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Baguettes ou fourchette ?


By JFB - Posted on 18 mai 2007

Alors qu'un milliard de Chinois connaissent le nom du plus grand poète hongrois, Sándor Petõfi, il était temps d’ouvrir l’Institut Konfucius à Budapest le 7 décembre 2006. Le JFB a rencontré la directrice adjointe nouvellement nommée de l’institution popularisant la langue et la culture chinoises, Vera Guo Xiaojing.

Tout le monde connaît Mademoiselle Xiaojing en tant que Vera Guo. Elle a reçu le prénom hongrois “Vera” de son professeur de hongrois en Chine où elle a choisi cette langue lointaine par pure curiosité. Auparavant, elle avait déjà entendu parlé de Kodály, de Liszt et bien sûr de Petôfi, dont les oeuvres sont traduites par un célèbre poète chinois, mais elle n’est venue en Hongrie qu’en 2005 pour faire son PHD (doctorat) à la faculté hongroise de l’Université ELTE. Deux ans plus tard, elle devenait la directrice adjointe de l’Institut Konfucius.

Vera Guo raconte que malgré la grande distance culturelle et géographique entre la Hongrie et la Chine, les Chinois ne mélangent jamais Bucarest et Budapest comme beaucoup d’étrangers le font. Deux frères comédiens très populaires en Chine, qui s’appellent Buda Chan et Pest Chan, prénoms originaux que leur mère leur a donnés alors que leur père séjournait à Budapest au moment de leur naissance, ont ainsi répandu le nom de la capitale hongroise. Cependant, les Hongrois, surtout les jeunes qui ont grandi après le changement de régime, connaissent peu la République Populaire de Chine. En 1989 les relations entre la Hongrie et la Chine se sont distendues et la présence chinoise s’est alors limité à la vie économique. Depuis, la Chine a reconnu qu’il fallait équilibrer sa croissance annuelle économique de 10% avec une présence et une influence culturelle plus signficatives. Ainsi, en 2005, la Chine a commencé établir des Instituts Konfucius à travers le monde. En deux ans, ce sont plus de 130 instituts qui ont ainsi été créés !

Le nouvel Institut Konfucius de Budapest, qui s’installe actuellement à l’Université ELTE (4 Múzeum Krt., 5e arrt.), propose des programmes gratuits non seulement pour les étudiants, mais pour tout ceux qui s’intéressent à la culture chinoise. «Bien que nous n’ayons pas encore de bâtiment séparé, nous cherchons à suivre l'exemple de l’Institut Français, notamment dans le principe d'une programmation polyvalente», reconnaît Vera Guo. L’exposition de photos sur Pékin, les présentations des sinologues et les projections de film chinois sous-titrés en anglais ont connu un très grand succès dès le début et, lors de la célébration du nouvel an de la Lune, le public a dû assister au spectacle debout car il n’y avait plus de place dans la plus grande salle de l’ELTE pourtant capable d'accueillir plus de 300 personnes.

De plus, en septembre l’année de la culture hongroise va débuter en Chine et l’Institut Konfucius participe à son organisation avec le gouvernement hongrois. En échange celui-ci va inviter en Hongrie la troupe de l’opéra national chinois célèbre pour la signification précise attribuée à chaque mouvement du corps et aux mimiques des acteurs. Vera Guo explique que la popularisation des traditions anciennes est non seulement importante pour faire connaître la culture chinoise à l’étranger, mais aussi pour transmettre aux expatriés chinois (environ 17000 personnes en Hongrie qui, parfois, ne se sentent plus vraiment chinoises) les traditions et coutumes ancestrales chinoises.

Judit Zeisler

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