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Revue de presse


By JFB - Posted on 02 novembre 2009

Mairie de Pécs vs Suez

Une société de gardiens de sécurité, employée par la mairie de Pécs, a occupé le siège de Pécsi Vizmû Zrt, le réseau de distribution d'eau de la ville détenu à 48,05% par le groupe français Suez Environnement. Ainsi, à partir du 5 octobre, les représentants de la société française se sont vu refusé l’entrée du bâtiment. Les dirigeants d’une nouvelle entreprise crée par la mairie, Tettye Forrásház Zrt., les ont en effet remplacés à leurs postes. Si Suez a pu regagner ses bureaux le 19 octobre, la nouvelle entreprise Tettye continue cependant de gérer la distribution de l’eau dans cette ville du Sud de la Hongrie.

Ces changements pour le moins brusques ont eu lieu après que la mairie de Pécs ait rompu le contrat, dont l’échéance était pourtant fixée à 2020, avec l’entreprise française. Le maire de Pécs, Zsolt Páva (Fidesz), explique cette décision, par ailleurs unanimement acceptée par le conseil municipal, par le fait que Suez proposait l’eau à un prix trop élevé. Zsolt Páva a porté plainte pour vol de biens publics et indélicatesse dans l’activité antérieure de Pécsi Vízmû Zrt.

«Suez Environnement dénonce la prise de contrôle illégale et violente par la municipalité de Pécs, dans la nuit du 5 octobre, et la mise en place d'une nouvelle société qui assure sans droits ni titres le service public de l'eau», a souligné le groupe français dans un communiqué publié à Paris. Après avoir reconquis ses locaux, Suez a aussi déclaré que l'entreprise Tettye utilisait illégalement les ordinateurs de l’entreprise, aussi bien que les données personnels des consommateurs. Le groupe a entamé des démarches judiciaires contre la ville et a précisé vouloir défendre ses droits par tous les moyens légaux à un niveau national et international. Pécs envisage de verser au groupe une indemnité de 2 à 5 milliards de HUF, tandis que Suez parle plutôt de 8 milliards de HUF.

Gordon Bajnai, en déplacement à Paris le 19 octobre, a déclaré, lors de entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, que le gouvernement hongrois jouerait le rôle de médiateur entre le groupe Suez Environnement et la ville de Pécs. Le Premier Ministre hongrois a déclaré qu’il respectait les entrepreneurs français pour avoir créer 60 000 emplois en Hongrie et qu’il avait trouvé «le procédé de la mairie inquiétant, inacceptable et non-européen». Il a ajouté qu’il ne traiterait pas le problème en tant qu’incident diplomatique franco-hongrois, mais plutôt en cherchant à garantir la sécurité légale des entreprises.

(Figyelő, Index, MTI, Népszabadság)

 

Premier procès en Slovaquie suite à la loi sur la langue

L’autorité de commerce slovaque, SOI, débute un procès contre la maison d’édition de l’hebdomadaire en langue hongroise publié en Slovaquie, Szabad Újság, à cause de ses affiches publicitaires allant à l’encontre de la nouvelle loi sur langue. Selon la lettre envoyée par l’autorité à Mediaimpress, «la publicité n’est pas rédigée en langue nationale comme la loi sur la langue n2009/359 du Conseil National de la République Slovaque l’oblige». Ainsi la maison d’édition encourt-elle une amende d’environ 1700 euros. L’enquête de SOI va à l’encontre des déclarations du Premier Ministre slovaque, qui a promis de ne débuter les procès suite à l’adoption de cette loi qu’en 2010. Les affiches du journal ont testé de cette façon l’exécution de cette nouvelle loi avec le slogan: «La nationalité du lecteur? Ce n’est pas un obstacle si vous comprenez ce que vous lisez!»

(Index, HVG, Magyar Nemzet, MTI)

 

Carte sociale à Monok

La mairie de Monok a choisi de verser 60 % des allocations sociales via une carte spéciale que les usagers pourront utiliser de façon similaire à une carte bancaire afin de payer des services et des produits définis par la municipalité. Le maire de la ville, Zsolt Szepessy, souhaite ainsi contrôler l’utilisation de l’argent versé. Par exemple les utilisateur ne pourraient pas dépenser cette part des allocations en alcool ou en cigarettes. Les bénéficiaires de ces allocations recevront le reste de la subvention en argent liquide. Environ 500 municipalités souhaitent suivre l’exemple de la municipalité de Monok et 19 ont déjà décidé d’adopter ces mesures.

L’organisation civile Újkorcsoport, dont la sociologue Zsuzsa Ferge, spécialiste de la question de la pauvreté, fait également partie, s’est opposé à ce nouveau système dans une lettre publique adressée à l’ombudsman des droits civils, Máté Szabó. Les signataires de cette lettre déclarent que la carte stigmatise ses propriétaires. Selon les experts interviewés par le quotidien Népszabadság, l’introduction de cette carte est une violation de la constituion hongroise car les mairies ne procèdent pas seulement au virement des sommes relevant des allocations municipales, mais aussi de celles versées par l’État.

(Népszabadság, Népszava, Világgazdaság)

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