Mozart et Beethoven réunis pour notre plaisir au Palais des Arts de Budapest

Mozart, Beethoven! Avec Bach, deux des trois plus grands noms de toute l’Histoire de la musique. Et pourtant.... On sait que les deux hommes se rencontrèrent à Vienne au printemps de 1787. Beethoven, encore âgé de seize ans, rendant visite à son aîné de quinze ans, alors au faîte de sa gloire. Contrairement à ce qui est probablement une légende, selon laquelle Mozart aurait déclaré „Faites attention à celui-là, car il fera parler de lui dans le monde”, la rencontre semble être plutôt tombée à plat. Mozart n’ayant vraisemblablement porté qu’une attention distraite au jeu du jeune Beethoven. Mais n’oublions pas que Beethoven, pianiste et improvisateur hors du commun, n’avait encore rien composé (1). Quant à Mozart, nombreux étaient ces petits génies que l’on n’avait cessé de lui présenter, ce qui finissait par le lasser, voire avait le don de l’agacer. Gardant mauvais souvenir des exhibitions auxquelles son père l’avait contraint dès son plus jeune âge, Mozart avait les enfants prodiges en horreur. Donc, rien... Mozart ne cherchant pas à revoir le jeune Ludwig qui, pourtant, avait merveilleusement improvisé devant lui au piano.

Eric Fournier : "La francophonie transcende son espace naturel”

« Nous sommes des milliers à fêter la francophonie et la langue française sur les cinq continents » – a écrit Michaëlle Jean dans son message pour la Journée Internationale de la Francophonie, le 20 mars 2016 évoquant une unité très large, l’esprit des Lumières et le pouvoir des mots qui nous relient. Juste avant le lancement de la 17e édition du Festival de la francophonie organisé du 1er mars jusqu’au 1 avril, nous avons rencontré l’Ambassadeur de France en Hongrie afin qu’il nous présente les nombreux événements culturels ponctuant les festivités tout en partageant avec nous sa vision de l’identité européenne et de l’éducation.

« Sur le bout de la langue » et le Festival Francophone

Rencontre avec M. Hervé Ferrage à l’Institut français à Budapest

M. Hervé Ferrage, directeur de l’Institut français et conseiller culturel, nous a parlé,  à l’occasion du lancement du 17ème Festival  francophone en Hongrie, du cinéma, du théâtre et de la musique et des quelques surprises qui nous attendent lors du Festival. 

Éva Vámos : Pourriez-vous nous parler de l’origine de ces journées du film francophone ? Depuis quand existent-elles et comment ont-elles été mises en place ?

Hervé Ferrage : Traditionnellement, les journées du film francophone ouvrent le festival de la francophonie. Ces journées sont plus récentes que le festival lui-même, puisqu’il s’agit cette année de leur 7ème édition dans le cadre d’un festival qui existe depuis 17 ans et qui a vu sa programmation s’étoffer au fil du temps. Malgré leur caractère plus récent, ces journées sont l’un des aspects les plus populaires du festival.

Budapest: pour une saison 2017-18 placée sous le signe du Ring de Wagner, l’Opéra s’offre un relifting

Pour commencer, une mauvaise nouvelle pour les touristes qui envisageraient de se rendre en Hongrie: à partir de cet été, le beau bâtiment de l’Opéra de Budapest (avenue Andrássy) sera fermé pour dix mois, lifting oblige. Une restauration qui s’imposait, essentiellement pour moderniser une machinerie de scène devenue obsolète et pour améliorer au passage l’acoustique de la salle. Réouverture prévue pour mai 2018. Mais une bonne nouvelle pour les mélomanes: la prochaine saison n’en perdra rien de son attrait, bien au contraire, avec une programmation originale, riche et variée. Car, tout comme à Paris, l’opéra dispose à Budapest d’une autre salle, plus moderne, plus vaste (2400 places) et confortable, le Théâtre Erkel (1). Un peu, toutes proportions gardées, l’équivalent de notre opéra Bastille face au Palais Garnier (ou plutôt notre salle Pleyel, sa contemporaine, en plus grand). De plus, offrant une vaste scène, une parfaite visibilité et une acoustique irréprochable, cela pour des tarifs sensiblement plus accessibles (2).

Le Groupe de Visegrád... Mais qui sont-ils au juste ?

Le „Groupe de Visegrád”, une appellation qui revient de plus en plus souvent dans nos médias, parfois sous sa forme abrégée „V4”. Comme l’on sait, le groupe rassemble quatre états membres de l’Union européenne, la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie et la Slovaquie, qui s’efforcent aujourd’hui d’accorder leurs positions sur les questions relatives à l’Europe, ceci pour mieux faire entendre leur voix auprès des instances de Bruxelles.  Mais ... que sait-on vraiment de plus?

