Archives de mai 2008

Seconde mi-temps !

Six nouveaux ministres et trois nouveaux ministères. Tel est le remaniement du gouvernement hongrois. Des experts civils comme des fonctionnaires du MSZP ont été nommés ministres. Les plus grandes surprises : le licenciement de Mónika Lamperth (ministre du travail et des affaires sociales depuis 2002) et la nomination, en tant que ministre des collectivités locales, de István Gyenesei, représentant indépendant. Selon les analystes politiques, ce remaniement montre que le premier ministre Ferenc Gyurcsány s’évertue également à renforcer son influence au sein du parti socialiste.

Pécs à l’honneur en 2010

Pécs a été nommée «capitale européenne de la culture» pour l’année 2010 aux côtés des villes allemande et turque, Essen et Istanbul, par le Parlement européen. L’événement est de taille pour cette ville de 156 000 habitants environ, il l’est aussi pour la Hongrie toute entière qui pourra mettre en valeur un patrimoine culturel commun et contribuer au dialogue entre les citoyens européens. L’idée de la ville européenne de la culture, initiée par la ministre grecque de la culture Melina Mercouri en 1985, est bien celle de rapprocher les citoyens de l’UE par le biais de la culture, cette dernière contribuant par la même occasion à réaliser des projets économiques d’envergure.

Domino dominant

Depuis 1877, l’année où Tivadar Puskás inventa le premier central téléphonique, le secteur des télécommunications a connu, en Hongrie, des hauts et des bas. Depuis quelques années, ce secteur est l’un des plus dynamiques de l’économie hongroise et fait l’objet de nombreux investissements étrangers. Même si le gouvernement hongrois a tout fait pour favoriser une situation concurrentielle, le marché est toujours largement dominé par l’opérateur historique, Magyar Telekom et ses filiales, un groupe solidement contrôlé par Deutsche Telekom. Les ménages hongrois consacrent en moyenne 4 pourcent de leurs revenus aux services liés aux télécommunications.  

Le projet BIONETS

Vilmos Simon enseigne à l'université de technologie et d'économie de Budapest les techniques de la télécommunication (les lignes téléphoniques et les réseaux informatiques). Mais il est aussi chercheur et travaille sur l'optimalisation des systèmes de télécommunication. Il nous parle de sa participation au projet BIONETS financé par l'Union européenne qui rassemble 10 universités européennes et de grandes entreprises industrielles.  

Société “mobile”

La télécommunication est l’un des secteurs dominants en Hongrie tout comme dans les autres pays d’Europe de l’Est et centrale. Dans la région, et ce juste après les Slovènes, ce sont les Hongrois qui dépensent le plus pour leurs mobiles, soit environ 220 euros chaque année, selon un rapport autrichien. Cependant, cette somme est loin de la moyenne annuelle européenne qui est de 640 euros.

Le boom de l’Internet mobile en Hongrie

L’année 2007 aura marqué le début d’une nouvelle ère technologique: celle de l’Internet mobile en Hongrie, à savoir : surfer sur le web sur son téléphone portable à partir d’une clé USB ou d’une carte que l’on insère dans un PC. Avec plus de 400 000 utilisateurs en fin d’année, le marché a affiché une croissance de 73 pourcent par rapport à 2006. Les trois opérateurs (T-Mobile, Pannon et Vodafone) ont déjà beaucoup investi dans le développement de leurs services, mais pour l’instant l’accès aux réseaux à haut débit reste le privilège des habitants de la capitale et des grandes villes (environ 47 pourcent de la population hongroise).

Numéro un

L'Allemagne est le premier partenaire commercial de la Hongrie, le premier investisseur et le pays dont les produits bénéficient de la meilleure réputation. En plus des liens culturels, qui unissent les deux pays depuis l’époque où l’allemand était la langue officielle de l’empire austro-hongrois, cette situation est le fruit d’une volonté affichée des Allemands d’être non seulement des investisseurs mais aussi des partenaires dans le développement de l’économie hongroise. A ces facteurs, il faut ajouter l’esprit d’entreprise des PME allemandes et la grande efficacité des structures communes de représentation commerciale et politique.    

Une minorité allemande en Hongrie ?

Contrairement à la pensée commune la Hongrie s’est faite, tout comme la France, d’une succession de vagues migratoires venues de toute l’Europe. Outre les tribus Magyares arrivées en 896 sont venues s’installer notamment des tribus mongoles et celtes, des Saxons en Transylvanie et en Banat, des Lorrains, des Wallons et des Turcs… C’est d’ailleurs suite à la défaite de ces derniers lors de la chute de Buda (1686), après 150 ans de domination ottomane, que les Habsbourg décident d’encourager l’installation de colons émigrés d’autres contrées de l’Empire. Parmi ces nouveaux arrivants, les Allemands seront les plus nombreux.

Pierre Grunstein, l’Eminence grise du septième art

  Pierre Grunstein, producteur exécutif, a fait le déplacement à Budapest afin de présenter le film de Claude Berri, Ensemble, c’est tout. A l’occasion des journées du film français il a fait pour la première fois la promotion de cette œuvre à l’étranger en même temps qu'il découvrait la capitale hongroise. Nous l'avons rencontré à l’hôtel Méridien.

