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Musique: Fókatelep
Fókatelep vient tout juste de sortir un premier album éponyme, enregistré au studio R33, où se mêlent des morceaux aux couleurs folk de plusieurs pays d’Europe Centrale. La Hongrie est à l’honneur bien sûr mais aussi la Bulgarie avec notamment l’apparition sur le disque du musicien bulgare Nikola Parov, connu pour ces travaux en musicologie à Budapest, pour la fondation Soros, et ses concerts d’instruments traditionnels comme la Gadulka, le duda ou la clarinette.
Festival: Budapest Transzfer
Hommages et honneurs sont à l’ordre du jour au Musée de la littérature Petőfi. Les amateurs des belles lettres peuvent y retrouver deux grandes figures du passé et rencontrer des auteurs contemporains majeurs en ces premiers jours d’octobre. En effet, pour la quatrième année consécutive, le Musée de la littérature Petőfi accueille, du 30 septembre au 4 octobre, le Festival Budapest Transzfer qui s'intitule cette année: Tour de Babel – compréhension et malentendu. De nombreux écrivains, scientifiques, linguistiques et sociologues vont débattre sur le sujet complexe du langage et de la langue: sont-ils des outils de communication, une identité culturelle ou encore jeu? Le langage sépare-t-il ou, au contraire, relie-t-il? Autant de questions qu’il y aura d’invités venus de toute l’Europe (voir le détail du programme sur le site du musée). L’invité d’honneur de ce festival est Agota Kristof.
Musique: Jurij
S’il y a, en cet automne débutant, un groupe prêt à nous décrocher la lune, c’est bien le jeune et talentueux groupe Jurij. Tout juste retombé sur terre après un été sur orbite, tournant autour des multiples festivals hongrois, Jurij revient sur notre planète avec dans ses valises un nouvel album. Celui-ci s’intitule Kitartás - I love you (Persévérance - Je t’aime), cinquième album du quatuor de Nyíregyháza que l’on pense et voit toujours jeune et insouciant comme si le poids des années et du temps n’avaient pas d’effets sur nos cosmonautes préférés. Cet album est toujours teinté de ce que le groupe appelle le Soc-rock, le rock socialiste, sa marque de fabrique. Le Soc-Rock consiste à faire de la musique avec les moyens du bord, dans une ambiance post-communiste, où tout est si simple et si compliqué à la fois. Jurij doit son nom à Jurij Gagarin, le premier homme dans l’espace. Le groupe vient de l’est de la Hongrie et s’est formé sur les bancs d’un lycée de Nyíregyháza en 2001.
Expo: Étienne Farkas
Les œuvres de quatre générations d’artistes de la famille Farkas sont réunies à la galerie 2B. C’est avec Etienne Farkas et Ida Kohner, couple de peintres, que débute l’histoire peu commune de cette famille. Une monographie éditée à Budapest et un essai critique d’André Salmon publié à Paris évoquent la figure d’Etienne Farkas, quelque peu oublié dans son pays encore à l’heure actuelle. Après une grande rétrospective, c’est dans la rue Ráday qu’une exposition lui est désormais dédiée, mais autrement. En effet, nous y retrouvons une sélection des œuvres de cette famille d’artistes sur quatre générations. C’est à Modigliani et à Etienne Farkas qu’André Salmon a dédié des monographies.
Le roi blanc
Comment grandit-on dans un régime communiste? Le deuxième roman de György Dragomán, Le roi blanc (A fehér király), apporte une réponse à cette question par le biais de son narrateur, un garçon de onze ans. Exercice périlleux mais convaincant. Le jeune narrateur raconte son quotidien dans un pays qu’on pourra reconnaître être la Roumanie, et à une époque qui évoque les années 1980, autrement dit celles de la dictature de Ceausescu. Cependant, rien ne filtre clairement sur ces données spatio-temporelles dans la bouche de l’enfant. Seuls les prénoms hongrois des protagonistes pourraient être un indice sur la communauté hongroise en Transylvanie. Ce qui est par contre certain, c’est la violence sourde ou réelle de la société dans laquelle le garçon évolue. Et pourtant, sa conscience encore naïve n’en exige pas d’explications. L’enfant vit ou assiste à des événements dont il ne peut ni ne cherche à saisir tout le sens.
