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Du côté de la Com’


By JFB - Posted on 06 septembre 2010

La rentrée pointe son nez. Petit à petit, nos décideurs regagnent leur bureau et c’est tant mieux car, en Hongrie, quand le patron n’est pas là les employés paniquent et les dossiers n’avancent pas! Un héritage du communisme plutôt gênant dans un secteur qui implique d’être proactif ! Malgré tout, pour ce mois de septembre, voici quelques évènements qui méritent de vous être présentés.

Andy Warhol fait toujours vendre

On savait que Salvador Dali et Picasso étaient des valeurs sûres, mais ces derniers temps, c’est Andy Warhol qui poursuit une belle carrière post mortem. Ainsi, Samsung a réussi un joli coup de pub au Szépmûvészeti Múzeum avec le célèbre chantre des soupes Campbell en présentant, du 27 au 1er septembre, sur ses écrans les œuvres du maître sous leur meilleur jour. Je profite de cet évènement pour vous présenter le site www.savoir-inutile.com qui nous informe que le pape du Pop Art est mort d’une arythmie cardiaque due à une intoxication à l’eau (amateurs de Pastis, méfiez-vous!), un site qui vous détendra un peu dans cette période difficile.

Communication pharmaceutique

L’équipe commerciale du Continental Zara est contente. C’est cet hôtel qui accueillera, le 30 septembre, la conférence sur la communication pharmaceutique avec la participation, entre de nombreux autres, de la séduisante Zsuzsa Beke, Directeur communication de Richter, et du très dynamique Iván Rózsa, Directeur communication de Sanofi-Aventis.

Les conférences sur la communication, c’est comme le soufflé aux fruits de mer, une opération délicate mais qui peut se révéler très plaisante.

Danger de faillite

Le nombre de connections mobiles à Internet a encore augmenté cet été et la barre des 1.100.000 connections mobiles sera bientôt franchie. Dans le même temps la presse écrite a connu un nouveau recul (sauf pour les magazines Bors et Blikk et le quotidien Magyar Nemzet qui, pour des raisons très différentes, ont su fidéliser leur lectorat) une situation qui risque de conduire à la disparition d’un certain nombre de publications dans les mois à venir. Le vrai danger pour la liberté de la presse ne réside pas tant dans un éventuel contrôle des médias que dans l’absence d’intérêt de la part du grand public.

Oreilles qui sifflent

Au sujet du contrôle des médias, Annamária Szalai, la nouvelle Présidente de l’ORTT, l’autorité nationale pour les médias et les télécommunications, a passé son été à expliquer que le gouvernement n’avait pas l’intention de porter atteinte à la liberté de la presse et que les restructurations en cours avaient pour but de renforcer l’efficacité et la transparence, mais rien n’y fait, les protestations continuent. En tant que journaliste étranger et observateur neutre, on peut être sûr d’une chose: contrôler l’information est déjà difficile dans une dictature, mais dans un pays de l’Union européenne qui dépend totalement des investissements étrangers, c’est presque impossible. Quant au contrôle des médias publics par le gouvernement en place, c’est une tradition depuis le changement de régime. Vu le nombre de propos, à la limite de l’insulte, qui sont tenus sur la Présidente de l’ORTT dans la presse et sur Internet, il paraît assez difficile de crier à la censure. Et, de toutes façons, en Hongrie, entre les avocats spécialisés, certains fonctionnaires qui arrondissent leurs fins de mois et les gros bras des sociétés de sécurité, les journalistes ont déjà une forte tendance à la prudence et aux sous-entendus très indirects, quoi qu’il arrive cela ne peut donc pas être bien pire que dans le passé...

Xavier Glangeaud

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