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La ville Lumière et ses influences magyares

Du 26 octobre au 26 novembre, la galerie Judit Virág accueille l’exposition Paris-Budapest. Y sont présentés de nombreux tableaux de célèbres peintres hongrois ayant été influencés et charmés par la capitale Française au début du 20ème siècle.

Paris est une fête” disait Hemingway ! Quel endroit merveilleux que ce Paris du début du 20ème siècle, que ce Paris de la Belle époque ou encore des Années Folles. Cette capitale a toujours su accueillir les artistes. De toutes les nationalités. Italiennes, américaines, espagnoles...Hongroises aussi. En effet, peu aujourd’hui connaissent la relation étroite, fusionnelle entretenue entre Paris et Budapest de la fin du 19ème à la sortie de la seconde guerre mondiale. Beaucoup d’artistes Hongrois ont séjourné dans la ville Lumière. Ils n’y ont d’ailleurs pas fait qu’y séjourner. Ces avant-gardistes ont largement contribué à l’effervescence culturelle parisienne. Il était temps de leur rendre hommage.

Une première française à l’Opéra de Budapest: Les Huguenots de Meyerbeer

Curieux personnage que ce Meyerbeer. L’un des compositeurs tout à la fois les plus contestés et les plus populaires de son époque. Voué aux gémonies par Mendelssohn et Schumann, porté aux nues par Liszt et Berlioz. Admirateur et ami de son contemporain Rossini, condisciple de Carl Maria von Weber (1), on dit qu’il inspira entre autres Wagner qui ne se priva pourtant pas de l’éreinter non sans une virulente pointe d’antisémitisme. Même ses critiques les plus déchaînés ne furent pas totalement exempts de louanges à son égard, tel Schumann qui, tout en considérant Les Huguenots comme une pitoyable médiocrité, n’hésita pourtant pas à exprimer son admiration pour tel passage (Duo de la Saint-Barthélémy, également envié par Berlioz). Allez donc savoir!

Concert à l’Institut Français: Les slashers

La musique était à l’honneur à l’Institut Français en ce vendredi 20 octobre. Le groupe des “Slashers” y a joué pendant une heure et demie. Jazz, Funk, chansons anglaises, françaises et hongroises: les artistes nous ont régalés.

Entendre le soir de la bonne musique, c'est accorder un juste dédommagement aux oreilles pour tout ce qu'elles ont à souffrir pendant la journée ”. Cette citation de Pierre Marc Gaston de Levis, qui a bien deux siècles, s’accorde parfaitement à notre époque assez agressive auditivement. Nos oreilles sont en effet attaquées toute la journée. Elles méritent d’être stimulées autrement que par des klaxonnements ininterrompus ou par les marteaux et autres scies circulaires utilisées en face de chez nous pour des travaux. Place à de la musique, de la vrai musique et de la bonne musique. 

Rodin, un génie taillé dans la pierre

Ce 17 octobre à l’Institut Français, l'amphithéâtre affichait complet. Quinze minutes avant le début du film. La raison ? La projection du film “Rodin” qui évoque la vie du célèbre sculpteur, en présence de Jacques Doillon le réalisateur. On comprend l’engouement suscité.

Budapest comme vous ne l’avez jamais vu

Budapest est sans conteste l’une des plus belles villes d’Europe si ce n’est du monde. Cette cité aux centaines de musées, aux édifices prodigieux et à la cuisine succulente accueille des millions de touristes chaque année. Nombreux parmi eux ont acheté un guide pour faire le tour de la capitale magyare. Certains d’entre eux possèdent peut être l’ouvrage de Duncan J.D. Smith intitulé “Budapest sans pareil”. Pour eux, le séjour sera probablement plus insolite et unique que pour les autres touristes. Explications.

Duncan J.D. Smith est à la fois historien, photographe et écrivain-voyageur. Pour les deux premiers qualificatifs pas de soucis. Le troisième laisse plus perplexe. Que peut bien faire Duncan J.D Smith en tant qu’écrivain voyageur ? Précisément ce que le terme désigne. Cet auteur a raconté ses expériences personnelles, ses voyages à travers les continents et les a retranscrits dans de nombreux ouvrages. “ Budapest sans pareil” en est un et fait partie d’une collection créée par l’auteur lui-même nommée “Only in” (Seulement à). Que ce soit à Paris, Londres ou encore Boston, cet écrivain voyageur, cet explorateur ou tout simplement cet homme passionné a tenté de nous révéler les lieux insolites, spécifiques de chaque ville où il s’est rendu. Les lieux ignorés aussi.

