellement. «Enfin !», soufflent discrètement les mamans.

Gestes Fransformateurs

Une forte proportion de productions venant de pays francophones n’est pas une nouveauté au Trafó – comme si les artistes anarchistes français ayant occupé le bâtiment pendant quelques mois au début des années 1990 y avaient laissé leur testament. Cette saison est également très riche en artistes qui, sans toutefois se servir de la matière verbale, représentent la francophonie. En voici un échantillon jusqu’en décembre.  

Concert

L’été est fini, mais l’on n’est pas obligé de renoncer aux distractions pour autant. Il n’y a qu’à promener son regard sur les programmes musicaux de Budapest pour s’en convaincre.  

Film

Le cinéma aussi fait sa rentrée et il y en a pour tous les goûts.   A commencer bien sûr par l’immanquable Disney de l’année: WALL-E, ce petit robot à qui l’humanité a confié la mission de nettoyer la terre après l’avoir désertée (on comprend pourquoi 700 ans plus tard la tâche ne soit pas achevée…).

Disque

Le violoncelliste peut-être le plus coté de ces dernières années, le Norvégien Truls Mørk, jalousait sans doute les pianistes qui ont l’opportunité de puiser à l’infini dans l’œuvre de Chopin, alors que les partitions pour instruments à cordes sont peu nombreuses.