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Expo: Degas-tól Picassóig et Vera Molnar/Cézanne


By JFB - Posted on 22 février 2010

«Cette chaîne, qui s’élève vers le nord en pente douce et retombe presque verticalement en plateau vers le sud, est un puissant plissement calcaire dont l’arête est l’axe longitudinal supérieur» écrivait Peter Handke dans La leçon de la Sainte-Victoire. La montagne hante écrivains et peintres depuis toujours. Au musée des Beaux Arts de Budapest, deux expositions présentent des approches différentes de la Montagne Sainte Victoire. Deux mondes, deux visions qui sont pourtant intimement liés dans les représentations. Les couleurs de la Provence revivent sur la célèbre toile de Cézanne: La Montagne Sainte-Victoire vu des Lauves de la collection du Musée Pouchkine de Moscou.

Cette montagne, c’était le lieu de ses escapades de jeunesse pour Cézanne. Une montagne un peu oubliée durant sa période parisienne avant qu’il ne revienne de plus en plus souvent jusqu’à elle. Cézanne s’est fait construire un atelier aux Lauves, près d’Aix, d’où il pouvait se consacrer à ses sujets de prédilection et à ses recherches picturales. Il a donné aux tableaux une sonorité jusqu’alors inconnue: la «géométrie de la couleur». A travers les représentations de la Montagne Sainte Victoire, de l’impressionnisme nous arrivons jusqu’à sa période constructiviste. Dans la conception de Cézanne, le bleu de la mer devient emblématique. Picasso avait aussi une toile de Cézanne qu’il aimait pour ce bleu.

Le motif de la Sainte-Victoire apparaît différemment dans les œuvres de Vera Molnar, notamment dans une série intitulée Sainte-Victoire Blues. Vera Molnar, artiste d’origine hongroise dont la peinture est abstraite et «d’obédience géométrique», s’est retrouvée un jour à Aix face à la Sainte-Victoire, qui correspondait à ses recherches sur les courbes Gauss. Une infinie série de variations est née de cette courbe métamorphosée en montagne. Le musée des Beaux Arts en présente plusieurs dont Sainte Victoire décomposée en 25 carrés. La toile inspiratrice de Cézanne est accrochée également au Musée avec, autour d’elle, uné selection de la splendide collection du Musée Pouchkine de Moscou. On y rend hommage aux deux Moscovites qui ont eu le génie d’acheter des chefs d’oeuvres souvent incompris à l’époque. C’était la grande époque du Bateau Lavoir. De Degas à Picasso, on passe en revue des toiles splendides : Tahiti vu par Gaugin, les célèbres Danseuses de Degas et les Saltimbanques de Picasso. On y découvre un portrait d’une grande beauté peint par Marie Laurencin et on la voit représentée avec le poète Apollinaire par le douanier Rousseau. Les Matisse étaient commandées directement par Sergei Stschukine. Lui et Ivan Morozov – deux grands industriels du textile – étaient des passionnés d’art dont les collections ont vite acquis un renom universel.

Éva Vámos

 

Degas-tól Picassóig et Vera Molnar/Cézanne

Szépmûvészeti Múzeum

Jusqu’au 25 avril tlj sf lundi de 10:00 à 17:30

XIVe arrt. Dózsa György út 41 

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