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Edito

» Représenter l’irreprésentable «

Quand la chronique du cinéma est à la une

Chères lectrices, chers lecteurs,

Cette année, la grande révélation au Festival de Cannes - c'était un film hongrois, Le Fils de Saul, le film de László Nemes qui a remporté  le Grand Prix du Festival ainsi que le prestigieux prix FIPRESCI des critiques de cinéma.

Le film représente un chapitre mal connu de l’horreur des camps de concentration – et cela par un approche unique dans la représentation de l’Holocauste au cinéma. C’est un jeune réalisateur qui a passé la moitié de sa vie en France, mais retourne en Hongrie pour raconter l’extermination des Juifs Hongrois, dans un nouveau langage cinématographique elliptique et centré sur les visages.

La relation Homme/technologie en question aux Abattoirs de Toulouse, œuvres hongroises incluses

À l'occasion de l'exposition Suspended Animation, À corps perdu dans l'espace numérique, les Abattoirs, lieu emblématique de la vie culturelle toulousaine, hébergent jusqu'au 26 novembre 2017 des créations aux supports divers. Plusieurs travaux d'artistes magyars sont accrochés sur les murs du musée. Questionnant le postulat antithétique d'une « réalité virtuelle », Suspended Animation contraint ses spectateurs à faire face aux absurdités des nouvelles technologies.

Sándor Erdei et le combat de la caricature hongroise

Le centenaire du caricaturiste hongrois Sándor Erdei fut célébré à la Maison de la Presse autour d’une exposition de son œuvre. Cet événement est l’occasion de se pencher sur la situation de la caricature dans le pays, sa présence, son impact et sa liberté.

Lire entre les lignes

Le talent de dessinateur de Sándor Erdei se révèle très tôt. Né en 1917, il réalise ses premières caricatures à l’âge de 15 ans et gagne de l’argent en vendant ses créations dans son village. Son éducation artistique commence aux Beaux-Arts de Belgrade, où il est l’élève d’un des plus grands peintres de la Yougoslavie, Petar Dobrović, de 1937 à 1940. Puis ce sera les Beaux-Arts de Budapest en 1941, sous la tutelle du peintre István Boldizsár, où il consolidera sa technique. Sa carrière est lancée à la fin des années quarante, lorsque le journal Grimasz publie ses premières caricatures. Il travaille ensuite pour le quotidien Szabad Nép, puis pour l’hebdomadaire littéraire et culturel Élet és Irodalom.

Le destin de Rajvinder Singh

Et ses poèmes incarnant la tolérance  

C’est à la maison des écrivains de Budapest que le poète Rajvinder Singh a donné rendez-vous au public. Ses poèmes existent déjà en anglais et en allemand. Cette fois-ci, ses œuvres littéraires sortent en hongrois en attendant la traduction française.

Versant autobiographique

C’est en tant que « Stiefmuttersprache », (langue belle-mère) que Rajvinder Singh a adopté l’allemand. Le poète et écrivain d’origine indienne a quitté sa terre natale à l’âge de 16 ans lorsque son père l’a mis à la porte, alors que Rajvinder Singh s’opposa à lui. Son père issu d’une famille aisée voyait son premier fils, chainon fondamental de la famille, exercer le métier de médecin. Contrairement à la tradition indienne où le premier fils doit réaliser les vœux du père, Rajvinder, du haut de ses 16 ans rêve d’une carrière littéraire. Il part pour la Hollande avec l’aide d’amis néerlandais. Les Pays-Bas s’avèreront en fait simple lieu de passage pour rejoindre Berlin. Le Goethe-Institut offrait des possibilités d’apprentissage de langues. Dans son pays d’accueil, Singh garde des enfants et fait des ménages pour se créer une existence et commencer à poursuivre ces études autant rêvées : des études littéraires.

