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Revue de presse
Début d'une campagne qui s'annonce courte
Le Président de la République, László Sólyom, a annoncé les dates exactes des prochaines élections parlementaires: le premier tour aura lieu le 11 avril et le deuxième tour le 25 avril. Ce faisant, László Sólyom a ainsi choisi de réduire au maximum la période de campagne électorale. Celle-ci, débutant officiellement à partir de la publication de la date des élections, durera donc 79 jours, soit la campagne électorale la plus courte depuis le changement de régime. De plus, les Hongrois vivant à l’étranger devront, comme d’habitude, voter dans les ambassades hongroises une semaine plus tôt, c’est-à-dire le 4 avril. Or il s’agit du dimanche de Pâques et, comme le soulignent le site d’informations Origo et l’hebdomadaire Magyar Narancs, la loi hongroise stipule que des élections ne peuvent pas être organisées un jour férié.
Le deux principaux partis, le MSZP et le Fidesz, nient tous deux avoir débuté leur campagne officielle avant la déclaration du Président. Ils ont toutefois déjà commencé à s’affronter sur des questions majeures les jours précédant cette annonce. Tout d’abord sur la question de la réforme du système des retraites (lire JFB n°307), sur laquelle le Fidesz et le MSZP ont commencé à collecter des signatures pour introduire certains changements, comme par exemple l'augmentation de l'âge limite de départ en retraite. Le gouvernement a en outre commandé une étude, pour 94 millions de HUF, sur les résultats effectifs de sa politique de gestion de la crise. Le Fidesz a porté plainte car, selon lui, le MSZP utilise le budget de communication du gouvernement à des fins électorales.
(HVG, Magyar Narancs, Magyar Nemzet, Népszabadság, Origo)
Centrale thermique près de Tokaj
Le dernier obstacle, d’ordre juridique, à la construction d’une centrale thermique biomasse à proximité de Szerencs, dans la région viticole de Tokaj, a été levé après que la cour départementale de Borsod-Abaúj-Zemplén eut rejeté la requête contre la réalisation du projet. Les viticulteurs de Tokaj et plusieurs associations civiles continuent pourtant de manifester contre cet investissement dans une région classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les producteurs estiment que la présence de cette centrale biomasse entraînera quotidiennement le passage d’une centaine de camions transportant de la paille à travers la ville de Tokaj. De plus, une digue défigurerait le paysage historique de la région. Un rapport demandé par l’UNESCO sur les conséquence probables de cet investissement fait état des mêmes sujets d’inquiétudes et propose d’éloigner cette installation de Tokaj.
Toutefois, selon les informations du site Index, sa construction reste encore incertaine car l’un des investisseurs, MVM Zrt., envisage de se retirer du projet à cause du danger possible causé au patrimoine mondial. Le futur propriétaire de la centrale, BHD Zrt., a toutefois réaffirmé sa volonté de mener ce projet à terme. La société, dirigée par un entrepreneur proche du MSZP, Ottó Hujber, avait déjà commencé à préparer ce projet, estimé à 20 milliards de HUF, il y a deux ans. Les différentes résistances rencontrées jusqu’à présent avaient alors repoussé le début des travaux. La mairie socialiste de Szerencs, à la frontière de la région de Tokaj, a déjà validé le projet. Cet investissement “vert” assurerait l’emploi de quelque 130 personnes dans une région où le taux de chômage est l’un des plus élevés en Hongrie.
(Index, MTI, Népszabadság)
L’ex-PDG de BKV arrêté
La police a arrêté l’ancien PDG de l’entreprise des Transports Publics Budapestois (BKV), Attila Antal, qui reste assigné à résidence durant 30 jours pour les besoins de l’enquête. Désormais directeur de la société de transport Vértes Volán, Attila Antal est suspecté d’une fraude de 94 millions de HUF. Il a en effet signé des contrats pour des services fictifs et a octroyé des indemnités démesurées alors qu’il dirigeait le BKV, entre janvier 2007 et avril 2008. La police le soupçonne d’avoir permis que soit versée une indemnité de départ de 60 millions de HUF à Zoltán Donáth, un employé qui quittait le BKV après 17 ans de service, soit une somme environ 10 fois plus élevée que celle qu’il aurait dû percevoir. Zoltán Donáth avait déjà précédement reçu une prime de 42 millions de HUF. Il a par ailleurs commandé un rapport, facturé 19 millions de HUF, portant sur l’état des photocopieuses de la société ainsi qu’une analyse, réalisée pour 9 millions de HUF, sur la manière de transformer la ligne 1 du métro en un métro de luxe.
Un fil politique s’est également déployé lors de l’enquête. Attila Antal semble avoir fait des déclarations à la police dénonçant l’ancien vice-maire de Budapest, Miklós Hagyó (sur la photo), auparavant responsable des affaires du BKV. Le BRFK, la police de la capitale, n’a pas toutefois publié plus de détail concernant ces déclarations. Coupable ou non coupable, la déclaration d’Attila Antal peut significativement influencer la carrière de Hagyó, candidat présumé du MSZP pour les prochaines élections municipales organisées à l’automne prochain. Depuis ces révélations, le parti semble vouloir se débarrasser de Hagyó. Le 1er février, le MSZP a demandé à Miklós Hagyó de renoncer à sa candidature mais aussi à son siège au conseil municipal.
(Index, Magyar Hírlap, MTI, Világgazdaság)
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