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Jeune femme


By JFB - Posted on 04 mars 2018

Inauguration de la 18ème édition du Festival de la Francophonie 

L’Institut Français accueillait les journalistes lors d’une Conférence de presse pour annoncer l’arrivée prochaine du mois de la Francophonie. Pour l’occasion nous avons vu le  film d’Albert Dupontel, Au Revoir Là-Haut, récompensé récemment par 5 César, qui donnait un riche avant-goût du programme de ce festival. Dans cette continuité, la 18ème édition du Festival de la Francophonie et la 8ème édition des Journées du Film Francophone furent inaugurées le 28 février 2018 au Corvin Mozi, où la projection du film de la jeune réalisatrice et scénariste française Léonor Serraille, Jeune Femme, ouvrait le bal.

Ce film raconte l’histoire de Paula, jeune femme de presque 30 ans qui vient de vivre une rupture avec l’homme pour qui elle a tout quitté il y a 10 ans de cela. Après une longue absence, un chat sous le bras, sans un sou et sans amis, elle tente de refaire sa vie au fil de ses rencontres à Paris.


Si le synopsis pourrait faire penser à un nouveau film post-rupture prétexte à une nouvelle histoire d’amour, la réalisation et le jeu d’actrice de Laetitia Dosch montre au contraire le réalisme poignant des émotions ressenties après une rupture, quand une personne se retrouve sans rien. Ils montrent également l’évolution de cette douleur, qui au fil du temps et de l’histoire, s’efface et laisse place à de nouveaux sentiments et projets, permettant de se reprendre en main. Effectivement, si au commencement, Paula est détruite, perdue, abandonnée de tous et se laisse porter au point de se mettre en danger parfois. Une simple méprise dans un transport lui permet de commencer une nouvelle vie, de trouver du travail et de rencontrer des personnes, telle que la petite fille qu’elle garde ou son collègue de travail, qui l’amènent à se reconstruire émotionnellement. La dernière scène, très symbolique, représente clairement la page qui se tourne pour elle et sa nouvelle vie qui commence.

En parallèle, le scénario montre plusieurs représentations de la femme et de la féminité en société : La femme célibataire avec un enfant à charge qui se doit de travailler et laisser son enfant à garder, la working girl, la femme déprimée par sa rupture amoureuse, l’homosexualité féminine également. A côté de cela, l’obligation d’apparat et de paraître pour la femme, par le maquillage, les vêtements, la manucure, notamment dans certains métiers, comme la vente de lingerie ici, est également présente. En quelques sortes, Léonor Serraille semble vouloir montrer comment le stéréotype de la faiblesse de la femme en amour, vue à travers la rupture difficile de Paula, et les obligations portées par la société sur la gente féminine, font la force de cette dernière, lui permettant de se relever et de reprendre le cours de sa vie.

Message féministe ou non, Jeune Femme donne assurément le ton de cette nouvelle édition du Festival de la Francophonie, qui nous réserve de nombreuses projections cinématographiques à Corvin mozi, Puskin mozi et Toldi mozi du 28 février au 7 mars, ainsi que plusieurs autres programmes culturels des pays participants, tels que des conférences, du théâtre, de la musique, des expositions, jusqu’à la fin du mois de mars.

 

Eva Boutin

Retrouvez le programme des évènements à venir sur le site de l’Institut Français : http://www.franciaintezet.hu/

 

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