L’Accord... unilatéral
La rupture de la gauche avec le SzDSz semble être consommée depuis le départ de cette dernière de la coalition gouvernementale courant mai. Son récent rejet du document intitulé L’Accord, proposé par le Premier ministre, Ferenc Gyurcsány, et sa volonté de mettre en place un gouvernement d’experts semblent entériner le divorce entre les deux frères ennemis.
Dans le XIXe arrondissement de Budapest, les habitants de “Wekerle”, un quartier résidentiel unique en Hongrie, fêtent les cents ans de ce qu’on peut appeler la concrétisation d’un rêve. Des architectes venus de tout le pays ont cherché à construire dans cette “colonie” (le quartier porte toujours le nom de “telep” en hongrois) les plus belles résidences d’Europe. Un pari réussi.
Cet automne, la capitale hongroise doit faire face à la plus difficile période de cette dernière décennie en matière de circulation. Les automobilistes devront affronter de nombreux embouteillages, conséquences des travaux de voiries entrepris en même temps sur différents axes de Budapest.
Le nouveau directeur de l'Institut français, 58 ans, décrit par petites touches son parcours jusqu'à Budapest. Curieux de ce pays, il évoque les grandes lignes de sa future mission.
Rencontre avec le député SzDSz Matyás Eörsi
Mátyás Eörsi est rapporteur pour la Géorgie au Conseil de l'Europe. S’il ne fait aucun doute à ses yeux que la Russie est allée trop loin dans l’ingérence dans les affaires géorgiennes, son constat est encore plus amer sur les ambitions de l'Europe et sa capacité à faire entendre sa voix sur l'échiquier international.
Comme il se doit, les professionnels du secteur, DTZ et Jones Lang LaSalle, sont optimistes. Selon DTZ il y a 1,5 million de m2 d’immobilier commercial en Hongrie dont 800 000 m2 sont situés à Budapest et en banlieue. D’ici le deuxième trimestre 2009 ces chiffres devraient augmenter de 50 %.
Depuis l’ouverture du marché libre en Hongrie, les enseignes de grande distribution et de discount internationales sont de plus en plus nombreuses à s’installer sur le territoire. Elles contrôlent aujourd’hui des parts de marché substantielles, entraînant la concurrence parfois désespérée des petits.
Le cinéma en fête
Didier Dutour nous dévoile les coulisses de la Moziünnep, la fête hongroise du cinéma, qui aura lieu du 25 au 28 septembre dans tout le pays.
Ceux qui croyaient jusque-là que Krétakör était le nom d’un groupe de musique constitué de jeunes talents protéiformes seront vite déçus après avoir pris ce disque – le premier et le dernier – en main. Car, selon la légende budapestoise (conquérant la ville, en général, comme un incendie), après une douzaine d’années d’existence, la troupe de théâtre qui porte ce nom parvient encore à surprendre certains spectateurs, étonnés que les musiciens qu’ils admirent sur scène, soient par ailleurs des acteurs brillants et dotés d’un répertoire allant de Büchner à Sorokine. Mais tout cela doit être conjugué au passé car le concepteur–metteur en scène de Krétakör, Árpád Schilling, a décidé de se laisser consumer par les flammes, et la troupe, finalement, s’est éteinte. Nous sommes après une longue série d’adieux, le public fidèle a eu sa dose de spectacles et de concerts. C’est la fin.
Nous avons évoqué dans ces colonnes le sort du quartier juif et les efforts menés pour sa sauvegarde par l’association hongroise ÓVÁS épaulée par l’association française Les mardis hongrois de Paris. Le 2 septembre dernier, plusieurs associations du quartier Erzsébetváros ont lancé un appel contre la démolition d’un immeuble dans la rue Nagy Diófa et le danger imminent de la destruction d'une vaste zone historique.
