Négyszer szólók

Négyszer szólók

Rencontre avec le metteur en scène Attila Glázer à l’occasion de son nouveau spectacle de danse. Diplômé de l’université d’horticulture, ce jeune artiste est à la fois photographe, journaliste (il écrit des articles gastronomiques) et metteur en scène.


JFB : Tu disposes d’un diplôme d’ingénieur en horticulture, mais tu es devenu un photographe très connu, puis tu a mis en scène ce spectacle de dance. Comment est-il possible de maîtriser des sujets aussi différents ?

AG : J’ai toujors été attiré par l’art, il suffit d’ailleurs de regarder mes photos pour me comprendre. Mais je trouve que les photos ne sont plus suffisantes pour exprimer tous les sentiments que je souhaite faire passer. C’est en assistant à des spectacles de danse que j’ai constaté que la danse était la plus parfaite manière pour exprimer nos sentiments. J’ai fait la connaissance de danseuses, puis un jour on s’est décidé à faire un spectacle ensemble.

JFB : Pourquoi les spectacles de danse contemporaine ne touchent-ils pas toujours un large public ?

AG : Je pense qu’il est difficile de capter ce genre de danse et les médias préfèrent plûtot faire la publicité pour des spectacles plus populaires.

JFB : Le spectacle se compose de quatre parties. Quelles sont leurs caractéristiques ?

AG: Elles sont différentes, mais forment un ensemble cohérent à la fin. La sobriété des décors, la simplicité des costumes mais aussi des jeux de lumière facilitent aussi l’appropriation des mouvements de la danse et des propos qu’elle veut transmettre. Il n’y a qu’une danseuse différente pour chaque partie, qui danse sur la musique de J.S. Bach, de János Vázsonyi ou au son du tambour cajon. Les quatre danseuses soulèvent quatre idées différentes, d’où le titre (négyszer szólók, qui signifie à la fois “danse en quatre solos” et exprime également le souhait du metteur en scène de nous parler quatre fois) : la première danseuse réfléchit enfermée dans sa boîte à musique, la deuxième est dans un train, mais au lieu des stations, ce sont les images de souvenirs qui se succèdent, une troisième danse avec quatre lumières, puis on se retrouve dans une répétition de danse....

JFB : A qui suggères-tu d’aller voir ce spectacle?

AG: A ceux qui aiment les films d’art, et à tout ceux qui sont ouverts pour un spectacle hors norme.


Mu színház, le 15-16 septembre 2007- à 20 heures 1117 Budapest, Kőrösy J. u. 17. Tel: 2094014, 4664627


Katalin Ujbányai

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