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Revue de presse
Circuit européen du Balatonring
Deux associations civiles ont demandé, dans une lettre adressée au commissaire chargé de la concurrence, Joaquin Almunia, qu’il mène une enquête sur le financement de la construction du circuit de moto à Sávoly, près du Balaton. La Társaság a Szabadságjogokért (Société pour la liberté publique) et le bureau de surveillance de la corruption K-monitor souhaitent savoir si les subventions gouvernementales envisagées pour l’investissement du Balatonring sont conformes avec la règlementation européenne sur la concurrence.
Les deux organisations doutent en effet que le montant du remboursement soit proportionnel au bénéfice et au risque d'un tel investissement. Selon leurs informations, le gouvernement a demandé à la banque nationale de développement, Magyar Fejlesztési Bank (MFB) de fournir un crédit de 15,3 milliards de HUF en plus de la subvention publique de 74,7 millions d’euro. De plus l’État se charge des coûts de l’organisation des tournois du MotoGP, soit un budget annuel d’environ 1,5 milliard de HUF.
Cette lettre a été adressée à Joaquin Almunia après que le site de nouvelle Index a publié un reportage portant sur un rapport secret selon lequel le ministre des finances, Péter Oszkó, n’avait pas signé la proposition gouvernementale de subvention car ses experts avaient trouvé l’investissement trop risqué et illégitime. Ainsi, malgré le rapport défavorable rendu par le ministère des finances, le gouvernement a finalement accepté le projet et le business plan de Sávoly Motorcentrum Fejlesztô Kft. en octobre 2009. La MFB a refusé de communiquer ce business plan à Index et son journaliste, Tamás Bodoky, a porté plainte contre l’institution financière pour rétention d'informations concernant les finances publiques. Le 25 février, le Premier Ministre, Gordon Bajnai, a reconnu que la banque devait publier ces informations.
Index souligne par ailleurs la réputation sulfureuse de l’investisseur en question. L'actuel président de Groupo Milton, Bence János Kovács, a en effet été condamné à 1 an et demi de prison pour fraude en 1995, un verdict que le tribunal a commué en deux ans de sursis avec mise à l'épreuve.
Entretemps, les habitants de Sávoly ont commencé à récolter des signatures le 26 février dans le cadre d'une pétition où ils revendiquent un investissement pour faire baisser le chômage et augmenter les revenus de la municipalité.
(Index, MTI, Népszabadság, Népszava)
Loi sur la négation de l'holocauste
Le Parlement a voté un amendement modifiant le Code Pénal sur la question du négationnisme, le 22 février. Ainsi toute déclaration remettant en cause l'existence de la Shoah ou sa présentation comme étant un événement sans importance deviennent illégales et passibles de trois ans de prison en Hongrie. Le parti libéral a également voté en faveur de la loi, bien que les députés du SZDSZ aient défendu pendant longtemps le principe de la liberté d’expression contre la proposition d’Attila Mesterházy. Le candidat du parti socialiste au poste de Premier Ministre a expliqué la nécessité d’une telle réglementation avec la montée de l'antisémitisme, se référant notamment à la manifestation négationniste qui avait eu lieu au Château de Buda le 18 avril 2009.
Le plus grand parti de l'opposition de droite, le Fidesz, s’est abstenu lors de ce vote car il aurait voulu faire adopter un amendement plus global afin de punir de la même manière la négation des crimes commis par les dictatures communistes. Cependant les députés ont rejetés cette proposition. Avant que la loi n’entre en vigueur, le Président de la République, László Sólyom, a 15 jours pour se prononcer en faveur de l'acceptation ou de la modification de la loi.
(HVG, Magyar Narancs, Origo)
L'Etat renationalise la compagnie aérienne Malév
Le 27 février, l'Etat hongrois a renationalisé la compagnie aérienne hongroise Malév, lourdement endettée, en prenant 95% du capital. La société AirBridge, détenue par la banque russe Vnesheconombank, reste propriétaire des 5% restant. Les obligations de la compagnie aérienne nationale hongroise s’élevaient à 259 millions d’euros en été 2009 après avoir enregistré en 2008 une perte de 55 millions d’euros. Le ministère des finances a augmenté le capital social de l’entreprise pour atteindre 93 millions d’euros en convertissant en actions la dette envers l’Etat hongrois. Ainsi l'Etat a-t-il dépensé quelque 25,2 milliards de HUF afin de sauver la société. La nationalisation de Malév permettra de poursuivre ses activités et de revenir à l’équilibre financier d'ici 2012, selon les plans du gouvernement, à l’aide d’un programme de restructuration du réseau des destinations, d’une nouvelle politique de ressourcess humaines et de relations avec les fournisseurs.
Le plus grand parti d’opposition de droite, le Fidesz, souhaite que soient mis en cause les responsables de l'échec de la privatisation de Malév et que soit lancée une enquête pour déterminer pourquoi l’Etat doit aujourd’hui investir plusieurs dizaines de milliards de HUF dans la compagnie aérienne après l’avoir vendue aux investisseurs russes pour seulement 200 millions de HUF en 2007.
(Napi Gazdaság, Népszabadság, Magyar Nemzet)
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