MUSIQUE: Trottel Stereodream
C’est en voyant sur le programme du SzeptEmber Feszt 2009, le nom du groupe Trottel Stereodream Experience, que tout a commencé à se remettre en place. Ce nom légendaire, associé à tant de concerts vus en France, en Pologne ou en Hongrie, ressurgissait avec beaucoup de plaisir. Presque oublié, le groupe était en effet resté discret ces dernières années malgré la sortie d’un album en 2008, One step ahead et quelques concerts de-ci de-là. Il n’aura fallu que peu de temps pour que l’émotion prenne le dessus sur l’effet de surprise. Revoir Trottel sur scène, c’est une bonne remontée dans le temps. Le groupe n’en est pas à son premier coup d’essai. Formé en 1989, avec un nom changeant au gré des vents, passant de Trottel, TroXX ou encore Monodream pour se fixer enfin il y a quelques années sur Trottel Stéréodream experience, le groupe a enregistré dix albums dont le premier Borderline Syndroma fut édité par le très underground Gougnaf Mouvement, label de référence du rock alternatif français des années 1980.
Livre: Mieux vivre en maîtrisant votre énergie psychique.
«Heureux qui n’a pas encore lu Vivre. Il a devant lu des moments de plaisir intenses», écrivait David Servan-Schreiber, célèbre médecin, chercheur et écrivain scientifique. Heureux lecteur du JFB, il n’aura pas manqué de lire dans nos colonnes, il y a tout juste un an, en septembre 2008, une présentation de cet ouvrage que nous devons à Mihály Csíkszentmihályi, Américain d’origine hongroise. Nous l’invitons désormais à se pencher sur le second opus de cette «théorie du bonheur», rien de moins.
Expo: André Mészáros
Les toiles du Hongrois Parisien André Mészáros ont retrouvées la Hongrie, en ce début d’automne, au Musée Szőnyi de Zebegény, un village pittoresque qui séduit artistes et amateurs d’art depuis longtemps. Les couleurs des tableaux nous éblouissent et, dans les salles de l’exposition, nous allons de surprise en surprise devant les paysages, les portraits et les nus. Ce peintre aux dons exceptionnels de coloriste était peu connu en Hongrie de son vivant. Son ami peintre László Ridovics et ses proches ont réalisé ce vieux rêve de le faire découvrir à travers deux expositions parallèles dont celle du Musée Szőnyi qui reste ouverte aux visiteurs en septembre. Un cadre digne du maître István Szőnyi et de son élève Mészáros. Vient ensuite l’exposition dédiée à André Mészáros, dont la beauté tranquille et secrète reste à découvrir.
Le “Pompei” préhistorique
Le Parc de Protection Naturelle de Fossiles de Ipolytranóc
Il y a 20 millions années, un volcan s'élevait au-dessus du territoire actuel d’Ipolytarnóc, au Nord-Est de la Hongrie, près de la frontière slovaque. Des rhinocéros, des oiseaux et d'autres animaux, à la fois proches des ours et des loups, ont vécu dans cet environnement alors tropical. Ils ont souvent allé boire au bord d’un ruisseau gazouillant au pied de la montagne laissant ainsi leurs empreintes dans la boue.
Quand le volcan s’est réveillé, les animaux ont eu le temps de s’enfuir et, derrière eux, la poussière a recouvert leurs traces et les plantes. Cette fine couche s'est progressivement transformée en pierre avant d'être recouverte par la terre, ce qui a permis aux fossiles d'être concervés semblablement à la ville de Pompei en Italie. On peut les découvrir dans le Parc de Protection Naturelle de Fossiles à Ipolytarnóc au cours d'excursions guidées.
Musique: Yonderboi
Les meilleurs concerts sont ceux que l’on attend longtemps, voire très longtemps. Yonderboi, jeune artiste hongrois de Budapest le sait et il dose ses sorties. Yonderboi, de son vrai nom Laszló Fogarasi, est un musicien assez hors norme puisqu’il tend à se rapprocher de la normalité. Il semble fuir le succès et les médias pendant de longues périodes pour mieux se fondre dans la foule. L’artiste ne donne plus signe de vie depuis trois ans. Les rumeurs alimentées par son Label allemand, MOLE Listening pearls, annonce pourtant la sortie prochaine d’un troisième album immensément attendu. Qui dit nouvel album, dit nouvelle série de concerts et quand Yonderboi est sur scène c’est tout un monde magique qui s’empare de vous. Revenons en arrière, en 2000, le jeune Laszló n’a que 19 ans et sort son premier album, Shallow and Profound, d’abord sur Ugar records puis, vu l’engouement, sur le très sérieux label Mole. Le succès est immédiat malgré le manque total de moyen dans la production de ce premier opus.



