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Mes flâneries hongroises


By JFB - Posted on 25 novembre 2011

De mes errances mystiques au cœur de Belváros

 

Je ne sais pas si la période des fêtes me rend particulièrement nostalgique de l'époque où je fréquentais plus assidûment les églises mais ma dernière balade m'a entraînée dans différents édifices religieux de Pest.

 


 

Mes pas m'ont d'abord menée dans l'église orthodoxe grecque de la ville, près de Vigadó tér, sur Petőfi tér exactement. De la rue, on remarque peu ce bâtiment, rénové par Ybl entre 1872 et 1874. A l'intérieur, l'iconostase est vraiment impressionnante et confère au sacré, même si j'ai peu d'expérience en la matière. Cette église fut construite pour et par la communauté grecque installée à Budapest mais fut utilisée par la congrégation orthodoxe russe lors de la période communiste. Elle reste aujourd’hui une pomme de discorde entre ces deux confreries.

En me dirigeant vers Március 15. tér, je passe devant le restaurant Száz Éves, installé depuis 1831 dans l'un des bâtiments baroques les mieux conservés de la ville, l'hôtel Péterffy. Le contraste entre cette maison et le millenium center juste derrière est insolite.

Sur la place Március15., je profite des derniers rayons du soleil sur une chaise qui semble effectuer une sorte de danse folklorique avec ses comparses. J’admire à travers une dalle de verre les restes d’une ancienne forteresse romaine, tout en trouvant dommage d’en voir si peu alors que ces ruines semblaient constituer un paysage tout à fait curieux au milieu de la ville.

Je flâne à travers le petit jardin en contrebas de l’église paroissiale de la ville dont la vocation contemplative me paraît tout à fait réussie et j’entre dans la plus vieille église de Budapest. Enfin, plus vieille, façon de parler, elle est le reflet exact de l’éclectisme de Pest. D’abord église romane au XIIIème siècle, elle fut ensuite gothisée au XVème. Les turcs la transformèrent en mosquée lors de l’occupation de la ville au XVIème siècle. Il reste d’ailleurs des traces de cette transformation sur le mur intérieur orienté vers la Mecque. Enfin, au XVIIIème, elle devint une église baroque.

En sortant, je passe par Piarista Köz en contemplant le passage grandiose et très géométriquement construit. Il abrite une petite galerie d’art, Árkádia Galéria, qui présente une sélection tout à fait intéressante.

J’emprunte Kígyó utca devant moi et j’essaie d’entrer dans Párizsi Udvar. J’avoue ne pas comprendre les horaires d’ouverture et de fermeture de cette galerie, mais quand elle est ouverte, y jeter un œil est obligatoire. Le travail architectural est fabuleux, le bâtiment extérieur et intérieur est finement ouvragé. Il est possible d’y prendre un café au Heaven coffee, un des nombreux concurrents du Starbuck, qui n’a malheureusement pas conservé le charme intérieur de l’édifice malgré de confortables fauteuils.

Je termine ma promenade sur Szervita tér où se dresse au numéro 3 un immeuble magnifique orné d’une mosaïque art nouveau au fronton (l’ancienne banque turque). Par curiosité, j’entre dans l’église des servites, petite église baroque sans prétention. Au numéro 5 se trouve une librairie musicale réputée, Rózsavölgyi) où les amateurs de musique classique dénicheront leur bonheur.

Quant à moi, je ne sais pas si cette promenade m’a rendue meilleure mais elle m’a mise d’excellente humeur et après tout, voilà tout ce que j’en attendais.

Juliette Monroche

 

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