French Tech : un soft launch à Budapest, quelles ambitions ?

French Tech : un soft launch à Budapest, quelles ambitions ?

Pierre Dumazeau

Entretien avec Pierre Dumazeau

JFB : Quelle est votre mission à Budapest, en Hongrie ?

Pierre Dumazeau : On crée des liens entre les écosystèmes français et hongrois, notamment dans la technologie, l’innovation et les services. Nous voulons réunir entrepreneurs, startups, investisseurs et professionnels autour d’intérêts communs. La Mission French Tech, qui est l’administration française chargée de soutenir et promouvoir l’écosystème startup français, est basée à STATION F au 13e arrondissement de Paris, le plus grand campus de startups au monde.

JFB : En quoi votre rôle se distingue-t-il de celui d’une chambre de commerce ?

Pierre Dumazeau : Notre rôle y est complémentaire. Nous conseillons et orientons les entrepreneurs vers les bons interlocuteurs, sans nous substituer aux structures spécialisées. Notre valeur ajoutée, c’est le réseau que nous créons et nourrissons. Comme la sation

JFB : Quels obstacles rencontrent les entrepreneurs arrivant en Hongrie ?

Pierre Dumazeau : Évidemment, la langue, puis les démarches administratives et la méconnaissance du marché local. Identifier les bons partenaires est souvent une étape déterminante.

JFB : Votre accompagnement fonctionne-t-il aussi dans l’autre sens, pour les entrepreneurs hongrois ?

Pierre Dumazeau : Bien sûr. Nous souhaitons faciliter les échanges dans les deux sens et aider les entrepreneurs hongrois à mieux connaître l’écosystème français.

JFB : Comment comptez-vous développer votre communauté ?

Pierre Dumazeau : Nous organisons des rencontres qui permettent aux entrepreneurs, investisseurs et professionnels d’échanger et d’identifier des possibilités de collaboration. Nous voulons construire un réseau utile, à partir des besoins réels de ses membres. J’ai un mandat de trois ans, avec un budget dédié, pour développer cette communauté.

JFB : Quels secteurs offrent des perspectives de coopération ?

Pierre Dumazeau : La santé, les technologies et les services présentent des pistes intéressantes. Mais nous restons ouverts à d’autres secteurs, comme l’agriculture, la gastronomie.

JFB : Pourquoi la Hongrie peut-elle intéresser les entreprises françaises innovantes ?

Pierre Dumazeau : Elle possède des compétences et des entreprises qui méritent d’être mieux connues en France. Notre rôle est de faciliter la découverte du marché et les rencontres, afin que les entrepreneurs puissent évaluer eux-mêmes les opportunités.

JFB : Pourquoi avoir choisi un « soft launch » ?

Pierre Dumazeau : Parce qu’une communauté se construit dans la durée. Nous voulons d’abord rencontrer les acteurs locaux, comprendre leurs attentes et développer progressivement nos activités.

JFB : Que souhaitez-vous apporter à vos entrepreneurs ?

Pierre Dumazeau : Leur permettre de trouver les bonnes personnes ; nous ne pouvons pas tout faire, mais nous pouvons les orienter vers ceux qui le peuvent.

JFB : Un dernier conseil aux entrepreneurs français intéressés par la Hongrie ?

Pierre Dumazeau : Venez, rencontrez les acteurs locaux et explorez le marché. Les premières connexions peuvent ouvrir des perspectives auxquelles on ne pense pas forcément au départ.

Propos recueillis par Borbála Csete et Éva Vámos