Un nouveau centre contre le terrorisme

En fusionnant des services anti-terroristes indépendants, le gouvernement a ainsi créé le Centre National contre le Terrorisme (TEK), inauguré le 1er septembre dernier. Ce nouvel organisme se concentrera sur la prévention, l’observation et l’intervention face aux actions mettant en risque la sécurité intérieur du pays.

«La Hongrie est un pays développé. Il est donc indispensable qu’il dispose d’une structure centrale moderne et efficace pour lutter contre le terrorisme», a souligné Viktor Orbán lors de la cérémonie d’inauguration du TEK, le nouveau Centre National contre le Terrorisme. L’idée de la création d’un tel centre avait été annoncé par la publication d’un décret gouvernemental sur les mesures préparatoires adoptées en vue de la création d’un organisme national assurant la protection du Président de la République et du Premier Ministre et ayant des compétences nationales pour lutter contre le terrorisme.

Les tâches du TEK sont multiples et vont de l’enquête portant sur les infractions aériennes, routières ou fluviales à la coopération des tribunaux et autres organismes œuvrant pour la sécurité intérieure. Le TEK est qualifié pour permettre aux informations de circuler plus rapidement entre les organismes de sécurité afin d’améliorer l’efficacité de la répression des attaques contre le pays. Le Centre National contre le Terrorisme, placé sous la direction du Ministère de l’Intérieur, est dirigé par János Hajdú, ancien directeur des services de sécurité du Fidesz et officier ministériel du comité de pilotage ayant préparé la création du TEK.

Le fait de renforcer les services de sécurité nationale est en général perçu de façon positive, tant au niveau national qu’international. Pourtant, la relation qui lie Viktor Orbán à János Hajdú est fortement critiquée par l’opposition, de même que les ressources budgétaires du TEK, qui s’élèvent à 10 milliards de HUF, et qui proviennent, selon le MSZP, des frais de fonctionnement de la police nationale.

Bien qu’en Hongrie aucune attaque de nature terroriste n’ait jamais été enregistrée, les autorités misent sur la prévention de ces risques. En effet, depuis l’attentat du 11 septembre 2001, la nature et les pratiques du terrorisme ont beaucoup évolué à l’échelle internationale. Au lieu de groupes et d’attaques centralisées, on doit désormais faire face à des menaces terroristes plus disparates et émanant d’organes indépendants, ce qui multiplie ainsi le nombre potentiel des attaques qui mettent en péril la sécurité intérieure des nations. Pour répondre à ces menaces, l’Union Européenne a conçu une liste de suggestions en 15 poins sur les éventuels dangers et l’importance du renforcement des organismes nationaux de prévention du terrorisme. C’est donc suite à ces recommandations que le gouvernement a proposé la création d’un tel centre. Au total 14 états européens disposent de services anti-terroristes similaires.

Kata Bors

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