Echos et voeux pieux

Voici, sans parti pris aucun, quelques-uns des sujets évoqués au coin du feu depuis les fêtes. Faute de place, nos chroniques annuelles «des Russes et du gaz» et «fin de cavale» ont été reportées à l’année prochaine !

Voeux pieux

Le Président de la République de Hongrie, M. László Sólyom, a appelé les forces politiques à la réconciliation estimant que cette année 2010 offrait au pays, du fait des élections législatives du printemps, la possibilité d’un nouveau départ pour la politique et les affaires publiques. On ne saurait douter que cette année verra, en effet, de nombreux départs, ainsi que des retours inattendus sur la scène politique. Comment pourrait-il en être autrement, alors que certains membres du Fidesz attendent leur heure depuis si longtemps? En ce qui concerne les changements de fond, il est permis d’avoir quelques doutes. Il n’y a plus d’argent dans les caisses (même si certains magiciens vous trouveraient 200 milliards de forints pour les hôpitaux en moins de temps qu’il n’en faut pour dire «votez pour nous!» ) et, dans ce pays, il est difficile de gouverner tranquille sans ménager les sources de revenus des amis et de la famille. Pour le Président hongrois, ce sont les électeurs qui doivent prendre leurs responsabilités. Comment ? On ne sait pas bien... Probablement en remplaçant, sans hésiter, «bonnet blanc» par «blanc bonnet», néanmoins, depuis la nuit des temps, le citoyen moyen garde l’espoir qu’un jour ce pays, qui mérite mieux, trouvera sa place au sein des nations européennes. En attendant, tout le monde prépare la Présidence hongroise de l’Union européenne comme si de rien n'était. En Europe une seule politique: celle de l’autruche!

Baissera, baissera pas ?

On a beaucoup parlé du raffermissement du forint ces derniers temps. On ne peut pourtant pas dire que la situation soit au beau fixe. Lorsque Portfolio.hu titre (enthousiaste ou ironique ?) que «le cours du forint est resté stable trois jours de suite», on reste songeur. Est-ce vraiment une bonne nouvelle? Trois jours entiers! On se sent de suite prêt à investir! Pourtant, les choses vont plutôt mieux et le déficit budgétaire est encore plus réduit que ce que l’on espérait. Il faut souhaiter que la thérapie de choc pourra être maintenue. Prudents, les analystes de Goldman Sachs ne prévoient pas l’entrée de la Hongrie dans la zone euro avant 2015-2016, quelle surprise!

Supplique au futur Ministre des Finances

Tous les professionnels du secteur le pensent, l’Evénementiel reste un incontournable de la communication corporate. Bien sûr, le virtuel est toujours de rigueur mais comme le souligne François Kermoal dans le n°1569 de Stratégies ( le magazine qui fait rêver les PME) rien de tel que «les rencontres en vrai, à l’ancienne...»

Une tendance qui n’est pas sans poser problème en Hongrie où l’autorité fiscale entend bien taxer au maximum ce genre d’activités. De manière plus générale, pas d’incentive possible sans un bon conseiller fiscal et, même ainsi, tout est fait pour vous décourager d’organiser quoi que ce soit. La communication en Hongrie ressemble aux navettes spatiales soviétiques des films américains: un mélange de modernité et de bricolage. Comme il serait heureux qu’un vent de modernité balaie ces règles stériles pour les remplacer par de nouvelles qui, elles, tiendraient compte des réalités du monde d’aujourd’hui!

Xavier Glangeaud

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