Il était une fois un peintre qui ne voulait pas grandir. Il avait gardé à l’esprit le souvenir des caractères de la bande dessinée, des couleurs des dessins animés et de l’esprit révolutionnaire des graphitistes. Ainsi, après un passage par une école de graphisme commercial puis l'école des Arts visuels de New York, il s’éloigne du monde élitiste des galeries et devient avant tout connu dans le métro pour ses dessins rapides réalisés sur des espaces de publicité vides. Ce n’est qu’ensuite que le monde de l’art lui apportera sa reconnaissance. Keith Haring, l’enfant du Pop qui croyait pouvoir avoir 12 ans toute sa vie et qui est mort à l’âge de 32 ans en 1990, aurait fêté son 50e anniversaire cette année.
de Natacha Guego
En ce mois de septembre, je vous propose de venir avec moi à la découverte des grands marchés de la capitale hongroise. Au fil de ces lignes, vous découvrirez mes commerçants préférés et ceux qui proposent les meilleurs produits, mais il faudra vous y rendre pour vous faire votre propre opinion. Alors prenez votre panier et allons-y !
10e anniversaire du Trafó
Le Trafó doit son nom au bâtiment qui l'abrite et qui était auparavant un transformateur électrique. Et dans un sens, ce centre d’arts contemporains a maintenu vivante cette fonction de transformer, de changer continuellement son répertoire en suivant les tendances les plus innovantes et en influant sur son environnement à travers l’art. C’est ce qu’il pratique depuis 10 ans exactement, depuis septembre 1998. Le JFB a rencontré le fondateur et directeur de l’institution, György Szabó.
Lors de sa visite en Inde en janvier dernier, le Premier ministre Ferenc Gyurcsány avait annoncé que le fabricant de pneumatiques indien, Apollo Tyres, envisageait d’ouvrir sa première usine européenne en Hongrie. C’est à Gyöngyös, ville située au nord-est de Budapest, que l’entreprise indienne aurait installé son centre régional.
Est-il toujours intéressant de s’implanter en Hongrie ? Si la plupart des grandes sociétés déjà implantées ne semblent pas regretter leur choix, tout en espérant certains changements, d’autres estiment que ce choix n’est pas meilleur que d’autres. Qu’en est-il exactement ?
Qui dit rentrée dit aussi retour aux affaires. Après avoir traversé l’été en douceur et sans vagues à signaler, la vie économique, et bien sûr politique, redémarre et se donne pour but d’atteindre les objectifs fixés pour la fin de l’année 2008.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage…
La psychologie du bonheur
La rentrée, comme dans quelques mois la nouvelle année, est l’occasion de bonnes résolutions pour partir ou repartir du bon pied, se fixer quelques objectifs et se tenir au plus important d’entre eux : la “recherche du bonheur”, rien de moins.
Les origines des Magyars
De plus en plus d’ouvrages faussement qualifiés de scientifiques cherchent à retracer l’ethnogenèse hongroise. Or, l’origine des Magyars n’est à ce jour toujours pas élucidée.
Budapest clin d’oeil
par Julie Marchais
«Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde», Gandhi.
Quelle chance inouïe, j’ai rencontré un homme qui correspond à cette citation.
Livre
«Les soirées étaient longues déjà ; elle regardait avec terreur vers la fenêtre, comme si l’hiver était assis devant le seuil, dans l’obscurité, comme si son haleine se figeait sur les carreaux verts, boursouflés.»
Le cinéma aussi fait sa rentrée et il y en a pour tous les goûts.
A commencer bien sûr par l’immanquable Disney de l’année: WALL-E, ce petit robot à qui l’humanité a confié la mission de nettoyer la terre après l’avoir désertée (on comprend pourquoi 700 ans plus tard la tâche ne soit pas achevée…).
Le violoncelliste peut-être le plus coté de ces dernières années, le Norvégien Truls Mørk, jalousait sans doute les pianistes qui ont l’opportunité de puiser à l’infini dans l’œuvre de Chopin, alors que les partitions pour instruments à cordes sont peu nombreuses.