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Revue de presse


By JFB - Posted on 25 janvier 2010

BKV en grève

Budapest est restée paralysé pendant cinq jours après que la majorité des employés du BKV (Société des transports publics budapestois) ont cessé le travail le 12 janvier dernier. Ces derniers ont entamé un mouvement de grève car la direction souhaitait amputer leur salaire de 2x3% (revresés à des caisses d’assurance maladie et de retraite). Elle voulait en outre réduire de 6000 HUF le montant des chèques restaurant distribués aux salariés et de 45.000 HUF leurs primes de fin d’année. Ce sont tout d’abord les chauffeurs de bus qui ont entammé ce mouvement de grève, suivis par une partie des chauffeurs de tram et de trolley. Ainsi la majorité des bus, des véhicules n’a-t-elle pas circulé entre le 12 et le 17 janvier. Selon le Premier Ministre Gordon Bajnai, ce mouvement n’était pas une grève mais plutôt un chantage, car la société est déjà gravement endetté. Les grévistes sont tout de même parvenus à atteindre leurs buts: dimanche soir, la direction du BKV a finalement choisi d’accéder à leur demande. Cependant les conditions de cet accord ne sont pas encore fixées dans le contrat collectif, ainsi le syndicat des employés a-t-il déclaré que la grève était interrompue mais pas arrêtée.

C’est la première fois qu’une grève du BKV dure ainsi plusieurs jours. Cette interruption a permis à la société des transports publics d’économiser environ 50 millions de HUF par jour, sans toutefois compter les probables indemnisations dont elle devra s’acquitter auprès des détenteurs d’abonnement. L’arrêt des transports dans la capitale a par ailleurs causé d’importantes pertes économiques. La poste hongroise a dépensé quotidennement entre 1 et 2 millions de HUF pour assurer le transport de ses coursiers et celui de ses employés jusqu’à leurs bureaux. Elle a également remboursé les frais de ceux d’entre eux obligés d’utiliser leurs véhicules personnels jusqu’à leur lieu de travail. Certaines entreprises, comme la société pharmaceutique Richter Gedeon Nyrt, ont loué des bus afin d’acheminer leurs employés jusqu’à leurs bureaux. La chaîne de supermarché CBA a quant à elle mesuré une baisse de 10% de son chiffre d’affaire.

Entretemps, un mouvement de plus de 6000 personnes s’est organisé sur le site Web de réseautage social Facebook et sur le site Egyremegy (http://1rem1.com) pour que des automobilistes prennent des pitéons en autostop. Dimanche 17 janvier, le dernier jour de la grève, les propriétaires d’abonnement ont organisé une marche dans les voies de bus pour manifester leur mécontentement. Des cyclistes et plusieurs associations civiles les ont rejoint pour manifester quant à eux contre manque d’informations sur le taux de smog dans la capitale qui a dépassé la quantité tolérable à cause des changements météorologiques et l’augmentation du nombre de voitures en circulation. Les niveaux d’alertes ayant été franchis, la mairie aurait dû demander aux habitants de laisser leurs véhicules à la maison et d’utiliser les transports public, une alternative que les Budapestois n’avaient toutefois pas.

(HVG, Index, MTI, Napi Gazdaság, Népszabadság)

 

Explosion en centre-ville

Trois appartements ont été entièrement dévastés et deux étages du même immeuble manquent de s’effondrer suite à une explosion de gaz survenue le 8 janvier dans le Ve arrondissement de Budapest. Le propriétaire de l’un des appartements, un homme âgé, avait manipulé le système d’alimentation en gaz afin de réaliser des économies. Il est décédé à l’hôpital où il avait été admis suite à l’explosion. On ne dénombre aucun autre blessé grave mais les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de millions de HUF. Les habitants de l’immeuble ont tous dû quitter leur appartement pour deux semaines.

(HVG, MTI, Népszabadság, Népszava)

 

János Veres, vice-président de la BRED

Le premier Ministre Gordon Bajnai a proposé la nomination de l'ancien ministre des finances, János Veres, au poste de vice-président de la BRED, selon les informations du quotidien Népszbadsag. Lors de son départ du gouvernement Gyurcsány, suite à la démission de ce dernier en 2009, on lui avait alors promis un poste international.

Le MSZP avait déjà suggérer la possibilité pour János Veres de devenir commissaire européen, mais Gordon Bajnai a finalement nommé Lászlo Andor, qui est par ailleurs membre du directorat de la BRED.

János Veres n'avait pas de diplôme de langue jusqu'à l'année dernière. Il a donc dû passé un examen de niveau intermédiaire en anglais en octobre dernier.

C'est le président de la BRED, Thomas Mirrow, qui validera sa nomination.

(Source: Index, Népszabadság)

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