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Prélude à la prochaine saison de l’orchestre du Festival de Budapest

Rencontre avec Iván Fischer

Après la journée-marathon Stravinsky couronnée par Le Sacre du printemps à Budapest, Iván Fischer tient salon dans l’ancien appartement familial devenu lieu de spectacles. Le célèbre chef d’orchestre et directeur artistique de la journée Stravinsky commente devant les journalistes la prochaine saison de son orchestre dans les salles de concerts les plus prestigieuses, voire dans des lieux insolites avec des programmes surprise. Pour les lecteurs de notre journal, il a bien voulu nous parler de ses relations avec la France et son public.

Mendelssohn à l’honneur à Budapest: une heureuse initiative...

Depuis quelque temps, Mendelssohn est particulièrement présent à l’affiche des concerts donnés à Budapest. Anniversaire ou pur hasard ? Peu importe et voilà qui est tant mieux, car, s’il est un compositeur qui mérite meilleure reconnaissance, c’est bien lui.

Au-delà des tubes du hit parade que constituent sa symphonie italienne, son concerto de violon, et la Marche nuptiale du Songe d’une Nuit d’été (1), que connaît-on vraiment de lui ? Pas grand chose, à vrai dire. Et pourtant, sa musique de chambre et surtout sa musique religieuse nous offrent des sommets du répertoire classique.

Paul Celan: « Fugue de mort » – 70 ans après la libération du camp d'Auschwitz

Il crie jouez plus douce la mort la mort est un maître d’Allemagne

il crie plus sombres des archets et notre fumée montera vers le ciel

vous aurez une tombe alors dans les nuages où l’on n’est pas serré

[…]

Tes cheveux d’or Margarete

Tes cheveux cendre Sulamith1

Paul Celan a écrit ce poème en mai 1945, quelques mois après la libération du camp d’extermination d’Auschwitz. Il y a 70 ans que le camp a été libéré. Pour marquer cet anniversaire tragique la galerie 2B et plusieurs instituts culturels2  ont organisé une série d’événements avec une exposition autour de Paul Celan. Ce grand poète était originaire d’une région appartenant autrefois à la Monarchie austro-hongroise et toute sa poésie est hantée par le génocide des Juifs d’Europe. Durant plusieurs décennies, il a vécu à Paris. Après la projection d’un documentaire sur Celan, inédit en Hongrie, c’est au Collegium Eötvös que nous avons rencontré Bertrand Badiou, un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre de Paul Celan qui anime depuis de longues années un séminaire dédié au poète avec le Professeur Jean-Pierre Lefebvre à l’Ecole normale supérieure, à Paris.

Cultures sans frontières... sachons élargir nos horizons!

Je ne sais si c’était un vendredi, mais ce 13 février correspond à l’anniversaire de deux grands noms de notre culture: Georges Siménon (1903-1989) et Michel Gyarmathy (1908-1996). Si Georges Siménon n’a plus à être présenté, sachons que Michel Gyarmathy fut de longues années durant directeur technique et régisseur des Folies Bergère.

Une institution qui, au même titre que l’inspecteur Maigret, appartient à part entière à notre partimoine culturel. Un théâtre aujourd’hui plus que centenaire où, sous la „direction” de Gyarmathy, se produisirent des artistes tout aussi prestigieux que Joséphine Baker ou Maurice Chevalier.

Le Songe d’une Nuit d’été à Budapest: une féerie!

S’il est un compositeur dont on n’a cesse de louer la jeunesse, c’est bien Mozart. Ainsi, par exemple, avec ces concertos pour violon qu’il nous offrit, à peine âgé de 19 ans. Ceci dit, sans minimiser son talent et sans remetttre en cause son génie précoce, admettons qu’il ne fut pas le seul, loin de là! Tel Schubert qui nous laissa Le Roi des Aulnes, à 17 ans. Mais aussi Mendelssohn dont la merveilleuse ouverture du Songe d’une Nuit d’été, fut écrite, alors qu’il avait à peine 17 ans (*).

Telles furent précisément les oeuvres mises au programme d’un concert donné ce samedi 31 janvier au Palais des Arts de Budapest: le 5ème concerto pour violon en la majeur de Mozart et le Songe d’une Nuit d’été, le tout précédé par l’ouverture de la Flûte enchantée. Avec une affiche alléchante, dont rien moins que Pinchas Zukerman en soliste accompagnant l’Orchestre du Festival de Budapest dirigé par Iván Fischer. Pas étonnant, donc, que les trois représentations fussent données à guichet fermé.

«On touche à l’infini ... »

Trois grands concerts de Balázs Fülei à Budapest

Rencontre avec l’artiste

Jeune pianiste lauréat du Prix Prima Junior et du Prix G.Solti, Balázs Fülei se produira prochainement dans la Grand Salle de l’Académie de Musique, avec l’Orchestre Symphonique de la Radio, là, où il donnera aussi un récital bientôt. Puis il sera en directe dans une émission publique à Radio Bartók, dans le 2e Concerto pour piano de Béla Bartók , avec le même orchestre.

Concert du Nouvel An à Budapest

 

la Création de Haydn ♫

Pour célébrer en musique cette nouvelle année, le chef hongrois Ádám Fischer a choisi de nous offrir un programme qui sort des sentiers battus. Loin de nos marches de Radetzky, valses, polkas et autres galops effrénés, c’est une musique d’un tout autre genre qu’il nous propose. Rien moins que La Création de Joseph Haydn (*).

Certes, il est bien agréable de suivre, à peine remis de nos agapes de la nuit, le concert retransmis le matin depuis la Philharomie de Vienne, mais l’un n’empêche pas l’autre: Strauss le matin, Haydn le soir.

Mystère, suspense et humour dans le nouveau film de Jean-Paul Salomé

Rencontre avec le réalisateur après la Première à Budapest

C’est dans la montagne à Megève que la comédie policière de Jean-Paul Salomé a été tournée. « Je fais le mort » -le titre hongrois est Körülrajzolva- parle de crime, de suspense et des aventures d’un comédien qui a obtenu un rôle très particulier. Le réalisateur a bien voulu nous parler de son film, sorti cette semaine dans les salles de cinéma à Budapest, et d’une manière plus générale, de la situation du cinéma français.

Quand les divas se battent en duel...

(Soirée musicale à Budapest)

L’idée était pour le moins originale: „Duel baroque de divas”, tel est le titre d’un concert récemment donné au Palais des Arts de Budapest. A ma gauche, la soprane allemande Simone Kermes; à ma droite, la mezzo colorature américaine Vivica Genaux. Toutes deux amies à la ville, ici confrontées à la scène. Et quelle confrontation! Les murs du Palais des Arts en tremblent encore.... Pour rythmer leur joute, en guise de gong: une Capella Gabetta, ensemble jouant sur instruments anciens aux merveilleuses sonorités.

L’Isola disabitata, ... une île déserte bien agréablement fréquentée....

Quand Haydn s’invite à l’Opéra de Budapest

L’impératrice Marie-Thérèse, qui s’y connaissait en musique comme en diplomatie, disait des opéras de Haydn. „ C’est à Eszterháza /Fertőd/ qu’il vous faut vous rendre si vous voulez écouter de bons opéras” Comme elle avait raison ! Et Haydn de déclarer quant à lui: „Mes opéras ne sont que futilités, comparés à ceux du jeune Mozart”. Il avait aussi raison (une exception: sa remarquable Fedeltà premiata).

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