Revue de presse

Un hongrois contre le président bolivien

Les autorités boliviennes ont tué trois personnes, un Irlandais, un Hongrois de citoyenneté roumaine et un Hongrois également de nationa-lité croate et bolivienne, le 16 avril à Santa Cruz, en Bolivie. Selon leurs informations le groupe avait envi-sagé un attentat contre le président bolivien Evo Morales. Le lendemain, la police bolivienne arrêtait de nouveau un Hongrois.

Selon l’agence de presse bolivienne, l'ABI, l’une des victimes hongroises, Eduardo Flores Rózsa, dirigeait une armée de 17 légionnaires, recrutés parmi les groupes d'extrême droite en Hongrie, à la demande d’un entrepreneur millionnaire d’origine croate et membre de l'opposition en Bolivie, Branko Marinkovic. Selon l’ambassadeur de Hongrie en Bolivie, la Hongrie n'est pas très populaire en ce moment en Bolivie, où elle est associée au terrorisme. Le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Balázs, attends que lui soient fournies les preuves que les trois personnes assassinées et les autres personnes arrêtées préparaient effectivement un attentat contre le Président.

La vie de Eduardo Flores Rózsa a déjà inspiré trois documentaires, produits par la télévision nationale hongroise, MTV, ainsi qu'un film, Chico. Après avoir passé son enfance en Amérique du Sud, Flores Rózsa a combattu dans l’armée croate lors de la guerre des Balkans dans les années 1990. Puis il est devenu le porte parole du «Gouvernement Indépendant d'Irak» autoproclamé en 2003. Dans une interview accordée à MTV l’année dernière, il a parlé de son retour en Amérique du Sud en expliquant que sa ville natale, Santa Cruz, lui avait demandé de revenir à cause des conflits violents qui décimaient la région. Bien que Flores Rózsa nie qu'un quelconque groupe agissant contre les intérêts du gouvernement bolivien l’ait invité, l’opinion publique bolivienne a vu ce film en question comme une preuve de sa volonté de participer aux actions d’une armée sépariste.

(HVG, MTI, Népszabadság, Origo)

Manifestation négationiste

«L’Holocauste n'a rien de vrai», c’est ce qu'a affirmé István Dósa, le dirigeant de la Magyar Gárda, lors du discours qu'il a tenu le 20 mars, le jour de la commémoration des victimes des camps de concentration. Durant cette manifestation, oragnisée par l'extrême droite au château de Buda devant l’Ambassade d’Allemagne, la Magyar Gárda a cherché à remettre une pétition sur la révision de l’Histoire à l’Ambassade, mais personne n'a accepté de la recevoir. La police hongroise a arrêté deux personnes à cette occasion. Le ministre de la culture et de l’éducation, István Hiller, a proposé de légiférer pour que la négation de l’Holocauste soit considérée comme un crime, ce qui n’est pas encore le cas en Hongrie contrairement à de nombreux pays européens.

(Népszabadság, Origo)

 

 

Opinion publique sur la crise 

Un pessimisme sans précédent caractérise la société hongroise à l'heure actuelle, telle est la conclusion d'un sondage réalisé par Medián et paru dans l’hebdomadaire HVG. Bien que les Hongrois se montrent toujours défaitistes dans les échantillons, même lorsque la hausse du niveau de vie s'avère signficative, ils semblent n'avoir jamais connu de situation aussi désespérante, que ce soit à l'échelle du pays ou de leur ménage. Le niveau de pessimisme varie selon la direction politique et le niveau de vie. Les électeurs du MSzP sont moins alarmistes que ceux du Fidesz et ceux qui connaissent déjà une situation économique difficile sont ceux qui envisagent le plus sérieusement l’aggravation de leurs difficultés financières. Les données concernant l’emploi justifient les craintes des Hongrois car le chômage qui, en mars dernier, a connu une hausse de 22% comparativement à la même période l'année dernière, a atteint son taux le plus élevé depuis 15 ans. Les employés ayant un diplôme intermédiaire et une formation professionnelle sont les plus touchés. Ainsi, dans les départements de Gyôr-Sopron-Moson et Komárom-Esztergom, le taux de chômage de ce groupe a augmenté de 80%.

La crise influe tout particulièrement sur la consommation des ménages, qui a déja baissé de presque 3% en janvier. Désormais, ce sont 64 % des Hongrois qui envi-sagent de faire de sérieuses économies et de diminuer certaines dépenses, en particulier celles qui concernent les articles de consommation durable, mais aussi les vêtements et l’alimentation. Selon le sondage Eurobaromètre, les Hongrois sont, parmi ls Européens, ceux qui envisagent le moins de partir en vacances et de voyager en 2009: 46% resteraient à la maison cette année.

(HVG)

 

TVA revendiquée en masse 

Après son adhésion à l'Union européenne, en 2004, la Hongrie avait conservé dans son arsenal lé-gislatif, jusqu'en 2005, un dispositif allant à l'encontre des lois européenne: la réglementation sur la TVA. C'est ce qu'a proclamé la Cour Européenne de Justice le 23 avril dernier. En effet, jusqu'en 2005, les entreprises bénéficiant de subventions de l'Etat ne pouvaient pas déduire la TVA de leurs revenus. Une des sociétés victimes de cette loi a attaqué l'Etat hongrois en portant plainte devant le Tribunal Régional qui a présenté le cas à la Cour Européenne de Justice.

Le gouverment hongrois a réagi au jugement quelques heures après la décision en laissant 180 jours, à partir du 23 avril, aux entreprises alors concernées par ce dispositif de demander leur redevance. Les entreprises pourront revendiquer de 10 à 50 milliards de HUF. Heureusement, cette somme pèsera sur le budget de de l’État de 2004 et 2005, et ne concernera pas les finances publiques actuelles.

(Index, Világgazdaság)

 

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