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B comme Bordeaux, Berlin… et Budapest


By JFB - Posted on 03 juin 2017

BKL 8, ou Budapest Kultur Lab, à l’assaut de Budapest. Trente-six étudiants en première année de master journalisme étaient en immersion dans la perle du Danube du 8 au 16 mai afin de réaliser reportages vidéos et portraits. Objectif du projet ? “Délivrer un instantané culturel de la capitale hongroise”.


Au 6e étage de l’Institut français de Budapest, l’ambiance est détendue. L

’ultime conférence de rédaction se tient entre les 36 étudiants de première année de l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux-Aquitaine) et 

leurs enseignants dressant un bilan de cette semaine pour le moins intense. En effet, leur expérience était loin de ressembler à un voyage de villégiature : avec plus de 34 articles publiés, 45 vidéos, ainsi que de nombreuses publications sur leur compte Instagram et Twitter, le BKL 8 a été un véritable laboratoire journalistique en ébullition. De la culture des ruin bars dans le VIIe arrondissement aux sous-sols des bains Gellert, en passant par la défense de la mémoire du philosophe Georg Lukács ou de l’indépendance des médias en Hongrie, un ensemble de sujets riches et variés complètent ce projet qui a su prendre le pouls de la perle du Danube sous différentes formes.

L’esprit lab’

Tout commence avec une équipe éducative définie comme “une trinité journalistique bien rodée” par Maria Santos-Sainz, enseignante et maître de conférence après avoir été directrice de l’IJBA entre 2006 et 2012. Jean-Charles Bouniol et Karsten Kurowski viennent compléter ce trio qui, chaque année, emmène les nouvelles promotions dans une ville différente afin de se livrer à une expérience d’immersion totale en terrain (presque) inconnu. Berlin, Bilbao, Barcelone, Birmingham, Bruxelles, Bristol et maintenant Budapest : Bordeaux s’invite dans des villes européennes dynamiques avec quelques points communs (à commencer par leurs initials BB), mais surtout une identité culturelle marquée. “Il s’agit d’un aboutissement de toute une première année de journalisme. Si les étudiants se plantent, ce n’est pas grave, il faut explorer.” expliquent-ils. “BKL, c’est toujours un work in progress, c’est découvrir une culture, essayer de montrer d’autres réalités en évitant les clichés journalistiques.” 


Les enseignants-encadrants attendent une exigence rédactionnelle même sur les réseaux sociaux, tout en laissant une grande liberté dans le choix des sujets et des outils utilisés. Même si l’on peut déplorer le fait qu’il n’y ait pas eu de reportage radio lors de cette édition, l’usage du smartphone a, pour le coup, été au cœur de l’expérience. “Au premier BKL, il n’y avait pas Twitter. Chaque année, on intègre des nouveautés. C’est ça l’esprit lab’.” L’objectif est toujours plus complet : il s’agit surtout de faire le portrait d’un moment et d’une ville à travers des yeux jeunes en quête de professionnalisation.


Investigation et expérimentation

C’est surtout grâce à Joël Le Pavous, journaliste indépendant installé en Hongrie depuis quatre ans et ancien élève de l’IJBA, que la capitale a pu devenir une destination accessible. Avec sa connaissance du terrain, une veille médiatique en amont les apprentis journalistes n’avaient pas l’impression d’être parachutés dans un milieu complètement inconnu. “On a pu voir une autre face de Budapest. La ville était différente de nos préjugés, mais c’était plutôt positif : un bon reportage, c’est quand on est toujours surpris.” affirme Raphaëlle, en partageant son expérience à la découverte du quartier excentré de Havanna. De manière générale, les avis varient entre “une expérience enrichissante”, “intense” ou encore “éprouvant”.

Pour d’autres, le défi s’est révélé un peu plus technique : “Lors des Facebook live, nous n’avions droit qu’à une prise. On s’est vraiment mis la pression, surtout pour filmer correctement” raconte Bradley à propos d’une vidéo sur la possible fermeture de l’Université d’Europe centrale (CEU). Tous les sujets n’ont pas pu fonctionner comme les étudiants le souhaitaient, mais cela faisait partie de l’expérience. Un seul regret : ne pas avoir eu assez de temps pour découvrir la ville et en profiter pleinement.

Nous sommes heureux de saluer le cinquantième anniversaire de cette école de journalisme après cette aventure marquante pour ces plumes en herbe et les Budapestois qu’ils ont pu rencontrer.

Julie Gaubert

 

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