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Soharóza

La nouvelle saison au Trafó commence en coup de tonnerre

Tabu kollekció est un spectacle transgressif et jouissif présentant des costumes à couper le souffle animés par un chœur expérimental sur fond de musique électro-pop. Bien plus qu’un  „défilé-concert”, c’est une vraie expérience sensorielle que proposent Dóra Halas et Fruzsina Nagy.

La France à l’honneur au Palais des Arts (Müpa) de Budapest

„La raison d’être du  Festival „Passerelles en Europe” est de nous faire goûter aux saveurs de tel  ou tel pays d’Europe...Et bien, s’agissant de saveurs, c’est la France qui me vient immédiatement à l’esprit.

Tout d’abord, peut-être, par son Beaujolais, ce vin rouge à déguster avec un bon fromage... Car, comme l’on sait, la France offre plusieurs centaines de fromages différents! Ou encore avec une délicieuse soupe de poissons accompagnée de cette inimitable baguette.

Pourquoi les Français ont-ils un goût si raffiné pour tout, tout ce qui sort du commun, et qu’ils nous présentent avec un tel art?

Il en va ainsi de la littérature, et je ne saurais que recommander à celles et ceux qui apprennent le français de lire et d’apprendre par coeur quelques poèmes de Paul Verlaine .

Et, bien sûr, la musique qui regorge de couleurs et d’harmonies toutes en finesse, à l’instar de la gastronomie et de la poésie!”

Hanna Kürthy et son univers merveilleux et joyeux

Hanna Kürthy a parcouru le monde de l’ancienne chapelle royale de Senlis - où elle a exposé ses toiles à l’inauguration de la Fondation Cziffra – jusqu’à Budapest.  Très jeune elle a eu des récompenses à travers le monde : de Tokyo à Paris. A Budapest c’est le nouveau Café Szamos inauguré tout récemment, décoré par le cheval au galop de Hanna sortant de l’univers merveilleux des légendes et des contes populaires hongrois. Préparant une grande exposition on voit au Café quelques-unes de ses toiles représentant  des lieux  emblématiques de la ville dont le Parlement  - et cela se trouve juste en face du Parlement. Nous avons rencontré l’artiste en ce lieu prestigieux  et dans son atelier plein soleil.

Une nouvelle initiative francophone à l’Université catholique Pázmány Péter

Rencontre avec Anikó Ádám

Depuis de très longues années, il y avait un rêve dans les milieux intellectuels hongrois ‒ c’était d’avoir  une université francophone. A l’initiative de l’Université catholique Pázmány Péter, certaines de ces aspirations  semblent se  réaliser au sein du Département de Français. Rencontre avec la directrice du Département,  Anikó Ádám.

Festival Résonances

Rencontre avec Stéphane Kalla Karim

Le Festival Résonances est une sorte de prélude aux nouvelles modalités de l’enseignement du français prévues pour la rentrée en Hongrie à l’Université Pázmány. Un forum économique avec une large participation a introduit le Festival en présence de cinéastes et universitaires, suivi des Classes de  Maîtres à l’Université catholique Péter Pázmány. Rencontre avec Stéphane Kalla Karim, professeur de philosophie et de français langue étrangère à l’Université (2012-2014 et 2015-2016).

Le perroquet de Budapest

Rencontre avec André Lorant à l'Institut Français de Budapest

Le perroquet de Budapest", titre du livre d'André Lorant se réfère à une tapisserie faite par la mère de l'auteur redécouverte lors d'une visite à Budapest. André Lorant qui a émigré en 1957 de la Hongrie est devenu universitaire reconnu en France. Après des dizaines d'années; il rentre en Hongrie, décide de renouer avec sa jeunesse et il écrit le roman de sa vie. Le livre écrit en français est très apprécié par le public et la presse francophones mais pour qu'il retrouve son public hongrois il a été traduit et publié en hongrois et présenté à l'Institut français de Budapest autour d'une table ronde. Nous avons rencontré l'auteur à l'issue de la table ronde.

JFB: Vous nous conduisez avec nostalgie dans le monde d'hier de Mittel-Europa - évoqué par Stefan Zweig et plusieurs autres écrivains célèbres de cette région devenue mythique. Quel est le milieu social dont vous êtes originaire et quelle est son importance?

