Un Hongrois au Festival de Cannes
La sélection de la 61e édition du festival de Cannes a retenu en compétition les films de Clint Eastwood, de Steven Soderbergh, de Wim Wenders et des frères Dardenne tandis qu’Indiana Jones IV de Steven Spielberg et le dernier Woody Allen seront projetés en avant-première mondiale. Un Hongrois aussi, Kornél Mundruczó.
La nouvelle exposition de l’œuvre de László Moholy-Nagy au château de Buda présente les diverses étapes du style du peintre.
Pécs a été nommée «capitale européenne de la culture» pour l’année 2010 aux côtés des villes allemande et turque, Essen et Istanbul, par le Parlement européen. L’événement est de taille pour cette ville de 156 000 habitants environ, il l’est aussi pour la Hongrie toute entière qui pourra mettre en valeur un patrimoine culturel commun et contribuer au dialogue entre les citoyens européens. L’idée de la ville européenne de la culture, initiée par la ministre grecque de la culture Melina Mercouri en 1985, est bien celle de rapprocher les citoyens de l’UE par le biais de la culture, cette dernière contribuant par la même occasion à réaliser des projets économiques d’envergure.
Depuis 1877, l’année où Tivadar Puskás inventa le premier central téléphonique, le secteur des télécommunications a connu, en Hongrie, des hauts et des bas. Depuis quelques années, ce secteur est l’un des plus dynamiques de l’économie hongroise et fait l’objet de nombreux investissements étrangers. Même si le gouvernement hongrois a tout fait pour favoriser une situation concurrentielle, le marché est toujours largement dominé par l’opérateur historique, Magyar Telekom et ses filiales, un groupe solidement contrôlé par Deutsche Telekom. Les ménages hongrois consacrent en moyenne 4 pourcent de leurs revenus aux services liés aux télécommunications.
Vilmos Simon enseigne à l'université de technologie et d'économie de Budapest les techniques de la télécommunication (les lignes téléphoniques et les réseaux informatiques). Mais il est aussi chercheur et travaille sur l'optimalisation des systèmes de télécommunication. Il nous parle de sa participation au projet BIONETS financé par l'Union européenne qui rassemble 10 universités européennes et de grandes entreprises industrielles.
L’année 2007 aura marqué le début d’une nouvelle ère technologique: celle de l’Internet mobile en Hongrie, à savoir : surfer sur le web sur son téléphone portable à partir d’une clé USB ou d’une carte que l’on insère dans un PC. Avec plus de 400 000 utilisateurs en fin d’année, le marché a affiché une croissance de 73 pourcent par rapport à 2006. Les trois opérateurs (T-Mobile, Pannon et Vodafone) ont déjà beaucoup investi dans le développement de leurs services, mais pour l’instant l’accès aux réseaux à haut débit reste le privilège des habitants de la capitale et des grandes villes (environ 47 pourcent de la population hongroise).
Par Emmanuelle Sacchet
Par les mots de Marie P. 18 ans et 18 cm de talons, les images de Clément S. l’œil regarde de plus en plus droit et les croquis d’Emma S. 70 000 heures de Budapest
Au son de la musique et à la lumière des lustres installés en pleine rue pour l’occasion, l’Institut Goethe fête au mois de mai ses 20 ans à Budapest. C’est l’oeuvre de Mischa Kuball qui illumine la rue Ráday et les nombreux événements culturels qui s’y déroulent.
Pierre Grunstein, producteur exécutif, a fait le déplacement à Budapest afin de présenter le film de Claude Berri, Ensemble, c’est tout. A l’occasion des journées du film français il a fait pour la première fois la promotion de cette œuvre à l’étranger en même temps qu'il découvrait la capitale hongroise. Nous l'avons rencontré à l’hôtel Méridien.
Comme le suggère son titre affirmatif, Ensemble, c’est tout , le dernier film de Claude Berri s’engage à livrer un message sur le « vivre-ensemble ». Nous spectateurs, gens des villes atomisés, dispersés, atteints par le virus de l’incommunicabilité urbaine (« on ne connaît plus nos voisins de palier» dixit le film) allons, le temps d’une heure trente, pouvoir assister à la résurrection de la communauté disparue.
Mon premier souvenir de syrah hongrois est le Bock 2003 (région de Villány). Je l’ai goûté alors qu’il n’était qu’un échantillon dans la cave, mais j’en garde un très bon souvenir. Sa couleur particulièrement foncée, ses notes de cassis explosives au nez, sa longueur et son équilibre parfaits en bouche en faisaient un syrah de rêve!
La douzième édition du festival du film français a été organisée à Budapest et dans les grandes villes de province entre le 17-21 avril. Cet événement qui est devenu l’un des plus éminents de la vie culturelle de Hongrie éveille un intérêt et un succès croissants auprès du public hongrois. Cette année, comme les années passées, Unifrance et Upperstudio ont organisé les journées du film français et ont invité un bouquet d’artistes.
Le mois de mai risque de faire des adeptes du vélo et de la marche à pied à Budapest ! En effet, BKV (Société des transports publics de Budapest) annonce une nouvelle grève de plusieurs jours cette fois-ci. Mais les syndicats rassurent les usagers en précisant que les métros fonctionneront normalement et que les dates de la grève ne correspondront pas aux dates du baccalauréat.
Les subventions pour la participation des sportifs hongrois n’ont été versées sur les comptes du Comité Olympique National et du Comité Paralympique National qu’au cours du mois d’avril, avec un retard significatif.
Depuis l’époque où Benjamin Franklin affirmait que « trois déménagements valent un incendie », les choses ont bien changé. 90% des déménageurs internationaux sont favorables aux audits d’accréditation qui mesurent la qualité de leurs services à travers celle de leurs méthodes de travail et tous affirment qu’ils ne vivent que pour votre satisfaction. Voici un petit aperçu de la situation en Hongrie.
Budapest Parcours
Par Emmanuelle Sacchet
Il existe en ce moment à Budapest un univers parallèle, que je vous recommande vivement d’aller explorer: Naconxipán . Pour cela, il vous suffit de vous rendre au numéro 112 de l’avenue Andrássy, en compagnie d’une bonne amie hongroise (capable de parler anglais ou français), qui vous sera bien utile tout au long de votre découverte (c’est facultatif, mais beaucoup plus agréable).
Là, la fondation Kogart organise sur trois étages une exposition unique des oeuvres de Lajos Gulácsy (1882-1932). Jamais telle exposition n’avait été orga-nisée autour de ce peintre, car ses oeuvres appartiennent pour la plupart à des collections privées, éparpillées en Hongrie et dans le monde. Très peu de transactions autour de ses créations (en moyenne une tous les 15 ans), et il reste un peintre entouré de mystère et d’inconnu.
Gulácsy est considéré comme l’un des peintres majeurs en Hongrie. Les puristes vous diront que son oeuvre se situe au carrefour du préraphaélisme, de l’art nouveau et du symbolisme, teintée d’une forte influence renaissance italienne. Certes.
Moi, je vous conseille tout simplement d’y aller, de flaner, et, pourquoi pas, de vous laissez aller à un dialogue (presque) imaginaire avec l’artiste.
Paris réussi !
Tivadar Palágyi est maître de conférence à l’université Eötvös Loránd de Budapest à la chaire de français. Il y enseigne la littérature française et la sty-listique, et corrige les mémoires de ses étudiants. Son goût pour les langues s’est révélé très tôt, mais c'est le français qui a déterminé sa carrière de professeur et de chercheur.
JFB : Comment a commencé votre apprentissage du français ?