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Archives - avr. 21, 2008
Je t’aime, moi non plus
L’avenir de la coalition
Quatre scénarios, quatre solutions politiques peuvent être envisagés après l’annonce par les Démocrates Libres de leur départ de la coalition qu’ils formaient avec le MSZP. La solution la plus probable est le maintien du gouvernement par les socialistes en minorité avec Ferenc Gyurcsány et avec le soutien occasionnel des libéraux.
En réaction au limogeage, le lundi 31 mars dernier, de la ministre de la santé, le président de l’Alliance des Démocrates Libres (SZDSZ), János Kóka, a annoncé que son parti quitterait la coalition sociale-libérale. La révocation d’Ágnes Horváth fait suite au récent référendum qui a rejeté massivement les réformes du système d’assurance maladie.
Revue de presse
Schröder à la manifestation antifasciste hongroise
L’ex-chancelier allemand, Gerhardt Schröder, a participé à la manifestation antifasciste avec le premier ministre à Budapest le 11 mars. Les deux politiciens ont manifesté avec plusieurs associations civiles, des intellectuels, des artistes et d’autres politiciens contre un groupe d’extrême droite qui manifestait lui aussi devant une billetterie Broadway dans la rue Hollán Ernô dans le 13e arrondissement .
Turbulences économiques
La constitution d’un gouvernement socialiste minoritaire à partir du 1er mai semble déjà presque inévitable. Depuis le changement de régime, la Hongrie a été épargnée d’une crise gouvernementale patente, or la confiance politique perdue ne sera pas facile à restituer. En effet, les réformes faites «sont un tel succès» que l’économie du pays est «knock-out» ; cependant le gouvernement maîtrise encore le déficit budgétaire prévu dans le programme de convergence. A court terme, il ne s’agit pas de savoir si les socialistes garderont le pouvoir jusqu’aux élections de 2010 ou s’ils ont des chances de mener à bien les réformes souhaitées. Il s’agit plutôt de comprendre quelles conséquences économiques graves la crise gouvernementale peut engendrer.
Origine en question
Le 27 mars dernier, un article du quotidien américain New York Times a déclenché un scandale en accusant la Hongrie de fournir des munitions de qualité médiocre aux forces militaires américaines en Afghanistan.
l’OTAN avance prudemment
Sommet de Bucarest
Boucliers antimissiles en Europe centrale, intégration des Balkans, perspective de l’ex-URSS et Afghanistan étaient au sommaire de l’agenda du Sommet de Bucarest. L’Organisation continue ainsi une transformation progressive tout en tentant de ménager son partenariat stratégique sensible avec la Russie.
Une chose est certaine : les dossiers internationaux à traiter ne manquaient pas, au début du mois, au Sommet de Bucarest. Critiquée pour avoir produit des avancées en demi-teinte, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord n’en a pas moins fait progresser un nombre important de dossiers, autant qu’elle peut le faire dans un contexte tendu sur plusieurs théâtres d’opération et dans un contexte diplomatique plus multipolaire que jamais.
Le Dakar part de Budapest
Il s’agit d’une première ! L’annulation de la course Lisbonne-Dakar le 4 janvier dernier, suite à des menaces terroristes, va être compensée par un nouveau rallye, le premier d’Europe centrale, du 20 au 26 avril prochain. Son format est inédit puisqu’il se déroulera en Hongrie et en Roumanie.
Au pays de Paddy
Pendant longtemps, le message du gouvernement irlandais aux visiteurs de passage a été : «venez travailler chez nous !». Avec le développement de l’économie irlandaise, après son entrée dans l’UE, de nombreuses sociétés internationales ont installé un centre d’appel ou de service dans ce beau pays. Un grand nombre de personnes venues chercher une vie meilleure chez les concitoyens de Léopold Bloom sont originaires d’Europe centrale ou des Philippines ce qui ne facilite pas toujours la compréhension mutuelle. Autrefois idyllique, cette situation n’est pas sans faire naître certaines acrimonies au sein de la population locale.
Immigration et marché du travail
Investisseurs irlandais déçus
Dans les années 90, on a beaucoup entendu parler des achats de maisons au bord du lac Balaton par des Allemands, des Autrichiens et des Néerlandais. La nouvelle tendance favorise désormais l’immobilier dans la capitale hongroise. Au lieu des Allemands, refroidis par la récession économique, de nouveaux acheteurs sont apparus : les investisseurs des Iles Britanniques tentés par l’immobilier en plein centre-ville de Budapest. La situation géographique et les conditions favorables de l’immobilier sont des facteurs décisifs.
Les investisseurs irlandais ont commencé à acheter à Budapest à partir de 2001, d’abord dans l’ancien, puis dans les nouvelles constructions. Toutefois, ils ont investi dans des zones où on ne peut pas s’attendre à une rapide augmentation des prix et du niveau de vie avant 2012.
La «Génieration»
Développer plus de talents, c’est peut-être la seule chance qu’a la Hongrie dans ce monde où le savoir-faire est une valeur ajoutée. Voilà la conclusion de la conférence «Talents hongrois» qui s’est tenue fin février et a été organisée dans le cadre du programme «Génies hongrois». Ce projet inauguré cette année se réjouit d’un budget de plus de 50 milliards de forints provenant de fonds européens qui servira au développement des talents et aux recherches scientifiques dans les universités en Hongrie.
La situation regrettable des professeurs
Dans le cadre de la transformation du système actuel hongrois de l’enseignement supérieur au «système de Bologne» (qui tend à faire converger les systèmes d’enseignements supérieurs d’ici à 2010 en Europe), la formation des instituteurs et des professeurs en Hongrie est bâtie sur de nouvelles bases. Toutefois, à l’heure actuelle, on peut douter de l’utilité et l’aspect «pratique» de la formation des futurs professeurs.
(Dessin de Dorota Zbikowska)



