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L’exposition de Mátyás Oláh au FUGA à Budapest

Voilà une exposition à ne pas manquer tant la maîtrise de cet artiste est grande (époustouflante même), il parvient à nous dire aussi bien son émotion que son rire, la mort que la vie et même les « civilisations » et ce avec une maîtrise absolue quel que soit le support qu’il utilise, ce n’est pas une exposition, c’est à lui, tout seul, un festival qui fait se rencontrer la pierre gravée, le pastel, la peinture à l’huile et les collages.

Le rire, ses épigrammes peints posés en série et qui disent aussi la quiétude du rire : le sourire car son rire n’est pas bruyant, seulement illustration de jeux de mots ( en hongrois) illustrés avec maestria ; sa douleur se perçoit dans le « n’oubliez pas » de ce que furent nos guerres nationalistes, tant en peinture qu’en montages photographiques très dadaïstes, photos où la mort domine, quant à l’émotion, elle se fait vie par des personnages stylisés mais qui révèlent l’âge, le temps qui passe et même la dissolution de cette existence éparpillée et que l’on sent prête à renaître, se re-composer, même si la grisaille s’empare alors de l’œuvre telle un questionnement ; « se re-composer  mais comment ?». Le doute, là, s’installe mais il reste dans « vivant ».

Un concert franco-hongrois dans l’Hôtel Erdődy au Château de Buda

Le 10 mars dernier un concert exceptionnel a eu lieu Salle Bartók dans l’Institut de Musicologie de l’Académie des Sciences de Hongrie, au Château de Buda. Ce lieu mérite une attention particulière, puisqu’il s’agit de l’hôtel particulier de la famille Erdődy, grande famille d'aristocrates hongrois. Le bâtiment baroque, commandé par le comte György Erdődy, a été construit en 1750, sur les plans de l'architecte Máté Nöpauer, et achevé en 1796. Beethoven y séjournait souvent comme ami de la famille et il a dédié deux de ses trios à la Comtesse Erdődy. Au début du XXe siècle, le baron Hatvany-Deutsch, éminent mécène des arts a racheté l’hôtel et l'a fait reconstruire en style néo-baroque. Après la Seconde Guerre Mondiale, une école de musique a fonctionné dans ces locaux jusqu’à ce que le Conseil Municipal de Budapest décide d’y installer, en 1969, l'Institut d'Études Musicologiques de l'Académie des Sciences de Hongrie.

Des dessins de chevaux de Hanna Kürthy

Alors qu’elle était invitée par la Fondation Cziffra, Hanna Kürthy, femme peintre du mouvement, se baladait en forêt de Chantilly, lorsque fut à la fois surprise et émerveillée par une cavalcade, un envol, dira-t-on, de chevaux.

Des dessins de chevaux, combien n’en a-t-on déjà vus ? D’ailleurs ne sont-ils présents dans les grottes datées de 15.000 ans avant notre ère (Lascaux), Vinci ne nous en fit-il de merveilleux croquis, Dürer des gravures sur bois étonnantes, Picasso et autres petits maîtres ou grands s’y sont – permettez l’expression – « attelés » .

L’exposition de Judith Klein à Budapest

« Les voyages forment la jeunesse » dit-on en France , mais ici l’on devrait remplacer le mot jeunesse par genèse, naissance d’une peintre aimant la couleur et la travaillant, la sculptant, armée ( parfois d’un pinceau ) le plus souvent de ciseaux de toutes formes, formats et même couleurs, auxquels elle ajoute, avec maestria, cutter, mètre ruban et bien évidemment colle.

Le nouveau film de Serge Bozon avec Isabelle Huppert en avant-première à Budapest

Lors de la 8ème édition des Journées du Film Francophone en Hongrie, le nouveau long métrage de Serge Bozon, Madame Hyde a été projeté en avant-première. Ce film, inspiré du roman de Robert L. Stevenson, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et M. Hyde, suit l’histoire de Mme Géquil, interprétée par l’actrice Isabelle Huppert. Professeure de physique dans un lycée professionnel de banlieue, elle n’est respectée ni par ses élèves ni par ses collègues. Mais brusquement tout change lorsqu’elle est foudroyée par un choc électrique dans son laboratoire. Sa personnalité se métamorphose et une énergie nouvelle et mystérieuse la possède désormais.

