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HISTOIRE: Plainte contre MÁV
Un collectif de 95 survivants et descendants de victimes de l’holocauste a porté plainte contre la société hongroise des chemins de fer MÁV, le 9 février, à Chicago. A travers cette initiative, ils accusent l’entreprise d’avoir «fourni, en connaissance de cause, des trains destinés à déporter 437.000 juifs vers le camp de concentration nazi d'Auschwitz». Ils supposent également que les employés de MÁV ont spolié les déportés. Ainsi ont-ils réclamé une indemnité de 1,24 milliards de dollars à la société hongroise. La compagnie hongroise a indiqué qu'elle préciserait sa position en accord avec les autorités hongroises après avoir obtenu officiellement le texte de la plainte déposé auprès des tribunaux américains.
Expo: Aatoth Franyó - Pachypodium
Mon nom est rouge. Tel pourrait être le nom d'une rétrospective consacrée au peintre Franyó Aatoth tant son univers pictural est attaché à cette dominante devenue l'un des éléments caractéristique de son œuvre. Un rouge vif, parfois orangé, parfois d’une profondeur tendant vers le bordeaux ou encore un rouge carmin. Les personnages et motifs de ses toiles semblent habiter cet univers qui nous est devenu familier au fil des expositions (et des couvertures de certains albums de Noir Désir). C'est ce que nous pouvons vérifier avec plaisir dans le cadre de la nouvelle exposition consacrée à ce peintre hongrois vivant à Paris depuis le début des années 1970. En effet l'heure n'est pas au bilan et, faute de rétrospective, c'est à une exposition de «peintures fraîches» que nous convie la galerie Várfok. La salle XO de la Galerie présente ainsi une sélection d’œuvres réalisées en 2009, ainsi que quelques toiles de 2008 et 2010, réunies sous le titre Pachypodium, du nom d’une plante de la famille des cactus.
MUSIQUE: Concerts à l’Institut Français
De Scaramouche, de Darius Milhaud, à la Danse des fées, de Leó Weiner, de grands rendez-vous musicaux vous sont proposés dans le cadre d’une série de concerts programmés à l’Institut Français de Budapest. Mélodies empreintes du soleil de midi, la Provence de Milhaud sera au programme ainsi que la musique de Liszt avec de jeunes virtuoses au piano et dans les quatuors pour une Première du Concerto Pathétique à ne pas manquer. En effet l’Académie Liszt, fermée pour d’importants travaux de rénovation, est l’invitée de l’Institut Français cette année. «C’est une première historique!», ont souligné le président du Conservatoire, András Batta, et le directeur de la programmation de l’Institut français, Jérôme Bloch, en inaugurant une iportante série de concerts.
Le psychodrame, Marx et la Tribu
Portrait de Ferenc Mérei
S’il est un livre que tous les petits hongrois ont eu entre les mains, c’est bien Ablak-Zsiráf, le plus célèbre des abécédaires pour enfants, écrit par Ferenc Mérei et Agnes Binét. Mais qui était Ferenc Mérei?
CINEMA: CineMaestro
En 1778, Beaumarchais écrivait Le mariage de Figaro. 8 ans plus tard, un compositeur aurtichien, un certain Wolfgang Amadeus Mozart, l’adaptait sur scène à l’Opéra de Vienne sous le titre Les noces de Figaro. Ces deux génies seraient probablement choqués d’apprendre qu’une version de cet opéra comique, mise en scène au Covent Garden à Londres, a été récemment projetée dans le cinéma du centre commercial Arena Plaza à Budapest. Ce film était la première partie de la toute nouvelle série de films-opéras CineMaestro au Cinema City Aréna.
Expo: Degas-tól Picassóig et Vera Molnar/Cézanne
«Cette chaîne, qui s’élève vers le nord en pente douce et retombe presque verticalement en plateau vers le sud, est un puissant plissement calcaire dont l’arête est l’axe longitudinal supérieur» écrivait Peter Handke dans La leçon de la Sainte-Victoire. La montagne hante écrivains et peintres depuis toujours. Au musée des Beaux Arts de Budapest, deux expositions présentent des approches différentes de la Montagne Sainte Victoire. Deux mondes, deux visions qui sont pourtant intimement liés dans les représentations. Les couleurs de la Provence revivent sur la célèbre toile de Cézanne: La Montagne Sainte-Victoire vu des Lauves de la collection du Musée Pouchkine de Moscou.
Expo: Au-delà de l’esprit
Au-delà de l’esprit est le titre de la dernière exposition proposée par la galerie Abigail de Budapest. On y voit des tableaux de Pál Sárközy et Werner Hornung.
Pál Sárközy est de retour dans son pays natal, la Hongrie. Avec élégance et aisance, il nous présente ses dernières toiles, des impressions numériques tirées sur toile et s’adapte avec humour à sa nouvelle situation. En effet, une foule de Hongrois, amateurs d’art et simples curieux, est venue au vernissage pour voir le père du président français, Nicolas Sarkozy.
L’œil vagabond

Photographe, cinéaste, écrivain, acteur… András Szirtes se considère avant tout comme un peintre. Artiste résident du Tűzraktér, centre d’art indépendant et autogéré, c’est là qu’il a élu domicile, dans son studio-atelier-chambre-laboratoire. C’est aussi là qu’il a accepté d’évoquer sa vie, son parcours, ses projets, livrant sans retenu apparente le visage d’un homme dont l’unique et vraie richesse est la liberté!
Expo: Sur le front Est
«Sam Milica Tomic... Je suis Milica Tomic... I am Milica Tomic...». La voix de cette artiste serbe, qui se présente dans toutes les langues tout en laissant voir son corps peu à peu mutilé, nous restera en tête bien longtemps après avoir quitté le musée Ludwig... En effet, alors que le Műcsarnok rend hommage aux artistes du Béla Balázs Studió et leurs créations sur pellicule, le musée Ludwig présente quant à lui Sur le front Est, une vaste exposition qui embrasse 20 ans d'art vidéo en Europe de l'Est et centrale. Ce qui pourrait, à première vue, sembler être une gageure – rassembler en une seule exposition un panel d'œuvres représentatives de toute la création vidéo de cette partie de l'Europe – est en réalité un pari particulièrement réussi qui permet au spectateur d'être confronté à de multiples approches, à la fois stylistiques et narratives, à de multiples identités, nationales et identitaires, bref, à des artistes aux personnalités différentes.
Expo: Annie Fischer et Sviatoslav Richter
La magie d’une photo historique pour les mélomanes: la rencontre de deux pianistes exceptionnels, de deux mondes – Annie Fischer et Sviatoslav Richter unis par leurs gestes et par l’image. Avec l’exposition du photographe Gábor Fejér, l’Académie Széchenyi nous fait redécouvrir les portraits de quelques grands musiciens. La photo de ces deux grands pianistes du XXe siècle a été prise le 14 janvier 1985 dans une minuscule loge à l’Opéra de Budapest. Annie Fischer était allée voir Richter. Avec tous les photographes présents autour de lui dans cette pièce minuscule, réaliser une telle photo relève d’un véritable défi. Or Gábor Fejér a réussi à immortaliser la complicité entre les deux pianistes. Certaines figures sont depuis devenues légendaires pour le public budapestois. C'est le cas d'un portrait de Richter qui, perfectionniste, avait demandé à rester seul, tard dans la nuit, à l’Académie de musique sur la place Liszt Ferenc pour répéter inlassablement.



