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L’assurance d’une bonne scolarité à l’international


By JFB - Posted on 18 octobre 2012

Entretien avec le Proviseur du Lycée français Gustave Eiffel

Le Lycée français Gustave Eiffel est un des lycées internationaux de référence à Budapest. S’il occupe aujourd’hui une large superficie dans le deuxième arrondissement et possède depuis dix ans des locaux modernes et tous les équipements nécessaires pour le bon développement intellectuel et sportifs des enfants, depuis la maternelle jusqu’à la terminale, il n’en fut pas toujours ainsi au cours de ses cinquante années d’existence. Régis Haudecoeur, Proviseur du lycée Gustave Eiffel nous présente les principaux aspects de cet établissement modèle.

 


 

Pourriez-vous nous présenter votre établissement ?

Le lycée français scolarise des enfants de trois à dix-huit ans, c’est-à-dire de la maternelle petite section, jusqu’au baccalauréat. Nous avons les trois filières du système français général : littéraire, économique et sociale, et scientifique. L’établissement dans son ensemble compte cette année 605 élèves. Nos élèves sont des Français expatriés, des enfants hongrois et des enfants de pays tiers, francophones ou non. Nous accueillons, en tout, des enfants de trente-trois nationalités différentes. La part d’élèves d’origine hongroise étant en augmentation constante avec une présence en baisse des enfants expatriés.

Comment cela se traduit-il concrètement en fonction des classes ?

Les expatriés qui viennent aujourd’hui en Hongrie ont des enfants plus âgés en moyenne que ceux d’il y a quelques années. Cela se traduit par un plus fort pourcentage d’élèves hongrois dans les petites classes. En maternelle, par exemple, nous avons 47 % de Hongrois, 13% de tiers, 20 % de binationaux et 20 % de Français. Au lycée, nous avons 34 % d’élèves qui n’ont que la nationalité hongroise, 15 % de binationaux, 35 % de Français  et 16 % de tiers.

Comment les élèves non-francophones sont-ils intégrés au système d’enseignement ?

A partir des classes élémentaires, nous avons un système d’intégration, avec une formation particulière dite « français langue de scolarisation (FLSco) ». Les élèves non francophones bénéficient d’une prise en charge par un intervenant spécialisé de 6 heures par semaine. Ils sont sortis  de la classe afin de travailler le français comme langue de communication ainsi que le vocabulaire élémentaire. Dans un deuxième temps,  l’intervenant spécialisé reste dans la classe pour aider ces élèves à une meilleure compréhension de la situation proposée par le maître.  La condition préalable à la réussite du projet  est la motivation de l’élève. Dans le secondaire, nous n’acceptons des enfants qui ne parlent pas français que jusqu’en cinquième, avec, dans le même esprit, un soutien particulier. Nous estimons qu’il faut environ 5 ans dans notre système  pour maîtriser suffisamment l’écrit, en vue des épreuves du baccalauréat.

Votre établissement à d’excellents résultats au baccalauréat comme au brevet des collèges…

A l’exception d’un élève qui présentait une situation particulière, nous avons eu l’année dernière tous nos élèves reçus au baccalauréat, nombre d’entre eux avec mention, en filière scientifique, par exemple, treize élèves sur quinze ont été reçus avec mention. Nous avons aussi eu 100% de réussite au brevet. Nous avons des élèves très motivés et des classes avec un effectif réduit, une quinzaine d’élèves par classe en troisième et en seconde. En première et en terminale, l’effectif est un peu plus important mais les élèves sont séparés la plupart du temps, compte tenu des options choisies.

Vous avez aussi de nombreuses activités extra-scolaires…

Oui, nous avons des activités sportives, comme le football, le tennis de table, le karaté, le badminton, le handball, le basketball, l’escrime… Une des caractéristiques de ce lycée est la qualité de nos équipements. Nous avons un auditorium de 220 places, avec une véritable scène de théâtre et un gymnase de 1000 m2 avec, à côté, un véritable terrain de sport avec sautoir et piste d’athlétisme. Nous avons aussi un club d’échecs et diverses autres activités aussi organisées grâce au recrutement de vacataires qui nous ont présenté leur projet qui doit être en accord avec les objectifs de notre projet éducatif. 

Quels sont vos projets en cours ?

Nos élèves sont très bons en langue et nous sommes  en train de mettre en place une certification en anglais, par l’intermédiaire d’une préparation au TOEFL, comme celle qui est déjà en place avec l’Institut Cervantès en espagnol. Nous renforçons également notre collaboration avec l’Institut autrichien pour l’allemand. Nous faisons un effort particulier sur l’anglais notamment pour mieux prendre en compte les familles anglophones : création de groupe pour « anglophones » ; activités en anglais

Je voudrais aussi mettre en avant des groupes d’anglais renforcé avec certaines activités en anglais.

Votre établissement possède une équivalence pour le premier baccalauréat hongrois et vous êtes en train de renforcer cette double intégration du lycée français de Budapest…

Je travaille dans deux directions. La première, qui tient à cœur au Service d’action culturelle et de coopération de l’Ambassade de France mais qui pose encore certains problèmes, est de rendre possible l’ouverture d’une section internationale en langue hongroise. Il faut trouver le personnel nécessaire en France pour valider les épreuves qui se feront en langue hongroise. La seconde est d’arriver à faire valider certaines épreuves de notre baccalauréat comme niveau supérieur en Hongrie. Le processus est déjà en cours, en mathématiques ou en physique dans la série scientifique par exemple.

D’une manière générale nous voudrions ouvrir encore plus notre établissement à l’international, car notre formation est très académique et permet non seulement d’entrer dans le système universitaire français mais aussi, en Suisse au Royaume-Uni, voire aux États-Unis.

Organisez-vous des rencontres d’anciens élèves et des Bals ?

Nous avons une association des anciens élèves et nous avons déjà organisé une rencontre qui a eu un grand succès et nous travaillons à développer cette tradition qui se met d’ailleurs en place dans beaucoup de lycées français à travers le monde. Depuis mon arrivée en 2010, nous avons organisé deux bals. Naturellement, nous prévoyons d’en  organiser un cette année aussi. C’est une tradition qui tient à cœur aux parents d’élèves hongrois et qui est très sympathique et très bien accueillie par tous. 

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