Recherche communauté perdue

Comme le suggère son titre affirmatif, Ensemble, c’est tout , le dernier film de Claude Berri s’engage à livrer un message sur le « vivre-ensemble ». Nous spectateurs, gens des villes atomisés, dispersés, atteints par le virus de l’incommunicabilité urbaine (« on ne connaît plus nos voisins de palier» dixit le film) allons, le temps d’une heure trente, pouvoir assister à la résurrection de la communauté disparue.

Les syrah

Mon premier souvenir de syrah hongrois est le Bock 2003 (région de Villány). Je l’ai goûté alors qu’il n’était qu’un échantillon dans la cave, mais j’en garde un très bon souvenir. Sa couleur particulièrement foncée, ses notes de cassis explosives au nez, sa longueur et son équilibre parfaits en bouche en faisaient un syrah de rêve!

Le goût caramélisé de Beyrouth

La douzième édition du festival du film français a été organisée à Budapest et dans les grandes villes de province entre le 17-21 avril. Cet événement qui est devenu l’un des plus éminents de la vie culturelle de Hongrie éveille un intérêt et un succès croissants auprès du public hongrois. Cette année, comme les années passées, Unifrance et Upperstudio ont organisé les journées du film français et ont invité un bouquet d’artistes.

Grève de BKV

  Le mois de mai risque de faire des adeptes du vélo et de la marche à pied à Budapest ! En effet, BKV (Société des transports publics de Budapest) annonce une nouvelle grève de plusieurs jours cette fois-ci. Mais les syndicats rassurent les usagers en précisant que les métros fonctionneront normalement et que les dates de la grève ne correspondront pas aux dates du baccalauréat.  

La flamme

La chronique de Dénes Baracs Échos de la francophonie „Je veux vous dire que j’ai été choqué par les attaques dont vous avez été l’objet le 7 avril à Paris et, pour le courage que vous avez montré, j’ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez”. (Lettre de Nicolas Sarkozy a l’athlète handicapée Jin Jing qui a défendu par son corps la torche olympique). Le jour où le président Sarkozy a manifesté des signes d’apaisement envers la Chine pour faire la part du feu après le parcours mouvementé de la flamme olympique à Paris, j’ai suivi avec intérêt tard dans la nuit l’excellente émission de Benoit Duquesne, Complément d’enquête, axé sur le thème des Jeux de Pékin. 

Petite physiologie du déménagement international

Depuis l’époque où Benjamin Franklin affirmait que « trois déménagements valent un incendie », les choses ont bien changé. 90% des déménageurs internationaux sont favorables aux audits d’accréditation qui mesurent la qualité de leurs services à travers celle de leurs méthodes de travail et tous affirment qu’ils ne vivent que pour votre satisfaction. Voici un petit aperçu de la situation en Hongrie.

L’univers de Gulácsy

Il existe en ce moment à Budapest un univers parallèle, que je vous recommande vivement d’aller explorer: Naconxipán . Pour cela, il vous suffit de vous rendre au numéro 112 de l’avenue Andrássy, en compagnie d’une bonne amie hongroise (capable de parler anglais ou français), qui vous sera bien utile tout au long de votre découverte (c’est facultatif, mais beaucoup plus agréable).   Là, la fondation Kogart organise sur trois étages une exposition unique des oeuvres de Lajos Gulácsy (1882-1932). Jamais telle exposition n’avait été orga-nisée autour de ce peintre, car ses oeuvres appartiennent pour la plupart à des collections privées, éparpillées en Hongrie et dans le monde. Très peu de transactions autour de ses créations (en moyenne une tous les 15 ans), et il reste un peintre entouré de mystère et d’inconnu. Gulácsy est considéré comme l’un des peintres majeurs en Hongrie. Les puristes vous diront que son oeuvre se situe au carrefour du préraphaélisme, de l’art nouveau et du symbolisme, teintée d’une forte influence renaissance italienne. Certes. Moi, je vous conseille tout simplement d’y aller, de flaner, et, pourquoi pas, de vous laissez aller à un dialogue (presque) imaginaire avec l’artiste.

Oremus, une valeur sûre

J’ai déjà visité la cave Oremus plusieurs fois, et, à chaque fois, j’ai toujours la même impression: accueil parfait, cave superbe, vins de qualité supérieure, connaissance et savoir-faire.  Mais cette fois-ci, on m’y a offert une journée entière pour que je puisse mieux connaître ses vins, son terroir et la passion de ceux qui la font vivre. Comme la journée de grève est tombée le jour de la visite, j’étais encore plus contente de pouvoir sortir de Budapest.

Une passion : le français

Tivadar Palágyi est maître de conférence à l’université Eötvös Loránd de Budapest à la chaire de français. Il y enseigne la littérature française et la sty-listique, et corrige les mémoires de ses étudiants. Son goût pour les langues s’est révélé très tôt, mais c'est le français qui a déterminé sa carrière de professeur et de chercheur. JFB : Comment a commencé votre apprentissage du français ?