Réalisateur, comédien et critique de cinéma, Serge Bozon est venu à Budapest pour l’avant-première de son film Madame Hyde au cinéma Toldi lors de ce mois de la francophonie.  Nous l’avons rencontré à l’issue de la projection.

 

Musique: Amadeus le bien-aimé à l’honneur sur les bords du Danube

Journée Mozart

Le public mélomane de Budapest connaît bien ces marathons organisés depuis maintenant plus de 10 ans, consacrés chaque année à un compositeur donné. Une initiative qui, pour notre bonheur, fait des émules, avec cette journée Mozart qui vient de se tenir dans les locaux de l’Académie de Musique (Zeneakadémia). Une journée organisée à l’initiative des membres de l’ensemble Concerto Budapest et de leur chef András Keller, à laquelle étaient associées deux autres formations: l’ensemble Orfeo et l’Orchestre de chambre Franz Liszt. Trois formations que nous avons déjà souvent eu l’occasion d’entendre et d’apprécier.

Falstaff de Verdi à Budapest: une facétie rondement menée par un Iván Fischer complice

De Verdi, Rossini disait que s’il excellait dans le drame, il n’était pas fait pour l’opéra bouffe. Ce qui n’empêchait les deux hommes d’éprouver une profonde estime mutuelle. Préjugé ou jugement fondé ? Force est d’avouer  que, pour notre part, nous tendions jusqu’ici à partager le sentiment de Rossini (1). Du moins à l’écoute ici ou là de brefs extraits de son Falstaff. Mais de brefs extraits seulement et jamais l’œuvre dans son intégralité. Bonne raison pour saisir l’occasion offerte par cette représentation. Et ce d’autant qu’elle était animée par Iván Fischer, dont il serait superflu de rappeler les qualités en la matière.

Jusqu'à la garde

Un film et une activiste qui s’inscrivent dans l’ère du temps

C’est dans l’amphithéâtre de l’institut Français, que le film “Jusqu’à la garde” a été projeté samedi dernier.

Le film débute par un jugement dans une salle de réunion d’un palais de justice. Miriam (Léa Drucker) et Antoine (Denis Ménochet) sont en plein divorce et il est question de la garde de Julien.  C’est la garde exclusive que la mère demande pour protéger son fils. Le juge est perdu entre les arguments de la mère dénonçant les harcèlements dont elle-même et les enfants sont victimes, et ceux du père, qui semble être dans l’incompréhension et revendique son droit de voir son fils. C’est finalement la garde partagée qui va s’imposer.

Jeune femme

Inauguration de la 18ème édition du Festival de la Francophonie 

L’Institut Français accueillait les journalistes lors d’une Conférence de presse pour annoncer l’arrivée prochaine du mois de la Francophonie. Pour l’occasion nous avons vu le  film d’Albert Dupontel, Au Revoir Là-Haut, récompensé récemment par 5 César, qui donnait un riche avant-goût du programme de ce festival. Dans cette continuité, la 18ème édition du Festival de la Francophonie et la 8ème édition des Journées du Film Francophone furent inaugurées le 28 février 2018 au Corvin Mozi, où la projection du film de la jeune réalisatrice et scénariste française Léonor Serraille, Jeune Femme, ouvrait le bal.

Ce film raconte l’histoire de Paula, jeune femme de presque 30 ans qui vient de vivre une rupture avec l’homme pour qui elle a tout quitté il y a 10 ans de cela. Après une longue absence, un chat sous le bras, sans un sou et sans amis, elle tente de refaire sa vie au fil de ses rencontres à Paris.

Le Stabat Mater de Dvořák en concert à Budapest: un chef d’œuvre empreint d’émotion

Initialement composé pour solistes, chœur et piano, le Stabat Mater de Dvořák fut créé à Prague - dans sa version orchestrale - en 1880. Sa composition est étroitement liée à un drame familial: la perte coup sur coup de trois de ses enfants (1). Il s’agit là de sa première œuvre sacrée, qui contribua à le faire connaître sur la scène internationale (2).  Dvořák avait alors 39 ans. On peut effectivement parler d’un coup de maître, sans nul doute l’un des sommets du genre. A notre sens supérieur au Requiem qu’il allait composer treize ans plus tard... Une œuvre empreinte d’une grande émotion, et l’on comprendra qu’il y a de quoi. „Confiée plus aux voix qu'à l'orchestre, mais jaillissante et spontanée même dans l'affliction, une œuvre atteignant ainsi une grandeur universelle.”(3)

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