François Cadilhon : Les Montesquieu après Montesquieu. Tenir son rang du XVIIIe au début du XXe siècle (1)

L’auteur de cette importante monographie sur les Montesquieu qui continuent la tradition familiale après la mort du romancier et philosophe est François Cadilhon, éminent historien, expert de l’histoire européenne des XVIIIe-XIXe siècles, qui se consacre à la recherche de cette époque dès le début de sa carrière. Parmi ses nombreuses publications, il faut évoquer celles qui sont rattachées à l’évolution de son université  (Bordeaux 3, Michel de Montaigne) où il est professeur et directeur de recherches. Il avait organisé, en collaboration avec certains de ses collègues un grand nombre de colloques dont récemment une rencontre internationale sur le sujet de la censure. Les actes de ces colloques et des recueils d’études assurent la diffusion dans les milieux universitaires et académiques les résultats des travaux scientifiques effectués à l’Université. François Cadilhon porte un grand intérêt à l’histoire et à la culture de l’Europe Centrale, ce dont témoigne sa synthèse sur la Hongrie traitant l’époque entre 1450 et 1850 (La Hongrie moderne, Pessac, 2005). Il a tout récemment publié avec l’aide de sa collègue hongroise Ring Eva l’article consacré au culte de la Vierge en Hongrie de la fin du Moyen-Age à nos jours dans le Dictionnaire historique de la Vierge Marie (2).

Zsolt Petrányi : « Les utopies positives sont des motivations nécessaires à l’humanité »

  Commissaire chargé de l’exposition Peace on Earth !, Zsolt Petrányi présente le travail de l’artiste Gyula Várnai pour la 57e  édition de la Biennale de Venise. Entre désirs d’utopies et contextualisation historique, le JFB l’a rencontré au pavillon de la Hongrie pour découvrir les différentes œuvres à travers l’œil d’un expert.

JFB : L'artiste semble plonger le spectateur à la fois dans l'idélaisation d'un passé nostalgique et dans un futur utopoique. Où se situe cette exposition dans l'ensemble du travail de Gyula Várnai? S'adresse-t-elle au passé, au présent ou bien au futur ?

La Reine de Saba (Die Königin von Saba) de Goldmark à l’Opéra de Budapest (Théâtre Erkel)

à la redécouverte d’un chef d’œuvre trop longtemps ignoré

Né en Hongrie, mais ayant passé la majeure partie de sa vie à Vienne, le compositeur Károly (Karl) Goldmark est considéré par ses compatriotes comme l’un des plus grands compositeurs hongrois du XIXème aux côtés de Liszt et Erkel (1). Egalement connu et apprécié des Autrichiens, Goldmark est pratiquement inconnu en France. On retient généralement de lui une ouverture (Sakuntala), son concerto pour violon et surtout son premier opéra, Die Königin von Saba (La Reine de Saba) créé le 10 mars 1875 à Vienne et l’année suivante à Budapest.

Les Puritains (I Puritani) de Bellini en version rajeunie au Palais des Arts de Budapest

 Créé en janvier 1835 à Paris quelques mois seulement avant sa mort à l’âge de 34 ans, les Puritains de Bellini passe pour être, sinon le meilleur de ses opéras, du moins le plus accompli. Le compositeur, qui venait de s’installer à Paris (1), prit un soin particulier à l’écriture de cette dernière oeuvre, où se fait sentir l’influence de l’opéra français. Les critiques en louent généralement la qualité de la partie orchestrale, particulièrement soignée, " affranchie de la dictature de la voix " (2), mais en déplorent tout en même temps la médiocrité d’un livret peu adapté. Servie dès l’origine par des chanteurs de premier plan, l’oeuvre connut d’emblée un vif succès. Si, après avoir été ensuite longuement mise en quarantaine (3), elle figure à nouveau au répertoire, elle n’est néanmoins donnée que relativement rarement, en raison de la difficulté d’une écriture vocale qui exige des chanteurs une parfaite maîtrise, tels les couples Callas-Di Stefano ou Sutherland-Pavarotti qui l’ont fait connaître par le disque.

La Hongrie rêve d’utopie à Venise

Avec une vision utopique, l’artiste Gyula Várnai offre un message de paix au sein du Pavillon de la Hongrie pour la 57e édition de la Biennale de Venise. Installations, vidéo et performances impromptues viennent accueillir les visiteurs amateurs d’art ou curieux promeneurs venus chercher un peu de verdure dans les giardini de la Sérénissime.

Festival stART : que l’amour pour l’art commence

Un groupe de jeunes étudiants Budapestois, tous passionnées d’art, s’est investi afin d’offrir une nouvelle dynamique aux musées souvent trop peu fréquentés par un jeune public. Réconcilier la jeunesse et les musées par l’innovation, le dialogue et la collaboration : tel est le pari de ce collectif. Cela promet une programmation riche en découvertes et animations, samedi 20 mai à la Galerie Nationale Hongroise.

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