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Confessions en couleurs


By JFB - Posted on 13 décembre 2011

 

 

Exposition de Françoise Gilot

« La peinture est l’art de la fugue, la liberté » selon Françoise Gilot, une artiste devenue une habituée des musées et galeries de Budapest. Elle en est déjà en effet à sa sixième exposition à la Galerie Várfok, et a aussi été révélée au Musée des Beaux-Arts.

 


 

La galerie célèbre le jours de son anniversaire - le 90ème - qu’elle fête à New-York, avec des expositions simultanées à Chemnitz et à Budapest. Elle a partagé sa vie durant une dizaine d’années avec Picasso – leurs enfants Paloma et Claude ont hérité de leurs talents. Les oeuvres croisées de Françoise Gilot et de Pablo Picasso suscitent actuellement un regain d’intérêt à New-York. Cette grande artiste a eu un coup de coeur pour la ville de Budapest avant même d’y avoir séjourné. Cet attachement est né de sa relation avec son mentor hongrois, Endre Rozsda, qui fut son ami durant plusieurs décennies. Lorsque Françoise Gilot séjourna pour la première fois dans cette capitale d’Europe centrale – ses déplacements furent accompagnés par les caméras et les questions des journalistes sur sa vie. Mais elle a préféré parler de son art, de son autonomie – comme elle l’a expliqué en l’an 2000 au moment des expositions simultanées Gilot-Rozsda, commentées par Julia Cserba, historienne d’art. Françoise Gilot avait alors évoqué le milieu d’artistes qu’elle a toujours côtoyé. Toute jeune elle a en effet fréquenté des artistes tels qu’André Breton, Max Ernst, Henri Matisse et Alberto Giacometti. Aujourd’hui en longeant la rue Várfok, le visage de Françoise Girot réapparaît sur les affiches, avec les dessins de Rozsda. A l’entrée de sa galerie, Károly Szalóky accueille les visiteurs qui viennent toujours plus nombreux. L’été dernière, les responsables artistiques de cette galerie se sont rendus dans l’atelier parisien de Françoise Gilot où ils ont choisi ensemble les oeuvres destinées à l’exposition, décrite par Borbála Kálmán, historienne d’art. L’artiste a souhaité faire un choix plus varié, avec ses dessins et lithographies, afin de présenter autre chose que ses peintures déjà célèbres. A travers ces oeuvres moins connues, elle a réussi à mettre en valeur tous les atouts de cet art qui se caractérise par l’utilisation d’un papier noble. Tout a commencé dans l’atelier de Mourlot où elle fut la première artiste femme à être acceptée. «C’est l’esprit clown que je préfère, il faut faire des cabrioles» – comme elle l’indique dans le documentaire réalisé par Thierry Spitzer, diffusé à la galerie Várfok . Elle trouve une immense liberté en travaillant sur les monotypes. Elle intègre dans ses monotypes les collages cubistes. Ses corps en mouvement prennent forme grâce à une opposition des traits noirs et blancs. L’unité décorative des figures dansantes évoque de très loin la Danse de Matisse. En outre, ses figures découpées aux ciseaux forment des motifs aux frontières de l’abstrait et du figuratif qui reflètent l’harmonie entre la surface décorative et des formes gaies et variées – comme le mentionne Krisztina Passuth, historienne d’art. La saturation et l’équilibre de ses couleurs perpétuent les meilleures traditions de la peinture française - et puis, il y a la découverte de l’éternel univers de la Méditerranée.

Várfok Galéria, 1012 Budapest, Várfok u 11

du mardi au samedi de 11h à 18h, jusqu’au 14 janvier 2012

 Éva Vámos

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