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Hommage aux arts français à l’ELTE


By JFB - Posted on 21 mai 2018

Vendredi 4 mai avait lieu une soirée culturelle française au sein de l’ancienne et prestigieuse université Loránd Eötvös, au Centre Interuniversitaire d'Etudes Françaises, votre reporter et sa rédactrice en chef y ont assisté pour vous !


La soirée s’annonçait plutôt plaisante, bien que je ne savais pas à quoi m’attendre ! Le climat était doux, le soleil déclinait, et un vent crépusculaire apportait une note de fraicheur après une journée à 26 degrés. J’arrivais donc devant l’immense édifice de l’université, ma rédactrice et moi devions nous retrouver au bâtiment « F », situé au fond du magnifique parc composant le campus de l’ELTE (Eötvös Loránd Tudományegyetem en hongrois). L’immensité du site me donna quelques fils à retordre, des dizaines de bâtiments et des centaines de salles, mais après moults pérégrinations et le coup de pouce d’un étudiant j’entrai (enfin) dans le bon couloir qui me mena à la conférence.

Il y avait foule dans la salle, quasiment toutes les chaises étaient prises, des jeunes, des vieux, et même deux ou trois enfants ! A noter aussi la présence de son excellence l'ambassadeur, M. Eric Fournier. Il faut croire que les sujets abordés ce soir-là intéressaient pas mal de monde. Vers 18 h 15 le premier exposé commença, sur le thème de la chanson française du début des années 50 jusqu’à fin 1970. L’intervenant, un mélomane dont je reparlerai plus bas, nous passa les titres des plus grands chanteurs francophones de l’époque : Jacques Brel, Georges Brassens et Gilbert Bécaud principalement. Il enchanta l’assistance avec ses analyses à coups de petites anecdotes sur les destinés manifestes de ces « Voix » (avec une majuscule !) et leurs impacts sur la culture populaire française. S’en est suivit une conférence sur la peinture française de la fin du XIXe siècle avec des toiles de Monet notamment. Celle-ci était plus académique mais néanmoins fort intéressante, et qui plus est présentée par une charmante jeune femme (mais je m’égare...). Enfin le journaliste Róbert Richard Kiss nous raconta ses voyages à l'intérieur de la francophonie, allant de la France métropolitaine à des destinations aussi exotiques que la Réunion ou la Polynésie française. Pour terminer la soirée en beauté, la chorale de L'ELTE est venue nous chanter quelques compositions françaises.

A vingt heures, après de longs applaudissement, j’eût l’occasion d’aller interroger deux des intervenants. Je commençais avec la charmante jeune femme, prénommée Sophie Szepsey.  Historienne de l’art à la Galerie Nationale Hongroise, elle s’exprime dans un français parfait et sans accent. Impressionné je lui demande depuis combien de temps elle étudie la langue de Molière, sa réponse me laissa pantois, vingt ans ! Me forçant du même coup à relever quelque peu mon estimation sur son âge réel, même si, j’en conviens cher lecteur, on ne demande pas une telle chose à une dame. Elle m’explique par la suite que la soirée a été organisée par une association d’anciens élèves de la faculté, elle m’assura dans le même temps que les hongrois réservaient (en général) un très bon accueil à ce qui touchait à la sphère culturelle française.

Ensuite je m’avançais vers le mélomane, András Fáber de son vrai nom. Francophone, traducteur, critique de cinéma, journaliste, enseignant à l’Université et musicien, cet homme manie bien des palettes ! Il me raconte avec nostalgie ses entrevues avec Charles Aznavour et Yves Montand, et me confie que sa conférence sur la chanson française n’est pas innocente, puisqu’il avait rédigé une thèse sur le sujet dans les années 80. Ce multitâches finit notre interview par cette phrase pleine de sens « Beaucoup de choses peuvent rentrer dans une vie assez longue ».

Jean-Baptiste Ramat

 

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