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Le Groupe de Visegrád... Mais qui sont-ils au juste ?

Le „Groupe de Visegrád”, une appellation qui revient de plus en plus souvent dans nos médias, parfois sous sa forme abrégée „V4”. Comme l’on sait, le groupe rassemble quatre états membres de l’Union européenne, la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie et la Slovaquie, qui s’efforcent aujourd’hui d’accorder leurs positions sur les questions relatives à l’Europe, ceci pour mieux faire entendre leur voix auprès des instances de Bruxelles.  Mais ... que sait-on vraiment de plus?

Sarkozy-Orbán, même combat?

Nicolas Sarkozy: „Comment peut-on dire qu'Orbán n'est pas un démocrate? Il fait un référendum, le référendum ne fait pas 50% de participation, il dit: 'bon, c'est un échec'." En lisant ces lignes (*), mes amis hongrois ont d’abord cru à une plaisanterie. Mais, connaissant le sens aigu de  notre ancien président pour l’humour, on ne peut que prendre sa déclaration au sérieux. Un Nicolas Sarkozy qui, bien qu’à moitié hongrois d’origine, ne suit visiblement pas les médias hongrois. Car il aurait alors vu le soir même du scrutin un Viktor Orbán triomphaliste criant victoire, assurant même avoir réussi à rétablir l’union nationale autour de sa personne. Certes, avec un taux de 98% de votes en sa faveur, mais... non des électeurs, ceux-ci ne s’étant déplacés qu’à peine 40%.  Nuance...

Référendum sur la question de l’accueil des migrants en Hongrie

Orbán n’est pas de Gaulle...

Le 27 avril 1969, le général de Gaulle lançait un référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Le résultat: sur une participation de 80%,  52,5 % de „non” contre  47,5 de „oui”. Dès le lendemain, de Gaulle annonçait sa démission.

Le 2 octobre dernier, Viktor Orbán lançait un référendum proposant aux Hongrois le refus du quota d’accueil des réfugiés imposé par Bruxelles (*). Le résultat: 41,3% de participation, dont 98,2% de „non” (**) à la politique des quotas. Or, pour être valide, le scrutin devait recueillir 50% + 1 voix de participation. Un scrutin donc invalide. Les principaux partis d’opposition (hors extrême droite) avaient appelé les électeurs au boycott.

France-Allemagne Relancer le moteur de l’Europe

Rencontre à Budapest avec Philippe Gustin

Historien, préfet et ancien ambassadeur, Philippe Gustin vient d’écrire un essai avec Stephan Martens professeur de civilisation allemande et ancien recteur sur les relations franco-allemandes et l’Union européenne. Nous avons rencontré Philippe Gustin après la présentation de son livre à l’Institut Français de Budapest.

Hongrie: le terrorisme, une aubaine pour Viktor Orbán?

Alors qu’en Allemagne, Angela Merkel voit sa cote tomber en chute libre dans les sondages, son homologue hongrois Viktor Orbán, connaît un mouvement inverse, sa cote remontant de façon, certes moins spectaculaire, mais malgré tout significative.

Et pourtant, les problèmes ne manquent pas: malaise et grogne chez les enseignants et le personnel hospitalier, conflits ouverts entre le Premier ministre et certains de ses proches, tels le maire de Budapest István Tarlós ou encore son ancien ami Lajos Simicska, avec qui est engagée une guerre sans merci. Dans un pays où la fuite des jeunes à l’étranger prend une ampleur préoccupante (un demi-million partis définitivement en moins de 5 ans sur une population de 10 millions). Hémorragie particulièrement sensible dans le secteur de la santé où le manque d’infirmières et de médecins commence à se faire cruellement sentir au quotidien. Qui plus est dans des hôpitaux généralement sous équipés et sans ressources. Alors que Viktor Orbán, fan de foot, couvre le pays de grands stades luxueux qui ne servent pratiquement à rien, sinon à grever le budget... Sans parler des affaires de corruption qui prennent une ampleur croissante, telle cette mise aux enchères par l’Etat des terres arables (jusqu’alors affermées à des petits exploitants), raflées en grande majorité par des membres et proches du gouvernement ou leurs familles.

« Aider les réfugiés, c’est une question d’humanité »

Depuis le début de la crise migratoire, la population hongroise se mobilise et épaule les déplacés. Démontrant que l’opinion des compatriotes de Viktor Orbán ne peut être résumée à la position controversée du chef du gouvernement et de ses ministres. C’est le cas de nombreuses associations offrant soins médicaux, nourriture, vêtements et couvertures aux migrants dans le besoin à Keleti ainsi que dans les deux autres gares de Budapest (Déli et Nyugati).

Illustration avec Yann, jeune infirmier allemand volontaire au sein de l’ONG Medical Aid.

Migrants: hommage aux bénévoles...

A tort ou à raison, le gouvernement hongrois fait une fois de plus la une des médias occidentaux, et pas précisément pour recevoir des fleurs... Il est vrai que Viktor Orbán, dont les oreilles sont déjà bien habituées à siffler, n’en est plus à cela près.

Promouvoir les complémentarités entre les diverses composantes

Un entretien avec Philippe Gustin

Un des avantages incontestés du métier de journaliste est l’opportunité qu’il offre de pouvoir se faire expliquer certains problèmes selon une perspective innovante. Profitant du récent passage de Philippe Gustin à Budapest, j’ai donc tenu à reprendre ma plume pour vous présenter ce spécialiste reconnu de la septième circonscription des Français de l’étranger : il connaît cette région, la fréquente régulièrement, l’aime et en parle les langues. Instituteur devenu énarque à la force du stylo, Préfet, personnalité politique de premier plan, il occupe et occupa de nombreux postes-clefs dans la haute fonction publique. Dès 1980, dans la RFA de l'époque, pour une meilleure coopération pédagogique franco-allemande, il fut un des piliers de l’école française de Budapest de 1988 à 1994, et, en tant que tel, l’un des pères de ce qui est devenu aujourd’hui le Lycée français de Budapest. Attaché culturel en Autriche, il interrompit sa carrière à l’étranger pour rejoindre le ministre Luc Chatel, avant d’être nommé ambassadeur de France en Roumanie en 2012. Voici, pour ce qui nous concerne particulièrement…

La route de briques vertes

Peu après le jour de la Saint-Valentin, le 17 Février 2013, sur l’A38, accosté à proximité des plus grandes universités hongroises, un nouveau parti politique est né. Le PM, Párbeszéd Magyarországért, apparu non sans signes précurseurs sur la scène, entend, comme son nom l'indique, engager le dialogue sur la Hongrie, pour la Hongrie. Dans la traduction de Gábor Eröss, directeur de l'atelier « politiques sociales » du PM et chercheur à l'Académie hongroise des sciences (MTA), leur nom se traduirait en français: La Gauche Verte.

La Hongrie en question

Activation contre la Hongrie de l’article 7 du traité de l’UE ou prise de sanctions bilatérales coordonnées ? Telle est la question que se posent de nombreux parlementaires au sein du Parlement européen comme au sein de l’Assemblée nationale.

Dans une lettre adressée à Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangère, le député des Français de l’étranger de la septième circonscription, Pierre-Yves Le Borgn’ fait la point sur la situation en Hongrie. Nous avons choisi, pour votre information, de publier cette lettre et la réponse du ministre dans leur intégralité. 

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