Rossini au Palais des Arts de Budapest: un „Barbier” décoiffant

L’anecdote est connue, et parfaitement authentique. La création du Barbier de Séville de Rossini, le 20 février 1816 à Rome, fut une catastrophe. Non seulement copieusement chahutée, la représentation de l’opéra fut jalonnée d’incidents. Le plus cocasse étant l’irruption d’un chat sur la scène, à laquelle le public hilare réagit par des miaulements. Bref, on ne s’ennuyait pas à  l’époque... 

La Reine Bicyclette :

entre amour inconditionnel du vélo à travers les âges, objet de luttes sociales, politiques et écologiques

Le cycle Cinéma A corps perdu organisé par l'Institut français de Budapest nous présentait le documentaire de Laurent Védrine sur la fabuleuse épopée de la bicyclette au cours des siècles derniers.

La reine bicyclette (2013) nous raconte l'histoire du vélo en France. Réservé à une élite lors de sa création, ce véhicule pas comme les autres s'est démocratisé avec la révolution industrielle et le premier tour de France en 1903. A la fois objet utilitaire pour les travailleurs, permettant l'émancipation des femmes, traversant les luttes sociales et politiques du XXe siècle, la «  petite reine  », symbole aujourd'hui de liberté, d'universalité et d'émancipation, est avant tout un mythe populaire. Ce documentaire pose un regard juste et affectueux sur ce véhicule qui, aujourd'hui encore, ne perd pas en popularité.

The Beginning of a solution / A megoldás kezdete

Les œuvres de l’artiste hongrois Mulasics László s’exposent à la Várfok Gallery

C’est en allant du côté de Buda, au 11 de la rue Várfok, que la galerie du même nom donne la possibilité aux Budapestois et autres curieux d’assister à de nombreuses expositions d’artistes depuis 1990. Au lendemain du lancement de la rétrospective posthume autour des œuvres de l’artiste Mulasics László, proposant de nombreuses pièces inédites, nous sommes allés à la rencontre de Vanda Dilmann, historienne de l’art. Celle-ci travaille à la galerie Várfok, fondée par Károly Szalóky, figure emblématique de la scène artistique Hongroise, en coopération avec un petit groupe de passionnés. Elle  nous fera, au cours de cette discussion, partager l’univers de Mulasics László et de cette exposition, se tenant du 2 février au 11 mars 2017. 

Le Japonisme hongrois s'invite sur les rives du Danube

Porcelaines, peintures, éventails et kimonos aux motifs fleuris se révèlent au grand jour pour la première fois dans l'exposition "Geishas le long du Danube" (Gésák a Duna-parton) au Várkert Bazár jusqu’au 12 mars. Sur deux étages se font écho des pièces originales provenant de Chine et du Japon avec des productions "locales", témoins du japonisme hongrois de la fin du 19e siècle.

L'exposition débute avant même de pénétrer dans la première salle, en gravissant les escaliers : une longue affiche suspendue au plafond plonge avec légèreté au milieu des marches, avec des motifs représentants des fleurs et papillons majestueux imprimés à l'encre bleue de Chine. C'est une invitation à la flânerie, au charme délicat des coups de pinceaux d'artistes du pays du soleil levant, imités quelques siècles plus tard par les grands artistes Européens de la fin du 19e siècle. János Thorma salue Hokusai, József Rippl-Rónai, Van Gogh, Toulouse-Lautrec répondent aux estampes de Hiroshige. Dans la salle des gardes du Várkert Bazár, c'est un voyage oriental que nous propose cette exposition, ponctué de portraits de geishas lascives et envoûtantes, parfois authentiques, d'autres fois incarnées par les cantatrices d'opéras de la Belle Époque vêtues à la japonaise.

« Fuocoammare » ou la brutale traversée proposée par Gianfranco Rosi

Les vagues d’un périple submergeant la projection de « Fuocoammare » à l’Európa Pont Millenáris

Peu après sa réception du Lion d’or au Festival de Berlin en février dernier et devant un public bouleversé, Gianfranco Rosi le réalisateur né en Erythrée à la nationalité Américaine se confiait à Télérama(1) à propos de son documentaire « Fuocoammare ». Il rappelait l’importance de changer le regard des gens sur Lampedusa, dans le contexte du tournage où la crise migratoire commençait dans les Balkans. La Hongrie et la Pologne lançaient des mesures radicales sur la mise en place de barrières. C’est dans une Europe entourée par une « mer en feu », traduction française de « Fuocoammare», que le réalisateur nous ouvre les yeux sur les braises d’une humanité et d’un espoir qui s’enflamme pour les 400 000 personnes qui ont fait naufrage sur l’ile italienne de Lampedusa, située entre Malte et la Tunisie où les 15 000 morts hantent un Occident responsable et dont le deuil se fait bien trop souvent par l’oubli, voir le déni. Gianfranco Rosi se charge de la mission donnée par l’historien Marc Bloch qui écrivait que  « L'ignorance du passé ne se borne pas à nuire à la connaissance du présent : elle compromet, dans le présent, l'action même. » Un éveil des consciences se préparait ce lundi à 19h pour les spectateurs Budapestois et quelques expatriés qui assistaient à la projection du film à la salle Európa Pont Millenáris(2).

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