André Lorant: La conscience de mes origines ne s'est pas imposée tout faite à moi. Mes efforts de redécouvrir mon passé, d'abord dans "Le perroquet de Budapest" (éd. Viviane Hamy, 2002 et 2006), puis dans "A budapesti papagáj", pendant que je relisais l'excellente traduction de Mihályi Zsuzsa, m'ont considérablement encouragé à me faire une idée plus précise de l'histoire de mes grands-parents.

L’Orchestre du Festival et le Lycée français de Budapest au diapason pour agir ensemble au service d’un idéal commun

Chronique d'une coopération exemplaire

Au-delà de leur mission première de diffusion de la musique, le chef hongrois Iván Ficher et sa formation, l’Orchestre du Festival de Budapest (BFZ), se sont assigné une tâche encore plus importante: rapprocher à travers la musique les différentes cultures et les différentes couches de la société, aller porter la musique au-devant des différents milieux, notamment des jeunes. Une mission qui se traduit au quotidien par une multitude d’actions dont l’un des temps forts est le spectacle TérTánc/DancingOnTheSquare, concert public dansant, qui se tient chaque année au début de l’été sur la place des Héros de Budapest (1). Tandis que l’orchestre interprète une oeuvre du répertoire classique, 500 jeunes venus des quatre coins de la province, pour la moitié des enfants roms ou issus de milieux en difficulté, dansent sur la place.

Michael Haydn et Mozart: deux amis de Salzbourg

célébrés dans un même concert à Budapest

De cinq ans le cadet de Joseph, Michael Haydn ne jouit pas, loin de là, de la même célébrité que son frère. Certes, l’oeuvre que nous a laissé Joseph Haydn le place au rang des plus grands dans l’histoire de la musique. Malgré tout, il ne faudrait pas que la gloire de l’aîné fasse pour autant oublier les qualités du cadet. Car Michael Haydn fut à l’époque un compositeur hautement apprécié. Ami de Mozart, il fut entre autres le professeur de Weber et de Diabelli. Mozart qui fit le plus grand éloge de ses compositions. Notamment dans le domaine de la musique religieuse (1).

Si Paris m’était conté...

à propos de la sortie - en hongrois- d’un nouvel ouvrage sur Paris

"Rajoutez deux lettres à Paris et vous aurez le Paradis” disait Jules Renard. Boutade habile, certes, mais exagérée. Si Paris peut faire l’objet de mille comparaisons parfois des plus flatteuses, ce n’est  pas au „paradis” que je penserais pour la qualifier. Car, en regard des nombreuses déclarations d’amour dont elle peut se flatter, Paris peut également faire l’objet de critiques, parfois dures et amères. Quoi qu’il en soit, aimée ou tenue en aversion (...jalousée?...), voilà une ville qui ne laisse pas indifférent. S’il fallait dresser un catalogue des ouvrages consacrés dans le monde à Paris, celui-ci occuperait sans nul doute plusieurs volumes bien épais. Les ouvrages disponibles en langue hongroise n’étant pas en reste. Mais pour combien d’ouvrages de réelle qualité?  Parmi ceux récemment parus, je citerai la touchante confession de Kati Marton „Párizs, szerelmeim története” („Paris, ville de mes amours”) , véritable déclaration d’amour (1).

Un ouvrage qui occupait jusqu’ici la première place sur mes étagères...  Jusqu’à ce que parût le livre de Nóra Sediánszky „Tékozló Párizs – Városnapló öt tételben” („Paris prodige. Journal en cinq mouvements”).(2) .. A  ma honte, j’avoue n’avoir su que peu de choses sur l’auteure, avant de l’entendre sur les antennes(3). Sinon que, dramaturge, nous lui devons plusieurs mises en scène et traductions. Et aussi que son père, ancien animateur de radio, fait partie des personnalités les plus en vue dans le monde des médias hongrois.  Des parents francophiles et francophones... Qui, à la longue, auront fini par lui insuffler leur amour pour mon  pays, du moins pour ma ville natale.  Et c’est tant mieux!

Censure

 

Comme l’a bien montré le regretté Bruno Neveu dans son grand livre sur la condamnation romaine du Jansénisme(1), la censure est un objet d’une grande complexité impliquant de nombreuses questions d’ordre aussi bien juridique que théologique. Si l’on a assisté au tournant des XVIIème et XVIIIème siècles à une progressive laïcisation de la censure, le contrôle ecclésiastique cédant le pas à la surveillance étatique, l’un des mots d’ordre de tous les mouvements révolutionnaires : abolition de la censure semble toujours devoir rester lettre morte. Objet complexe, la censure est aussi un objet protéiforme, en perpétuelle métamorphose.

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