Le dernier jour d’un(e) condamné(e) d’après le roman de Victor Hugo

Procès à charge de la peine de mort

Production : Compagnie L’Embellie Turquoise

Interprétation : Lucilla Sebastiani

Représentations :

le 9 octobre au Lycée Français Gustave Eiffel de Budapest

le 10 octobre à l’Institut Français

Le 9 et le 10 octobre marquaient respectivement l’abolition de la peine de mort en France et la journée internationale de lutte contre la peine de mort. L’occasion était trop belle de marquer le coup. Ainsi, la compagnie théâtrale professionnelle “L’Embellie Turquoise (1)” était invitée à jouer la pièce adaptée du roman de Victor Hugo “Le dernier jour d’un condamné” à l’Institut Français le 10 octobre.

World Press Photo : la liberté d’expression comme message, la photographie comme vecteur

Du 21 septembre au 23 octobre, le musée ethnographique accueille l’exposition “World Press Photo 2017(1). Parmi les 80408 clichés venus de 126 pays, une centaine d’images ont été sélectionnées par les membres du jury de ce célèbre concours annuel honorant la photographie de presse.

Habituellement destiné à faire connaître les modes de vie traditionnels des populations hongroises, le musée ethnographique se transforme. Rassurez-vous pas architecturalement, il n’en n’a pas besoin. Que peut-on rajouter ou enlever pour le rendre plus magnifique ?! Rien. Il se transforme car il accueille, l’espace d’un mois, les photographies primées du concours mondialement connu World Press Photo.

Péter Korniss, mémoire vivante

Du 29 septembre au 8 janvier, la Galerie Nationale Hongroise accueille l’exposition “ Mémoire continue “. Celle-ci retrace le travail de Péter Korniss, maître de la photographie, du début des années 60 à nos jours.

Péter Korniss est un photographe accompli et reconnu. Pour ceux qui en douteraient, ses clichés exposés à la galerie Várfok (1) courant octobre le prouvent. Une seule galerie semble insuffisante pour contenir son génie.

De ses débuts dans le magazine féminin hebdomadaire “ Nők Lapja” (Le Journal des Femmes) à aujourd’hui, il a reçu de nombreuses récompenses dont notamment le prix Kossuth, considéré en Hongrie comme le plus prestigieux dans le domaine culturel. L’exposition est une sorte de cadeau, de don fait à la Galerie nationale. Nous sommes tous invités à aller admirer ce travail de toute une vie.

Budapest: quand tourisme et culture font bon ménage

Conférence de presse ART MARKET 2017

Il est désormais devenu un lieu commun de citer Budapest comme l’une des villes d’Europe les plus en vogue auprès des touristes. Centre touristique, certes, mais aussi centre culturel. Il nous suffira de mentionner sa bonne demi-douzaine d’orchestres de stature internationale, dont l’Orchestre du Festival d’Iván Fischer (BFZ) considéré comme l’une des meilleures formations au monde. Orchestres se produisant dans au moins autant de salles, dont le merveilleux auditorium du Palais des Arts (Müpa), équivalent, toutes proportions gardées, de notre Philharmonie. Sans parler de sa vie théâtrale servie par des troupes de haut niveau. Ni même de son Opéra qui offre désormais des productions de qualité, au demeurant très appréciées des visiteurs étrangers de passage.

Ágnes Polónyi, harpiste: “ La musique est pour moi une sorte de méditation”

Créé en 1983, l’Orchestre du Festival de Budapest jouit d’une réputation mondiale. Récompensé en 1998 d’un Gramophone Award (l’une des distinctions les plus prestigieuses récompensant un orchestre) suite à l’enregistrement du “ Mandarin Merveilleux ” de Bartók, il se produit à ce jour partout dans le monde, enchantant tous les amoureux de la musique classique. La harpiste de l’ensemble se confie au JFB.

JFB: À quel âge avez-vous commencé l’apprentissage de la harpe ? Vos parents étaient-ils eux aussi musiciens ?

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